Le bûcher de Moorea, Patrice Guirao.

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Synopsis:

Dans le lagon de Moorea, les eaux calmes et bleues bercent quelques voiliers tranquilles. Les cocotiers dansent au vent. Les tiarés exhalent leur parfum. Pourtant, à l’abri de la forêt, des flammes se fraient un chemin vers le ciel. Lilith Tereia, jeune photographe, tourne son appareil vers le bûcher. Devant son objectif, des bras, des jambes, des troncs se consument. Et quatre têtes.
Pour quels dieux peut-on faire aujourd’hui de tels sacrifices ? Avec Maema, journaliste au quotidien de Tahiti, Lilith est happée dans le tourbillon de l’enquête. Les deux vahinés croiseront le chemin d’un homme venu de France chercher une autre vie. Un homme qui tutoie la mort. Derrière chaque paradis, il y a un enfer. Bienvenue en Polynésie !

Ce que j’ai ressenti:

▪️Avant que j’oublie...

Il y a des magies qui se lovent dans le souffle de la terre.

Avant que j’oublie, j’aimerai vous dire que je me suis approchée d’un peu trop près des flammes. Et la conséquence, c’est que je me suis brûlée les ailes sur Le bûcher de Moorea. J’ai piqué un peu trop les fleurs de tiaré dans mes cheveux, j’ai couru un peu trop rapidement sur ses plages: je me suis étourdie de Polynésie. Et pourtant, le feu continuait de prendre des vies innocentes ou coupables dans la tombée du soir…

Avant que j’oublie, j’aimerai vous parler de la douceur de vivre de cette île. Un lieu que je n’aurai jamais voulu quitter. Même avec un charnier en plein milieu du paysage, même avec une jambe disparue ou des jeunes égarés, j’y serai bien restée. Pourtant, tout ne fait pas rêver, il y a des réalités que j’ai dû occulter pour n’y voir qu’un idéal fantasmé. Alors même si on me demandait à quoi ressemble le Paradis, j’aurai bien dit: oui, c’est ici.

Avant que j’oublie Lilith, Naël ou Gaspard, et puis tous les autres…J’aimerai leur dire que j’ai fait de belles rencontres. J’ai aimé être à leurs côtés dans leurs aventures, être au plus près de leurs façons de penser. Pourtant, ils sont différents, fascinants, indépendants, dangereux, voire originaux. Mais je ne me suis pas lassée d’eux, de leurs particularités, de leurs manières d’aimer et de leurs façons de sombrer dans L’Enfer. Peut-être qu’ils sont juste, libres, en fait…

Avant que j’oublie que je me suis trop abîmé les yeux dans toutes les nuances de bleu, jusqu’à attendre le Noir…Alors que j’ai trop patienté de ressentir le mana dans ma peau, j’ai entraperçu ce qu’il y avait du charme de la Mort et de l’art de prendre la Vie. Tant de vie auprès de la mort, tant de morts reviennent à la vie, et dans le miroir, est-ce un visage qui me ressemble?! Et toujours, le ciel donne ses dégradés dans l’azur, mais les ancêtres continuent de murmurer des bruits affamés et pleurent l’infini.

En revanche, ce que je ne pourrais jamais oublier c’est la poésie qui est entrée par effraction, comme une boule de feu, dans le creux de mon ventre. Combien Patrice Guirao sait la mettre en valeur dans des passages tout à fait éblouissants, comme il a l’amour des mots et à l’art de les faire vibrer dans ce thriller. J’ai été soufflée, émerveillée même par moment. La rencontre avec cette plume a été un coup de foudre, et puis finalement, je me suis aperçue que je la connaissais déjà depuis des années, que je chantais ses mots avec un enthousiasme certain (à tue-tête et complètement faux dans les vocalises aussi, mais qu’importe…)…Alors ce n’est qu’un coup de foudre qui frappe deux fois au même endroit, il ne fait que Prendre Racine dans mon cœur. Je me suis brûlée les ailes dans Le Bûcher de Moorea, et je voudrais ne jamais l’oublier.

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Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

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La Cité de Feu, Kate Mosse.

La Cité de feu


Synopsis:

Une course haletante au cœur des guerres de Religion : le grand retour de la reine du roman historique.
France, 1562. Les tensions entre catholiques et protestants s’exacerbent, le royaume se déchire. Le prince de Condé et le duc de Guise se livrent un combat sans merci. Les huguenots sont persécutés, les massacres se succèdent. À Carcassonne, Marguerite Joubert, la fille d’un libraire catholique, fait la connaissance de Piet, un protestant converti dont la vie est en danger. Alors que la violence commence à se déchaîner dans la région, le couple se retrouve bientôt au centre d’un vaste complot lié à une sainte relique. Leur quête va les mener vers une ancienne forteresse, où sommeille un secret enterré depuis des décennies.
Après Labyrinthe, vendu à plusieurs millions d’exemplaires, Kate Mosse nous propose une nouvelle fresque érudite et captivante. Elle y donne la parole à ces figures féminines trop souvent oubliées par l’histoire officielle. D’une efficacité redoutable, La Cité de feu confirme l’inimitable maestria narrative de son auteur.

Ce que j’ai ressenti:

Le nouveau Kate Mosse est là. Dans le feu et les flammes, son nouveau titre en lettres noires: La Cité de Feu.

Il était temps!

À l’intérieur, des rêves de pouvoir, d’amour et d’émancipation. Des temps pour haïr et tuer. Des temps pour aimer et embrasser. Des temps pour bâtir et embraser. Des temps pour nourrir et faire mourir tous les feux.

Des voix me disent que vous allez adorer ce petit pavé de 600 pages!

Mais Dieu saura, lui. Il voit tout.

▪️Il y a un temps pour…Une belle joie!

