Le verger de marbre, Alex Taylor

Couverture Le verger de marbre

Pourquoi je l’ai choisi:

Je suis inscrite au challenge Gallmeister organisé par l’adorable LéaTouchBook, et ce livre m’a tentée surtout pour l’aspect thriller/polar noir.

Synopsis:

Beam Sheetmire, dix-sept ans, vient de tuer l’homme qui l’avait agressé. Il n’y a plus qu’à se débarrasser du corps sur les berges de cette rivière du Kentucky. Vu les circonstances, Beam devrait s’en tirer dans histoires. Mais il découvre que la victime est le fils du caïd local, Loat Duncan, à la fois puissant trafiquant et redoutable meurtrier. La décision de son père est sans appel : Beam doit fuir, et sur-le-champ. S’engage alors un diabolique jeu du chat et de la souris où chaque mouvement n’est qu’un pas de plus vers l’enfer.

Les personnages:

Beam, un jeune qui va devoir grandir un peu plus vite que prévu, et apprendre la vie à coup de poings et de sang…

Clem et Derna forme un couple des plus bizarres, mais il est à l’image de cette vie de violence sans nom…

Loat Duncan, le caïd du coin, est redoutable dans ses agissements, mais c’est un homme, rien de plus, qui tient trop à la vie…

Ce drôle de quatuor renferme mille et un secrets, non-dits pourrissants, violence latente et la plume de cet auteur a voulu qu’ils se réunissent pour nous imploser le cœur, et un peu du leur, peut être…

« Mais il avait eu son heure de gloire. Des éclairs plein les veines chaque vendredi soir, il avait traversé toutes ses années sur une autoroute de sang. »

Ce que j’ai ressenti:…Le polar en lumière, la lumière du polar…

« -Voyez vous on ne peut jamais prévoir ce que le monde va vous jeter dessus. J’aime être prêt à toute éventualité. »

Le Verger de Marbre est la lumière noire qui éclairera votre rentrée littéraire! Un de ses grands romans dont on ne se remet pas tout à fait tellement, il est intense…Une de ses magnifiques écritures qui vous submergent, et vous met des papillons dans les yeux durant votre lecture…Une de ces histoires qui ne peuvent pas, décemment, s’évaporer…

« On peut pas disparaître dans une ville. (Il agita une main vers la nuit et toute son immensité.) Mais par ici, un type peut juste…s’évaporer. »

Ce n’est pas tant le destin de ce Beam qui vous bouscule, mais c’est l’excellent cadre dans lequel l’auteur dépeint cette cavale aux milles dangers qui vous arrache les viscères…On est immédiatement assailli d’un étrange malaise, qui vous mènera jusqu’au bas fond d’une ville, où la misère sociale déboite les relations, où la violence a plus de force qu’une simple main tendue, où la jeunesse n’a que peu de perspective d’avenir. Chaque situation mène plus profond dans le tourbillon des abîmes, et ce n’est pas parce que vous dormirez, que le reste du monde ne va pas continuer sa danse folle…Beam va l’apprendre à ses dépens…

Il ne savait pas que les ennuis pouvaient réellement poursuivre un homme, mais ça semblait être le cas avec lui, chacun de ses mouvements le plongeant d’autant plus profond dans les sables mouvants des calamités et de la déchéance. Il pensa tout à coup à ce qu’avait affirmé l’inconnu du ferry, que la rivière n’avait pas de fond. A présent, il se demandait si les ennuis avaient un fond, et s’il le trouverait un jour.

J’ai adoré la double de dose de noirceur avec sa robe de poésie. Il a « un je-ne-sais-quoi » qui rend la lecture particulière, l’impression de tenir un trésor de mots, un coffre fort enfoui pour tous lecteurs avides d’émotions et de qualités littéraires. La traversée dans cet étrange enfer se fait en tiraillements intérieurs, mais elle s’accompagne d’une beauté lyrique qui nous ébloui d’autant plus. J’ai lu et relu certains passages, tant je m’imprégnais de cette cambrousse rurale américaine, et de sa douce voix hypnotique, quel voyage!!!Même le titre devient une évidence et d’une implacable vérité et apporte sa touche d’intemporalité à ce récit. Une merveille à lire, à ressentir!

Des spasmes de clair de lune traversaient la cime des arbres.

