Kintu, Jennifer Nansubuga Makumbi


Synopsis:

Les malédictions ont la vie dure. Depuis que Kintu, gouverneur d’une lointaine province du royaume du Buganda, a tué accidentellement son fils adoptif d’une malheureuse gifle, en 1750, un sort est lancé sur tous ses descendants, les vouant à la folie, à la mort violente, au suicide.

Et en effet, trois siècles plus tard, les descendants de Kintu semblent abonnés au tragique : Suubi harcelée par sa sœur jumelle qu’elle n’a jamais connue, Kanani, le « réveillé » évangéliste, fanatique mais lubrique, Isaac Newton, torturé par l’idée d’avoir transmis le sida à sa femme et à son fils. Et enfin, Miisi, le patriarche, l’intellectuel éduqué à l’étranger, harcelé par des visions et des rêves où s’invitent l’enfance, les esprits, l’histoire du clan et de la nation toute entière.

Un par un, ils sont appelés par les anciens du clan, dans une forêt aux confins de l’Ouganda, dans une ultime tentative de conjurer le sort.

Mêlant les époques, les lieux, les ambiances avec une force narrative proprement époustouflante,  manœuvrant avec souplesse et humour dans les méandres de l’histoire, du mythe, des légendes populaires, déployant un incroyable casting de personnages, tous liés par le sang, tous condamnés, Kintu est un premier roman magistral, foisonnant, inattendu ; un répertoire shakespearien des turpitudes humaines tout autant qu’une formidable plongée dans un pays méconnu.

Dans une langue magnifique, sans céder un millimètre aux bons sentiments, Jennifer Nansubuga Makumbi dresse une épopée terriblement contemporaine, aussi puissante, profonde et impitoyable qu’un fleuve. Et fait une entrée fracassante dans la littérature universelle.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Parcourir le royaume de Buganda, entre risques et périls…

Les terres d’Afrique sont riches d’évasions, de prières, d’enfants, d’amours mais aussi de sangs et de légendes, et Jennifer Nansubuga Makumba nous en sculpte, un roman d’une beauté saisissante. VI livres comme autant de destins maudits. Des lundis 5 janvier 2004, comme points de départs pour ces vies en suspens. 470 pages pour nous emmener au cœur de la culture et des traditions africaines. Un voyage magnifique, intense, et dépaysant. Emballée dans une poésie renversante, parsemée des grains de mots venus de ces terres lointaines, cette histoire vibre aux sons de leurs cris d’amour, des liens du sang, des fol espoirs de ces personnages. La puissance de la vie face à la fatalité de la mort, et entre ces deux extrêmes: une famille tourmentée. Dans leurs souffrances, dans leurs errances, dans leurs croyances, dans leurs espérances, je les ai trouvé tous, fascinants.

On ne s’aperçoit pas qu’on est maudits jusqu’à ce qu’on soit exposé à cette autre façon de vivre.

▪️La puissance d’une malédiction.

Kintu, est un nom maudit. En effet, en ayant eu un geste malencontreux cet homme condamne toute sa descendance et la marque, à jamais, dans le drame…Même après 250 ans, elle est toujours là, cette malédiction.Tenace, inquiétante, puissante. Elle guette dans l’ombre, et fonce en piqué, sur le sang des Kintu, immanquablement. Kidda, Suubi, Isaac, Miisi, Baale, Kanani, Magda et tous les autres, m’ont captivée. Chacun à leur manière, ces personnages ont quelque chose à nous faire ressentir, à nous faire découvrir, à nous apprendre même…Et l’auteure réussit un tour de force impressionnant, en nous faisant vivre, viscéralement, cette malédiction. Il y a une multitude d’émotions, de mystères et de découvertes dans ces pages, et c’est pour cela que j’ai adoré suivre les Kintu dans leurs cheminements intérieurs, les voir se débattre avec leurs destinées sanglantes et leurs karmas malheureux. Il vous prend aux tripes, ce roman, parce qu’il est bouillonnant de sentiments. C’est un ailleurs qui a le pouvoir d’envoûter, littéralement. Et bien sûr, c’est comme une évidence, de se laisser charmer de la sorte…

-Quels sont les derniers mensonges du monde?

▪️Un premier roman magistral.