Quand j’ai vu que Kate Mosse sortait un nouveau roman, vous ne pouvez pas savoir comme j’étais joie! Je suis passionnée par l’histoire des religions et pouvoir lire un thriller historique de sa plume, c’est un plaisir que je voulais vraiment apprécier à sa juste valeur. Alors j’ai pris le temps, beaucoup de temps même, pour me plonger dans une nouvelle aventure dans les rues de Carcassonne et Toulouse. Et quelle lecture! Dense, captivante et surtout, brûlante! Repartir comme ça dans un passé sulfureux et ressentir les feux de cette période tourmentée par des affrontements entre catholiques et protestants, c’est toucher de près, le carnage des guerres de religions qui sévissent dans le Sud de la France en 1562. Les scènes sont grandioses, le souci du détail très minutieux, bref, c’est un grand roman, et ce n’est que le début d’une prometteuse trilogie! Il était vraiment temps qu’elle nous revienne Kate Mosse!

Comme il est facile d’arrêter le battement d’un cœur.

▪️Il y a un temps pour…une grande histoire.

S’il est vrai qu’elle a un talent fou pour raviver les feux de l’Histoire, Kate Mosse sait aussi nous conter mille et une histoires avec des personnages auxquels on se lie passionnément. Que ce soit du côté des « gentils » ou des « méchants », ils sont tous agréables à suivre dans leurs cheminements personnels. D’ailleurs, j’ai tout autant adoré Minou que Blanche, alors qu’elles s’opposent dans ce conflit d’intérêts…Mais elles ont chacune à leur manière, une lumière qui les caractérise. Tous, autant qu’ils sont, vivent au plus près de leurs espoirs, leurs amours, leurs vengeances…On est dans un temps de révolte, et elles sont nombreuses à gronder dans les rues…Kate Mosse explore avec subtilité, les passions du cœur et de l’esprit et c’est qui fait de ce roman, un moment de lecture grandiose. De plus, j’ai vraiment adoré le vent de fraîcheur de féminisme qui souffle entre tous ses feux d’intolérances.

Lorsque l’amour tourne à la haine, c’est la plus puissante et la plus violente des émotions.

▪️Il y a un temps pour…Vous dire…

Qu’il serait bien temps que vous alliez frôler les feux du passé, que vous alliez mieux découvrir les secrets de ces villes qui se sont enflammées sous des brasiers de haine. Qu’il serait plus que temps que vous vous risquiez à lire un livre d’une puissance narrative bouleversante. Il serait temps pour vous de regarder au fin fond de leurs yeux, les drames de l’inquisition et les ravages d’une guerre religieuse. Kate Mosse a réussi avec brio, à me captiver pendant ces 600 pages flamboyantes, et je vous passe maintenant le feu, pour que vous le passiez à votre tour! Tant de passions, ça se partage, alors je vous invite au cœur des pages de La Cité de Feu…Une lecture exceptionnelle. Amen.

Je ne laisserai pas fleurir l’hérésie.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Anamnèse, Salvatore Minni


Synopsis:

ANAMNESE, n.f. (du grec anamnêsis)      1° Psychiatrie : Évocation de son passé par le patient 2° Liturgie : Prières à la mémoire.

Chaque nuit, elle fait le même rêve d’une femme en sang qui la supplie. Le lendemain, elle reçoit ses patients. Marie est psychanalyste. En écoutant l’inconscient des autres, elle tente de convoquer son passé. Mais quel est ce secret qu’elle ne veut plus entendre ? Un polar glaçant, aux frontières de l’inconscient.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Dans l’obscurité…

Fais tes prières avant de dormir, parce que c’est toujours au cœur de la nuit que l’on affronte ses plus grands démons. Marie, Jack, Paul, Rosalie, Sophie vont l’apprendre à leurs dépens. C’est la nuit qui révèle les peurs et les traumatismes enfouis et ces personnages ont quelques soucis de sommeil qui ne vont cesser de s’empirer…Les cauchemars commencent à empiéter sur les jours, l’obscurité gagne du terrain et les inconscients se réveillent. Jour et Nuit deviennent de plus en plus mouvementés et étrangement hantés. Anamnèse de Salvatore Minni explore les limites de l’inconscient et nous balance de sanglants cauchemars à faire ou à refaire, chaque nuit…

▪️ »N’oublie jamais qui tu es… »

Oui, c’est vrai, n’oubliez pas qui vous êtes. Il se pourrait que la folie ou l’horreur viennent perturber vos perceptions. Mais s’il ne faut pas oublier qui nous sommes, en revanche, je me suis un peu perdue dans la multitude de personnages et de liens qui interagissent dans cette histoire bien sombre. Les twists-révélations m’ont semblé quelque peu maladroits. Alors que l’idée de départ était prometteuse, que c’est vraiment ce genre particulier de thriller psychologique que j’affectionne habituellement, je me dis que mes attentes étaient sans doute trop fortes, et je regrette de ne pas avoir plus accroché à l’univers de Anamnèse.

▪️Et à la fin, le bout du tunnel?

Heureusement, j’ai trouvé que la fin venait relever un peu cette sensation de demi-teinte. C’est un domaine tellement intéressant et plein de possibles, et sur les dernières pages, l’auteur a réussi à me surprendre avec ces revirements de l’esprit. J’ai compris quelques ombres qui s’étaient glissées dans ses pages, mais il y en a encore qui m’ont laissée perplexe. Le mieux étant de vous en faire votre propre avis, d’aller voir de plus près si des envies de cauchemars vous tenteraient, et si vous aimez réveiller votre passé à coups de sang…A vos prières, maintenant! Je m’en vais voir si j’arrive maintenant à dormir sereinement…

Ma note Plaisir de Lecture 6/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Ce que tu as fait de moi, Karine Giebel.