J’aime ce genre de polar noir, car il contient assez de puissance pour vous marquer au fer rouge, mais là où celui ci se distingue, c’est dans l’habile lumière de son écriture. Touchée en plein cœur par ses mystères qui se dévoilent dans le sang, il restera une des lectures les plus marquantes  de cette année pour moi. Un grand roman que je ne saurai trop vous conseiller lors de sa sortie le 18 aout! Jetez vous dessus si vous le croisez!!!!Coup de cœur !!!!

On pourrait dire ça parce que ça donnerait l’impression que les choses rentrent dans des cases. Mais ce serait négliger la vérité authentique.
-Et c’est quoi cette vérité?
-Le seul genre de vérité qu’il y ait jamais eu. Je parle du fait que le cœur est un mystère.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Gallmeister pour l’envoi de ce livre. Merci de leur confiance. Merci aussi à Léa pour cette douce collaboration intermédiaire! Je suis aux anges d’avoir pu lire ce livre en avant-première , et ce d’autant plus que c’est un coup de cœur!

 

 

Landfall, Ellen Urbani

Couverture Landfall

Pourquoi je l’ai choisi:

J’étais curieuse de voir ce que renfermait ce titre, qui ne se « traduit » pas. Comme si, un secret se cachait derrière….

Synopsis:

Ce matin de septembre 2005, la jeune Rose Aikens, dix-huit ans, s’apprête à rejoindre La Nouvelle-Orléans. Elle va porter secours aux sinistrés de l’ouragan Katrina. Mais sur la route, sa voiture quitte la chaussée et percute une jeune fille. Cette inconnue, morte dans l’accident, seule et sans le moindre papier d’identité, bientôt l’obsède. D’autant que dans sa poche se trouve la page d’un annuaire indiquant les coordonnées des Aikens. Rose n’a alors d’autre choix que de retracer pas à pas le parcours de la victime, à travers l’ouragan et une ville en ruine.

Ce que j’ai ressenti:…Comme un ouragan…

♫ Comme un ouragan♫, oui Katrina a en fait grabuge lors de son passage. C’est donc des vies émiettées que l’on ramasse après elle. Le contexte de fond et d’urgence sous lequel se fait cette histoire est dramatique, mais ce n’est pas tant cet ouragan qui fracasse ses quotidiens, mais bel et bien la vie et ses aléas!

Comme 2 roses qui n’auraient pas poussé dans le bon jardin: Rose et Rosy. Le destin entrecroisé de deux femmes si différentes, et pourtant…..2 jeunes femmes qu’on prend le temps de suivre, de voir grandir, évoluer, qu’on se surprend à aimer, chérir, et encourager dans leurs combats. Chaque page tournée vous fera toucher du doigt, les pétales de leurs vies, la douceur de leur peau comme un velouté de sensations, leurs couleurs comme celles du jour et de la nuit, indissociables mais si contraires. Une Banche, Une Noire, mais aucune plus privilégiée que l’autre.

Comme un voyage initiatique,  Rose se débat pour faire toute la lumière sur cette inconnue. Elle ne veut pas d’une « morte pour rien ». On sent toute la ferveur de son geste, et par là meme, sa propre éclosion dans ce monde si difficile.

Comme un combat de femme, et la difficulté, d’être mère, d’être fille, d’être femme, de trouver sa place dans une cellule monoparentale, de se débattre pour des droits qui devraient être évidents et qui ne le sont pas. Une histoire de femmes donc, ou la place de l’homme brille par son absence, une histoire qui vous bouleverse le cœur, car la vie n’est pas tendre avec ses dames, une histoire de coeur et de femmes, où une certaine beauté et une poésie ressortent de ses lignes.

En bref, Landfall, c’est une lecture qui se lit dans une certaine intimité, une délicate libellule posée sur une main tendue, une histoire douce comme une caresse, après le passage d’un ouragan…

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Léa du blog LéaTouchBook, car grâce à son intermédiaire et son beau challenge https://fairystelphique.files.wordpress.com/2016/01/02b04-102bans2bgallmeister2bchallenge.png , j’ai pu lire ce livre. Je tiens à remercier également les éditions Gallmeister, merci pour cet envoi en avant première, pour le joli marque page qui accompagnait ce livre! Voilà une maison d’édition qui chouchoute ses lecteurs, et c’est juste fantastique, le premier livre que je lis de cette maison d’édition mais certainement pas le dernier, du coup!!!!!

En Féérie, il brille quelques poussières…

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