Jennifer Nansubuga Makumbi nous conte admirablement le poids des traditions, les transmissions familiales, la puissance des liens, des mystères venus d’ailleurs, les effets de la gémellité, la beauté d’un pays, le cœur battant d’un peuple. Et c’est magnifique. Autant l’écriture que les thèmes abordés, on est transporté par ce roman débordant de vie. J’ai passé un moment très fort avec les Kintu. Il était tellement dense et beau ce roman, que j’ai encore du mal à quitter les membres de cette famille. Coup de Cœur!

Il sourit en pensant à l’ironie de la chose. Pour lui, l’humanité était maudite, de toute façon.

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Métailié de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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L’instant présent, Guillaume Musso

Couverture L'instant présent

Pourquoi je l’ai choisi:

Un détour sans faute depuis des années maintenant….Un rendez vous que je ne rate plus: Musso /Levy, c’est l’incontournable de l’année.

Synopsis:

Lisa et Arthur n’ont rendez-vous qu’une fois par an.
Il passe sa vie à la chercher…
…??elle passe la sienne à l’attendre.

Lisa rêve de devenir comédienne. Pour payer ses études d’art dramatique, elle travaille dans un bar de Manhattan. Un soir, elle fait la connaissance d’Arthur Costello, un jeune médecin urgentiste. Leur complicité est immédiate. Pour le séduire, Lisa est prête à tout. Dans une ville-labyrinthe qui n’offre aucun répit, elle prend tous les risques. Mais Arthur n’est pas un homme comme les autres. Bientôt, il révèle à Lisa la terrible vérité qui lui interdit de l’aimer :

 » Ce qui m’arrive est inimaginable, et pourtant bien réel… « 

Dans un New York plus imprévisible que jamais, Arthur et Lisa vont lier leur destin pour déjouer les pièges que leur impose le plus impitoyable des ennemis : le temps.

Les personnages:

Arthur, on s’attache à ce jeune homme. Comment ne pas être tendue à ses cotés dans sa quête d’amour en 24h???? ….

Sullivan m’a beaucoup émue. Ce grand père a beaucoup de qualités humaines. On souhaiterait l’avoir auprès de nous.

Ce que j’ai ressenti:

Je crois que Mr Musso a entendu mes prières……Enfin……….Il était temps…..Cette année, nos deux auteurs préférés français sont revenus là ou on les attendait et ça fait du bien!!!!! Vous l’aurez compris , j’ai beaucoup apprécié ma lecture! J’espérais revoir Musso revenir à ses débuts, à ses histoires fantastiques et romantiques, et cet opus là, remplit  toutes mes attentes.

Ce phare des 24 vents a un charme fou, autant dans cette malédiction, que dans son ensemble. Ce coté cosy, enchanteur, égaré, théâtre d’instants coupés, soumis aux vents hurleurs de la vie, ébranlé par les tourments de l’amour. Il a un envoûtant attrait. On aurait bien envie d’en être propriétaire si c’était pas aussi difficile, une fois, passé une certaine porte. J’aime le coté atypique des phares, c’est une maison des plus originales qui soient: un rêve, pour ma part, d’y habiter!!!

Cette lecture aura été des plus plaisantes. Jusqu’à la fin, on ne voit rien venir. C’est ça que j’aime chez cet auteur, c’est sa manière à lui de nous embarquer dans le presque « irréel », et d’une ritournelle nous redéposer dans la réalité. Je suis restée surprise par cette chute, et je l’ai adoré. Alors bien sur, si on y regarde de plus près, elle a quelques lignes mouvantes, mais bon, c’est dérisoire comparé au choc réussi haut la main de sa conclusion.

Quelle jolie façon de nous faire revivre l’actualité à travers des dates clefs de l’année! Très appréciable de remettre en évidence l’évolution de notre actualité. On l’a vécu, on a écouté toutes ses musiques, chaque événement énoncé nous parle directement, on se sent acteur dans ses instants de faits divers.

Bien que ça ai été une lecture des plus agréables, j’ai eu des fois quelques reculs dans ma lecture dû à un langage trop parlé dans les dialogues, quelques facilités dans les expressions, un vocabulaire un peu pauvre. Ca ne gêne en rien l’intrigue, mais je me dis qu’on est en droit d’attendre un peu plus de l’écrivain français le plus lu…..

En bref, cette lecture nous emmène à plus apprécier nos quotidiens, à mettre plus de valeur dans L’instant présent.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

En Féérie, il brille quelques poussières…

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