Ce que tu as fait de moi par Giebel


Synopsis:

Personne n’est assez fort pour la vivre.
Personne n’est préparé à l’affronter, même si chacun la désire plus que tout.
La passion, la vraie…
Extrême.
Sans limites.
Sans règles.

On se croit solide et fort, on se croit à l’abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n’y tombera. Pourtant, il suffit d’un seul faux pas. Et c’est l’interminable chute.
Aujourd’hui encore, je suis incapable d’expliquer ce qui est arrivé. Si seulement j’avais plongé seul…
Cette nuit, c’est le patron des Stups, le commandant Richard Ménainville, qui doit confesser son addiction et répondre de ses actes dans une salle d’interrogatoire. Que s’est-il réellement passé entre lui et son lieutenant Laëtitia Graminsky ? Comment un coup de foudre a-t-il pu déclencher une telle tragédie ?
Si nous résistons à cette passion, elle nous achèvera l’un après l’autre, sans aucune pitié.
Interrogée au même moment dans la salle voisine, Laëtitia se livre. Elle dira tout de ce qu’elle a vécu avec cet homme. Leurs versions des faits seront-elles identiques ?
Si nous ne cédons pas à cette passion, elle fera de nous des ombres gelées d’effroi et de solitude.
Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin.

La passion selon Karine Giebel… conduit forcément à l’irréparable.


Ce que j’ai ressenti:

  • Ne m’en veux pas, Karine Giebel, parce que Ce que tu as fait de moi, c’est une lectrice déboussolée et plutôt sceptique, à l’heure d’écrire cette chronique. Je peux t’assurer que j’ai pris le temps de lire et d’apprécier la force de ta plume. Elle m’a chamboulée cette lecture, c’est certain. Je n’étais pas prête à lire, sans doute, ce genre-là de « passion ». On m’a fait miroiter, avec la quatrième, un sentiment que j’ai cherché, mais ce n’était pas la Passion que j’ai lu dans ses pages. C’était autre chose. Quelque chose de vraiment perturbant. Ces sentiments-là, sont dérangeants, troublants. De voir un homme et une femme se déchirer d’une telle façon et appeler cela, de l’amour…De la passion?! Je les ai écouté tour à tour, et j’étais prise à leurs jeux des confidences, mais ce n’est pas le mot « passion » qui me venait en tête quand je les regardais peu à peu tomber dans une spirale infernale.

L’amour est un mystère, un dictateur sans merci qui impose sa loi et lève des armées d’esclaves.

Tout d’abord, je n’ai pas cru à leur « Nous ». Le couple Richard et Laetitia ne m’ont provoqué aucun attachement. C’est un Toi+Moi transformé en un « Nous » malsain. C’est deux êtres qui se désirent d’une drôle de façon. Si Incompréhensible et violente, à mes yeux. Je n’ai pas compris cette force destructrice qui les attire. Ils m’ont laissé une forte impression, mais je n’ai pas cru à cette histoire d’amour. Je l’ai cherché partout la passion, et ce n’est pas ce que j’ai vu. On me l’a déguisée sous de faux costumes et ça m’a mis très mal à l’aise. Je les regardais absolument horrifiée par leur type de relation anxiogène, à chercher comment on peut en arriver à de telles extrêmes…Et si c’est ça, la passion, c’est peut être, moi, qui n’était pas encore prête à saisir toutes les nuances d’une telle émotion.

  • Ne m’en veux pas Karine Giebel, parce que finalement, je vais devoir dire que je n’ai pas aimé ce livre. Alors certes, tu n’as pas ton pareil pour faire naître des flammes au milieu du noir, tu as cette facilité à  nous bousculer, à nous pousser dans nos retranchements, à nous faire voir d’autres façons de vivre, d’autres façons d’aimer. À contresens, à contre-courant, juste pour déstabiliser tes fans qui en redemande, encore et encore. Moi, y compris. C’est vrai qu’on a une histoire-obsession, impossible à lâcher et qui te hante encore longtemps, même après le livre refermé. C’est ta marque, et elle est encore présente avec ce nouvel opus. On a une lecture hautement addictive. Un thème qui nous remue les tripes. Une ambiance électrique. Une écriture sensitive. On touche du doigt, une de ces histoires passionnelles qui détruit tout sur son passage.

Avoir mal, c’est vivre.Vivre, c’est avoir mal.

On prend un vrai shoot d’adrénaline, que ça nous plaise ou non, faudra faire avec, jusqu’au point final. C’est comme ça avec toi, Karine Giebel. C’est d’une intensité folle, et plus si affinités…Faudra aller voir, de plus près, sur les terrains brûlants de la folie, ce que ça donne la passion au masculin et puis aussi, celle au féminin. Parce qu’à s’aimer plus loin que les limites ça laisse des traces. Des traces sur les corps. Des traces sur les âmes. Et puis après, dans nos esprits…Mais dans le mien, ça brûle trop, et tout le long, j’ai détesté Richard, je n’ai pu oublier son acte immonde. Je crois qu’en tant que femme, ça m’a d’autant plus révoltée.

  • Ne m’en veux pas, Karine Giebel. pas un seul instant, je n’ai douté de ton talent. Je suis persuadée que d’autres de tes romans vont plus me toucher. Juste avec ce livre, ça ne l’a pas fait avec moi, pourtant, j’ai eu ma dose de fortes émotions. Tout plein d’ébullitions et de colères enfouies, et puis l’attente déçue, de cette fameuse « passion ». J’en ressors désorientée, mais alors je repense à ma précédente lecture de toi avec, Toutes blessent, la dernière tue, et je me dis que ce n’est pas si grave, j’attendrais le prochain…Pour un nouveau tour dans les affres de la nature humaine…

 

 Si on ment à ceux que l’on aime, on risque de tout perdre.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette fachee

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Belfond pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Belfond

Toutes blessent, la dernière tue. Karine Giebel.


Synopsis:

Maman disait de moi que j’étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais…

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures. Un homme dangereux. Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique. Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Ce roman a reçu le Prix Plume d’Or du thriller francophone, le Prix Ėvasion, le Prix du Book d’or thriller du Prix Bookenstock et le Prix de l’Ėvêché.


Ce que j’ai ressenti:

▪️ »Porter un nom, ça veut dire qu’on existe. »

Elle a choisi de t’appeler Tama. C’est un si joli prénom, Tama. Mais derrière ces quatre lettres, se cache une réalité ignoble. Tu t’appelles Tama, tu es un personnage de fiction mais c’est tant de personnes réelles qui pourraient prendre ce prénom, qui connaissent cette douleur incommensurable, qui survivent dans des espaces réduits comme le tien, qui subissent la haine.

Elle a choisi de t’appeler Tama. Elle a choisi de te rendre forte, persévérante et courageuse. Ça n’enlève en rien, l’horreur. Mais ça te rend capable d’encaisser, d’apprendre et de nous faire ressentir à la puissance émotion, les temps forts de ta vie…

Elle a choisi de t’appeler Tama. Elle, c’est Karine Giebel. Et heureusement, c’est avec son talent qu’on va pouvoir se confronter à un sujet révoltant. Et ces heures passées dans son thriller, m’ont terriblement blessée, et à la dernière page tournée, ça aurait pu me tuer, tellement j’ai eu le cœur explosé quand j’ai lu ses mots… Mais sans doute qu’un ange veillait pendant que je dévorais littéralement ce pavé…Pendant que j’admirais la puissance de ce thriller signé en lettres de sang et de noir, celle de la reine du polar: Karine Giebel.

▪️ »Est-ce qu’on a mal quand on rêve? »

Elle a choisi d’explorer des sentiments aussi fort, que la haine et l’amour. De les mélanger, de force, pour en faire une œuvre sombre parsemée de lumières éphémères. Un livre inoubliable. Un livre qui te blesse, un livre qui te tue. Elle a choisi de ne pas nous épargner. Vraiment pas. C’est un pari risqué mais il lui fallait sans doute faire ça, dans l’extrême et la tension permanente, pour que l’on prenne conscience, que l’esclavage est encore bel et bien là, en France. Qu’il a pris une nouvelle forme, mais garde toutes ses lettres de souffrances extrêmes. SERVITUDE. ESCLAVAGE. Et voilà comment on en vient à rester comme ça, pétrifiés et bouleversés, parce que même dans le désespoir, il reste peut être une toute petite flamme. Elle a choisi de l’écrire comme ça, notre chère Karine Giebel. Avec assez d’amour pour qu’on soit porté, mais avec des coups qui pleuvent à tout va pour qu’on soit touché. Histoire de fracasser nos illusions aux pieds bleuis de froid de la petite Tama et de laisser s’écouler nos espoirs par le trou béant de sa main meurtrie. Et puis, ça ne s’arrête pas. Aucun de temps mort, pas de répit. Le corps ravagé mais avec le cœur ouvert, elle lutte cette enfant. Tama se console dans les quelques lignes écrites, qu’elle grappille à l’ignoble. Ça fait Mal à l’intérieur quand j’ai lu tout ça. Et comme elles, on aimerait croire aux anges gardiens…Qu’il y en ai un, enfin, qui vienne la sortir de cet enfer…

▪️ »Vulnerant omnes, ultima necat. At eae quas ad vos consumpsi me delectaverunt. »

J’ai choisi de passer ces heures avec Tama et Karine Giebel. Des heures de lectures effroyables. Et, j’ai aimé ces heures parce qu’elles m’ont appris aussi que, même si la haine est là, l’amour est bien plus fort et la force au féminin est grandiose. Je les remercie pour ce moment de courage admirable. C’est un livre qui laisse des marques, un livre qui nous dit que c’est réel, que l’enfer est caché derrière une porte de cagibi. Je te conseille de ne rien attendre des anges, ils sont tous tombés quand ils vont vu la noirceur des âmes humaines…A nous de faire le nécessaire, maintenant.

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Métro 2035, Dmitry Glukhovsky.


Synopsis:

2035. VDNKh. Artyom, marié à Anna – fille du colonel Melnik –, est retourné vivre dans sa station natale.
Un souvenir l’obsède pourtant, celui de la voix qu’il a entendue sur une radio militaire, deux ans plus tôt, quand il était au sommet de la tour Ostankino avec les stalkers. Aussi, depuis son retour, remonte-t-il quotidiennement à la surface, escalade des gratte-ciel en ruines, pour tenter d’entrer en contact avec d’autres survivants. Tenu pour fou, la risée de certains, Artyom sombre peu à peu jusqu’à ce que l’arrivée d’Homère bouleverse la situation : le vieil homme prétend en effet que des contacts radio ont déjà été établis avec d’autres enclaves. C’est le début d’un nouveau périple dans un métro qui sombre dans la haine et la violence, où l’homme retourne à l’état bestial.


Ce que j’ai ressenti:

« Est-ce que tu veux vivre ou crever? »

Elle effleura le microphone intégré à son casque, le plaça devant ses lèvres et poussa le bouton surmonté d’un voyant lumineux.

-Ici, FairyStelphique. Vous m’entendez? Le métro de Moscou est vivant. Et il n’y fait pas bon vivre dans ces lieux. Je ne sais pas si vous m’aviez entendue avant…Quand je vous parlais de Métro 2033, de Métro 2034. Je suis arrivée au bout de la dernière ligne, celle de Métro 2035. Vous savez cet univers post-apocalyptique crée par Dmitry Glukhovsky. Je ne vous entendiez pas, moi, dans mon petit monde. J’étais au fin fond des tunnels. Dans les ténèbres. A me confronter à mes peurs. Je croyais qu’il n’y avait plus qu’une poignée de survivants avec moi (-Artyom. Homère. Melnik.- Et les 40000 personnes des boyaux moscovites.) Si peu de vivants, en somme. Si peu de perspectives d’avenir. Nous pensions qu’il n’y avait plus personne sur la planète. Nous sommes là…Dieu merci, vous avez survécu! Vous êtes là…

Des enflures avaient installé des brouilleurs. Ici à Fairystelphique. Ils vous ont dissimulés à mes oreilles. Voilà trois tomes que je vis en apnée dans un air vicié, à bouffer des champignons avariés et du faux thé! À crever à petit feu. A ramper comme un cafard dans le métro en n’ayant nulle part où aller. À essayer de donner un peu d’espoir à ces hommes égarés. A les écouter dans leurs tourments. À devenir folle devant divers dangers, Noirs ou Rouges. A me faire mordre par des rats enragés. A esquiver les chemins radioactifs. À faire éclater mon cœur en morceaux pour faire étinceler un peu de lumière. A mourir de faim. Dans l’indifférence de tous.

Et pourtant, nous vous cherchions, nous, sur les ondes, partout, tout le temps. Nous espérions. Comment allez-vous? Comme j’aimerai être chez vous, là où on chante et où on danse…Comment est l’air de votre région?

Voilà près de 2400 pages que je croupis dans le noir. Et que je suis là à en redemander. Complètement addict. À me dire que même dans l’obscurité, dans le béton, je me ferai bien encore une virée dans ce trou infect. Même si je dois y perdre tous mes cheveux parce que j’emprunterai la ligne de la Hanse. Même si je risque de perdre la raison, à force de vouloir remonter à la surface. A me demander inlassablement: qu’est-ce qui fait de nous des humains? À me rendre dingue à essayer de comprendre comment on a pu piéger des hommes sous terre, à leur faire croire à l’inadmissible???! Je suis à deux doigts de craquer, à réfléchir ainsi, sur la vie et la mort, sur les traces qu’il nous faut peut-être laisser avant de partir définitivement. Une seule option alors: vivre sous terre? J’en suis là, complètement addict…Et vous?

On me tuera sans doute pour de telles réflexions dans ce Métro 2035. Mais du temps: je suis vivante. Et être vivant, c’est tout ce qu’on a. Ce qui est important, c’est que vous ne vous fiiez pas aux apparences. N’allez pas mettre les pieds là-bas, sans un masque et une combinaison. Ni allez pas sans vos plus belles valeurs bien accrochées, à votre peau ainsi qu’à vos âmes. Parce que dans le noir, on a bien besoin de lumières. De quelques poètes aussi. J’aiderai Homère s’il le faut, pour son livre. Mais autant que vous soyez prévenus, cette saga est anxiogène, terriblement dangereuse, et frappe nos énergies profondes. Mais c’est aussi un pur moment d’adrénaline.

Je m’appelle Stelphique. Je suis bien réelle. Es-tu là, toi? Tu m’écoutes? Désormais…Désormais, je veux vivre tout simplement. Remonter à la surface et vivre. Comme il se doit. Vivre! Passionnément. Et vous parler de cette trilogie. Vous convaincre de la lire. Entendez-vous?

Elle coupa le micro.

« Qu’ils écoutent par eux-même, maintenant. Qu’ils écoutent parler le monde. »

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Le Livre de Poche Imaginaire de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Jackson Hole, Karel Gaultier


Synopsis:

A 40 ans, Matteo Andreani, surnommé Le Devin pour sa faculté à prédire le cours des marchés, est au faîte de sa gloire. Mais, sitôt nommé président de la Banque Centrale Européenne, des tensions internationales sur le marché de l’énergie précipitent une crise mondiale. Les marchés dégringolent, et l’affrontement entre les Chinois et les Américains fait les beaux jours de la Camorra et des crypto-monnaies. Derrière l’une d’elles se cache d’ailleurs l’énigmatique Tsarina, qui entretient avec Matteo une trouble relation…Dans le plus grand secret, une réunion de la dernière chance se tient à Jackson Hole, Wyoming. Dans ce village perdu des Montagnes Rocheuses, les banquiers ont 48 heures pour sauver l’économie mondiale. Un roman sombre et foisonnant, qui révèle les arcanes du pouvoir économique mondial, animé par la corruption et la soif de puissance.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Prédictions à Jackson Hole.

Jackson Hole est un petit village charmant dans les Montagnes Rocheuses. Vous ne connaissiez pas? Et pourtant, c’est aussi un lieu stratégique du pouvoir et de la finance mondiale. Pendant cette réunion de crise, les acteurs de l’économie planétaire vont devoir faire face à leur pire crainte, éviter les dangers, et user de simagrées pour remporter la partie dans leurs camps respectifs. Et dans la place, un petit « rooky » magicien, Matteo Andreani, qui prédit les variations des monnaies et se fait une place au milieu des requins impitoyables de la finance. C’est de la fiction mais on sent toute une tension bien réelle de chaos pressenti pour nos futurs proches. L’argent au centre de cette intrigue et l’avenir planétaire dans les mains de quelques puissants peut mener à une situation plus que catastrophique…Alors bienvenue à Jackson Hole, ce roman vous ouvre les portes d’un milieu ultra fermé, où tout peut changer en l’espace de 48 heures.

L’économie mondiale est entrée dans une récession non plus cyclique, mais structurelle.

 

▪️Séismes de victoires et défaites.

Les jeux d’argents et de pouvoir sont dangereux. Très dangereux. Et ils suscitent la convoitise autant qu’un défi pour les petits malins, un peu trop intelligents pour leur propre bien. Il faudra donc pour eux, se distinguer soit par la patience, soit par la fougue, et surtout, surtout, ne pas manquer d’audace pour faire briller les illusions d’une stratégie monétaire. Avoir un « devin » dans ses cartes, c’est jouer avec un jeu plus chanceux, et j’ai beaucoup aimé suivre l’évolution ainsi que les stratégies d’un tel personnage-clef. Dans ces lieux, ça se complaît en milliards, en dépit des vies et quitte à déclencher des tsunamis irréparables pour l’économie mondiale. C’est ahurissant comme ça se joue à presque rien. Karel Gaultier maîtrise son suspense jusqu’au final, et nous fait voir toutes les nuances de l’argent. De l’étalon-or aux monnaies nouvelles, il nous embarque au cœur des tensions sismiques internationales et c’est effrayant! On peut dire qu’il m’a carrément bluffée par cette entrée dans les coulisses de la finance.

Ton sang est une fleur, Matteo.

▪️Résister à tous les vents…

J’ai choisi volontairement ce livre, pour sortir de ma zone de confort. J’étais curieuse de voir ce que pourrait donner un thriller basé sur des stratégies économiques. Je l’ai trouvé très intéressant, je l’ai certes lu, à vitesse d’escargot, parce que mon cerveau ramait pour retrouver un semblant des connaissances de mes études (force est de constater que la mémoire si elle n’est pas stimulée et bien, perd de ses acquisitions), mais je me suis accrochée en prenant des notes et j’ai été contente de ne pas à avoir lâcher l’affaire, parce que c’était instructif autant que très efficace. C’est un thriller dense et sombre qui mérite qu’on prenne le temps de lire attentivement. On se prend vite dans l’engrenage de leurs marchés, de leurs petites magouilles et de leurs grands discours enflammés, mais la question essentielle est: qui régnera à la toute fin? Il y a beaucoup d’informations et de notions à appréhender et pour cela, le glossaire en fin de roman, est pratique. C’est sur que ça me change de mes lectures habituelles mais Karel Gaultier a su capter mon attention avec son personnage Matteo et son influence italienne, et cette proposition originale pour trembler de peur. C’est une peur différente mais ô combien plus sournoise! Si vous mettez la main sur Jackson Hole, je vous prédis un moment de lecture vertigineux.

Aujourd’hui, la probabilité d’un krach, ce n’est plus l’exception, c’est la norme. Tenons-en compte.

 

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie, de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Cauchemar, Paul Cleave.


Synopsis:

Un cauchemar qui va vous tenir éveillé toute la nuit.
Acacia Pine, États-Unis. Une petite fille, Alyssa Stone a mystérieusement disparu. Noah, un des flics du village fait irruption chez le principal suspect. Envahi par la colère, il le séquestre et le torture jusqu’à ce que l’homme lui révèle le lieu où Alyssa est captive. Noah file alors vers une vieille maison abandonnée, la ferme des Kelly, où il la retrouve enchaînée dans la cave, encore en vie. Fin de l’histoire ? Non, début de l’histoire. Dévoiler davantage la suite des événements serait criminel. Sachez seulement que ceux-ci se passent douze ans plus tard. Le jour où Alyssa est à nouveau portée disparue. Et que le cauchemar recommence. L’auteur d’Un Employé modèle et de Ne fais confiance à personne nous revient plus en forme que jamais avec ce thriller d’une efficacité rare, entêtant comme un cauchemar récurrent.


Ce que j’ai ressenti:

▪️« Tu vas aller dans un endroit d’où tu ne reviendras jamais. »

Un. Deux.Trois. Prépare-Toi. Acacia Pines est une ville dont on ne revient pas indemne: on peut y perdre des morceaux de soi, quelques amis, une réputation, des larmes et du sang. Se révéler aussi. Paul Cleave nous revient avec un nouveau thriller ultra dynamique, dans une nouvelle ville au charme apparent, et c’est bientôt ton prochain Cauchemar qui prend forme dans ses pages. Ce roman a les atouts pour t’enchaîner, jusqu’à la fin de la (torture), heu lecture…Une sombre histoire de séquestration et une promesse difficile à tenir, c’est à peu près le nœud de l’intrigue…Mais Paul Cleave est plus malin que ça, on le sait bien maintenant, et il adore se jouer de nous, pour notre plus grand plaisir. Prêts pour une petite ballade? Une randonnée, ça te branche?!

Il n’y a pas de vrai ou de faux. Il n’y a que le moment présent.

▪️« J’aurai opté pour la mort. »

Noah Harper. L’effet Noah. En voilà un personnage qui n’a pas froid aux yeux. Il a une force de caractère impressionnante. Fougueux, Fort et Brut(e). Un homme qui est animé viscéralement par l’idée de Justice, la justice avec une majuscule, mais qui ne reculera pas devant la Loi, pour avoir un résultat final heureux. Forcément, ça coince entre l’idéalisme et la réalité, à coups de poings et de sang versé. Ce n’est même plus qu’il joue avec les limites , c’est qui les enfreint avec le cœur vaillant. Il se bat héroïquement, quitte à y perdre sa propre vie, pour des causes justes, mais dans une version quelque peu borderline. Un héros des temps modernes, super-héros même parfois, avec des méthodes plus ou moins répréhensibles. Mais face au Mal, comment faire le bien, sans franchir quelques frontières? Il a quoi comme marge de manœuvre, Noah, pour l’orpheline, la femme battue, les pires atrocités qui se passent dans ce monde? Un personnage qu’on aime ou qu’on déteste. Pas de juste milieu. Pas de tiédeur. Même lui, il vit comme ça, sans demi-mesure…Il opterai pour la mort, plutôt que pour l’injustice. Et c’est ce qui rend ce roman d’autant plus intéressant…

Seulement moi, je ne peux pas attendre.

▪️« Vastes cieux, vastes questions. »

Peut être que c’est le ciel, qui a les réponses. Peut-être. Peut-être qu’on aura les explications là-haut. Mais dans ce thriller mené tambour battant et à cœur sanglant, jusqu’à la toute dernière ligne, la réponse arrive à la dernière page…Alors, tiens bon, parce que des retournements de situations aux bastons musclées, ça dépote à tout va! En tout cas, j’ai aimé contempler le panaché des couleurs des cieux, tout en me passionnant, pour les problèmes de sociétés et d’étique que l’auteur nous dépeint dans ce thriller. Parce que tout le long, comme une addiction, la seule question qui nous obsède c’est: Qu’aurions-nous fait à leurs places?

Et j’ai lu et adoré. Dévoré même en deux nuits, donc bye-bye le Cauchemar qui me guettait pendant deux soirs … Cette folle énergie qui se dégage m’a tenue en haleine pendant ses heures de lecture. Le compte à rebours est lancé, je ne savais pas que ça allait nourrir de matière, de matière bien noire et poisseuse, mes futurs cauchemars, maintenant que je l’ai terminé…Je me suis juste laissée glisser dans le nouveau livre de Paul Cleave, et dieu sait comme j’aime cet auteur depuis son tout premier roman… Je le confesse devant vous: j’adore lire ses horreurs. J’A-DO-RE! Et celui-ci, encore plus, parce qu’il m’a mené sur des sentiers de conscience entre clair-obscur. Même s’il est peu probable que je prépare une future virée dans les hauteurs de Acacia Pines, je vous conseille de faire face à un Cauchemar. Celui de Paul Cleave.

-C’est quoi, ce monde où des trucs merdiques arrivent aux gens bien?
-Le seul que nous ayons.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Tout ce qui est sur Terre doit périr, Michel Bussi.

La Dernière Licorne


Synopsis:

Une masse sombre, inexpliquée, prise dans les glaces millénaires du mont Ararat.
Un livre interdit, gardé sous clé dans l’enfer du Vatican.
Un animal de bois, énigmatique, portant au front une corne unique.
Les indices sont là, éparpillés. Un gigantesque puzzle à reconstituer pour remonter à l’origine de toutes les religions du monde.
De Bordeaux à Hong Kong, en passant par l’Arménie, Zak Ikabi n’a qu’une obsession : en réunir toutes les pièces. Et trouver ainsi l’arche de Noé.
Embarquée malgré elle dans sa quête, la glaciologue Cécile Serval, aussi érudite que volcanique, se voit bientôt confrontée à un véritable déluge de questions. Et de balles de kalachnikovs…
Car pour garder ce secret, certains sont prêts à tous les sacrifices….
Un thriller ambitieux au rythme effréné. Une intrigue historique diaboliquement séduisante qui embarque le lecteur dans une course folle, de Bordeaux à Erevan en passant par le Vatican et Hong Kong, à la poursuite d’un secret qui n’est rien de moins que celui de l’humanité tout entière.
Tout ce qui est sur Terre doit périr a précédemment paru sous le titre La Dernière Licorne, sous le pseudonyme de Tobby Rolland.


Ce que j’ai ressenti:

▪️À sa plus noire aventure…

C’était la grande révélation de ce mois ci, il y a un nouveau Bussi! Dans un autre style, plus noir et plus mystérieux, publié sous un autre pseudo, mais un roman de Michel Bussi, c’est toujours un rendez-vous lecture très attendu! Alors, un thriller ésotérique, à l’assaut du plus légendaire bateau du monde, l’Arche de Noé, il ne m’en fallait pas plus pour que je sois partante pour l’aventure! Et quelle aventure! Partir comme ça dans des lieux mythiques, au cœur des secrets des religions et des mystères jalousement gardés, c’est vraiment exaltant et je n’ai pas pu lâcher ce petit pavé de plus de 700 pages, tellement c’est terriblement bien orchestré! Une mission périlleuse avec des Nephilim aux trousses, des acharnés des trésors cachés, des enfers étouffants, des guerres sans fin, des tueurs de sang-froid sur-entraînés, et des théorèmes à faire trembler d’effroi, Tout ce qui est sur terre doit périr? Je vous laisse résoudre ce dilemme, La Dernière Licorne m’attend. Vous n’aurez qu’à suivre les fragments de sa corne qu’elle aura laissée en chemin dans ses pages et embarquer avant que le Déluge ne tombe…Un petit conseil féerique: tenez bien la barre, c’est une traversée vertigineuse!

Tel est le véritable objectif des Nephilim, Cécile: protéger un secret qui fait tenir le monde en équilibre. Une clé de voûte. Enlevez cette pierre et tout s’effondre…

▪️À mon seul enchantement.

Imaginez un peu ma joie de découvrir un thriller noir teinté de fantaisie…Des licornes et des anges, des géants et des légendes d’antan: je ressors de cette histoire avec des étoiles dans les yeux! Il y a cette touche de merveilleux qui a rendu ce roman, totalement addictif. C’est ce « petit quelque chose » d’enchanteur qui m’a conquise, cette façon d’aller mettre un peu de magie dans notre réalité empreinte de tant de violences, qui m’a tenue tout le long de cette ascension abrupte du mont Ararat, dans une sorte de rêve fabuleux. Et c’était beau autant que enrichissant. Ça déconnecte et puis ça laisse une impression de malice, une complicité d’âme d’enfant qu’on partage avec Michel Bussi, le temps d’une histoire extraordinaire. Mais derrière ce coté enchanteur, l’auteur n’oublie pas de nous rappeler qu’il y a, depuis la nuits des temps, tellement de drames, d’enjeux, de guerres, de profits autour de cette Arche. Une folie des hommes qui n’a hélas rien de bien merveilleux…

-Si vous espérez me faire croire aux légendes des licornes…

▪️À mon seul désir…

C’est avec tous les sens en éveil que l’on est plongé dans l’histoire des religions, et comme c’est ma passion, j’ai adoré faire des recherches supplémentaires autour des thèmes que Michel Bussi abordent, dans ses clins d’œil à la culture et à l’art. C’était instructif. Par le divertissement et une pincée de merveilleux, on est amené à réfléchir sur nos perceptions et nos convictions, et cela quelle que soit notre rapport à la foi parce que ce récit fait partie de la mémoire universelle, et c’est dans cette démarche que se trouve tout le charme de ce genre littéraire. Maintenant mon seul désir, ça serait de continuer de lire ce style de romans, imaginés par l’un de mes écrivains chouchous: Michel Bussi. J’ai passé un agréable moment en revisitant cette histoire de l’Arche de Noé. Captivant de la première à la dernière ligne, c’était une belle découverte autant qu’un voyage dépaysant.

Comment sauver le monde aujourd’hui sans internet?

Ma note Plaisir de Lecture 9/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

 

Une famille presque normale, M.T. Edvardsson.

Une famille presque normale par Edvardsson


Synopsis:

Faites connaissance avec la famille Sandell. Le père, Adam, est un pasteur respecté dans la petite ville de Lund, en Suède. Sa femme, Ulrika est une brillante avocate. Leur fille, Stella, dix-neuf ans, s’apprête à quitter le foyer pour un road trip en Asie du Sud-Est. C’est une famille normale, une famille comme les autres. Et comme toutes les autres familles de la ville, les Sandell sont horrifiés quand un important homme d’affaires, Christopher Olsen est retrouvé assassiné. Ils le sont plus encore quand, quelques jours plus tard la police vient arrêter Stella. Comment pouvait-elle connaître Olsen, et quelles raisons auraient pu la pousser à le tuer ? Il ne peut s’agir que d’une erreur judiciaire.
Dans ce récit en trois parties, chacun des membres de la famille tente à son tour de recomposer un puzzle dont il n’a pas toutes les pièces. C’est d’abord Adam qui s’exprime, puis Stella, et enfin Ulrika. Chaque fois, de nouvelles perspectives se font jour, la version précédente est remise en question, la vérité s’échappe. La seule évidence qui s’impose très vite, c’est qu’il n’existe aucune famille « normale ».
Plus qu’un thriller, une découverte exceptionnelle.


Ce que j’ai ressenti:

▪️La souffrance d’une famille.

La famille Sandell est Une famille presque normale. Un père pasteur, Adam, une mère avocate, Ulrika, et leur fille Stella. Et tout porte à croire que l’avenir devant eux, sera radieux. Sauf, que…La famille normale, on le sait bien, ça n’existe pas, et leur petit cocon est sur le point d’éclater, après l’arrestation de Stella, pour le meurtre d’un homme d’affaires, Christopher Olsen. Face à leurs désarrois devant cette nouvelle, nous allons entendre la version de chacun, les vérités et les mensonges, qu’ils vont décider de dire pour sauver leur famille. Oui, car la question que l’on peut se poser, et elle tient pour eux, mais elle s’insinue en catimini pour nous, et ce qui rend ce thriller terriblement prenant: jusqu’où seront-ils prêts à aller, pour sauver leur famille? Et là, M.T. Edvardsson joue avec nos nerfs pour notre plus grand plaisir! Cette histoire sous tension permanente, fait grincer toutes nos certitudes, et insinue le doute à chaque révélation…Alors est-ce vraiment une famille normale? Et nous, qu’aurions nous fait à leur place?!

Il faut longtemps pour construire une vie, mais un instant seulement pour la détruire.

▪️La vérité d’un procès.

Justice et Injustices. Défendre ou condamner, c’est tout l’enjeu de ce thriller. En ayant les trois points de vue de chacun, il nous est donné de saisir toutes les nuances des souffrances et des dires de cette famille Sandell. On s’attache à eux forcément, parce qu’elle semble si « normale » cette petite famille, avec leurs petites tracas et leurs petites joies de la vie, qu’il nous paraît complètement fou, que cette jeune fille puisse subir une telle accusation. M.T. Edvardsson maîtrise son sujet et le mène exactement, où il l’a décidé: à cette minute fatidique du jugement. Il nous donne matière à réfléchir sur les failles de la justice, sur le déroulement d’un procès avec les jeux des avocats et surtout, sur les répercussions qu’une telle tension, peut engendrer dans le cœur d’une famille. Toutes les couleurs de la douleur de cellule familiale, du rouge sang à la noire culpabilité. Ne leur restera que la foi face au doute…Et nous, nous sommes plus accro que jamais à lire leurs petits secrets!

Mentir est un art que peu de gens maîtrisent complètement.

▪️L’ingéniosité du thriller.

J’ai dévoré ce roman, littéralement. C’est un pavé de plus de 500 pages, mais il n’a pas traîné. Impossible de le lâcher! Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu cette sensation de frénésie de lecture, et ça c’est la preuve indéniable d’un très bon thriller. Il me fallait savoir. Pendant deux jours, j’ai vécu au cœur de cette famille presque normale, dans leur intimité et leurs émotions. J’ai explosé une de mes nuits de sommeil, pour connaitre la vérité. J’aurai trop peur de dévoiler en vous expliquant encore, pourquoi ce livre est une superbe découverte…Alors je vous donne un petit indice, mais oserez-vous me croire?! La tension est maintenue jusqu’au point final. Du doute raisonnable aux accusations déraisonnables, la vérité ne se dévoile pas aussi facilement. Elle se mérite cette vérité. Mais allez-vous seulement l’imaginer?! A lire de toute urgence! J’ai adoré!

L’amour est la tâche la plus ardue de l’homme.

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

 

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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