Le Messie de Dune- Dune II, Franck Herbert (lc avec Cannibal Lecteur).

Pourquoi je l’ai choisi  :
On poursuit avec ma binôme, les aventures sur la planète hostile….

Synopsis :
Paul Atréides a triomphé de ses ennemis. En douze ans de guerre sainte, ses Fremens ont conquis l’univers. Il est devenu l’empereur Muad’hib. Presque un dieu, puisqu’il voit l’avenir.

Ses ennemis, il les connaît. Il sait quand et comment ils frapperont. Ils vont essayer de lui reprendre l’épice qui donne la prescience et peut-être de percer le secret de son pouvoir. Il peut déjouer leurs plans. Mais il voit plus loin encore. Il sait que tous les futurs possibles mènent au désastre. Il est hanté par la vision de sa propre mort. Et s’il n’avait le choix qu’entre plusieurs suicides ?

Et s’il ruinait son œuvre en matant ses ennemis ? Peut-être n’y a-t-il pour le prescient pas d’autre liberté que celle du sacrifice…

Les personnages :
Hayt, quel personnage!!!Il a éveillé ma curiosité pendant tout le long!!!Intéressant et mystérieux, il n’en fallait pas plus pour plaire à la gent féminine, si ce n’est son aspect Mort/Vivant.

Alia ne remplacera pas Jessica dans mes coup de cœur, mais j’espère qu’elle prendra tout autant de prestance dans l’avenir.

Paul élevé au rang de Messie, presque au rang de Dieu, possède une aura qu’on a plaisir à voir. Un personnage admiré et admirable !!!!

Ce que j’ai ressenti :

 » Je goûtais le silence, dit-il enfin. Nos haines valent mieux lorsqu’elles ne quittent point nos bouches. « 

Le retour sur Dune fut un plaisir mitigé….Autant, j’ai aimé Paul et sa son fabuleux destin, retrouver la planète de tous les dangers, et rencontrer de nouveaux personnages mystérieux. Autant , j’ai trouvé trop court ce tome pour me mettre vraiment en phase avec cette lecture.

En fait, mon impression est qu’il est un tome de transition, un « entre-deux » un peu léger, qui commence à mettre en place la suite de la descendance.

Et en parlant de succession, j’ai trouvé que ça parlait vachement « bébé », tellement que mes hormones s’y sont mis aussi: « Tiens, et si…. » auquel mon cerveau a répondu: « ouais mais non… ». J’adore les discussions avec les parties de mon corps….mdr (Cannibal PTDR en découvrant la chose). mdr, Non sans rire, elles sont en folie ses nanas, leur horloge biologique est en pleine effervescence !!!!

 » On peut reconnaitre le mal à son odeur.  » 

Un tome donc lu très vite mais qui ne pas laissée de grandes impressions, comme pour le tome 1. Du mal à écrire une chronique au pied levé, certes, j’ai aimé, vraiment, n’en doutez point , et je continuerai à suivre les aventures de Paul et sa famille, mais pour ce tome, je ressors un poil déçue, il y avait trop de stratégies et complots sombres, et on perd quand même deux de mes personnages préférés, sans compter l’aspect écologique et fascinant de cette planète si particulière, et tout l’enseignement Bene Gesserit qui m’avait tant plu…

Donc, moins de magie quand on est une fée, ça ne fait pas de grande envolée….

 » Chaque question religieuse, gouvernementale ou financière se résume ainsi : Qui exercera le pouvoir? « 

Ma note Plaisir de lecture fee clochette 7/10

 

Titre : Le cycle de Dune – Tome 2 – Le messie de Dune

Auteur : Frank Herbert
Édition : Pocket (2005)

Résumé :
Paul Atréides a triomphé de ses ennemis. En douze ans de guerre sainte, ses Fremens ont conquis l’univers. Il est devenu l’empereur Muad’hib. Presque un dieu, puisqu’il voit l’avenir.

Ses ennemis, il les connaît. Il sait quand et comment ils frapperont. Ils vont essayer de lui reprendre l’épice qui donne la prescience et peut-être de percer le secret de son pouvoir. Il peut déjouer leurs plans.

Mais il voit plus loin encore. Il sait que tous les futurs possibles mènent au désastre. Il est hanté par la vision de sa propre mort.

Et s’il n’avait le choix qu’entre plusieurs suicides ? Et s’il ruinait son œuvre en matant ses ennemis ? Peut-être n’y a-t-il pour le prescient pas d’autre liberté que celle du sacrifice…

Critique  de Cannibal Lecteur
Mitigée je suis à la fin de cette lecture.

D’un côté, l’écriture et le scénario ont gagné en puissance. La première est presque magistrale et le second a augmenté en profondeur, s’enfonçant dans le politico-religieux de haut-de-gamme.

Les personnages ont atteint des sommets, l’intrigue est dense, il y a une tension psychologique dans ces pages qui vous donnent envie de vous bouffer les doigts…

Et pourtant, j’ai l’impression que je viens de passer à côté royalement.

Pas que je n’avais pas la tête à ça (du moins, je le pense) juste que j’ai eu un mal fou à rentrer dedans après un petit mois loin du sable brûlant de Dune.

Est-ce dû au manque d’Épice qui aurait mis ma préscience à mal ? Est-ce dû au fait qu’après un gros pavé – dont une grande partie à parcourir le désert et vivre avec toute la troupe de Sietch – je me suis sentie à l’étroit dans un petit 240 pages et une vie de nanab dans un palais ?

« On n’accule pas les gens dans un coin, dit Alia. Pas si on attend d’eux qu’ils demeurent paisibles. »

Est-ce dû au fait qu’on nous parle sans cesse des multiples conquêtes des Mondes qu’à réalisé l’Empereur Muad’Dib – Paul Atréides – et son armée et que je n’ai pas pris part à cette guerre ?

Est-ce dû au fait que ça bouge un peu moins dans ce tome qui, pourtant, est riche en événements ?

Je ne le sais pas, mais j’ai terminé ma lecture le cul entre deux Vers des Sable, ne sachant pas si j’allais tirer à gauche ou à droite.

Ce n’est pas à la création que les Empires souffrent de ne pas avoir de but, mais plus tard, lorsqu’ils sont fermement établis et que les objectifs sont oubliés et remplacés par des rites sans fondements.

Croyez bien que ça m’emmerde profondément de passer à côté d’un roman pareil et de me retrouver à ma gratter la tête dans l’espoir de trouver une solution à mon problème.

On n’implore pas la pitié du soleil.

Bon sang, tout était réuni pour faire mon bonheur : suspense, manipulations, complots, magouilles, pièges, des personnages principaux forts, des secondaires dont on ne sait jamais si on peut s’y fier totalement ou pas… Des surprises, aussi.

J’adore lorsqu’on me parle des considérations économiques, politiques et religieuses  – puisqu’ils ont fait de Paul un quasi Dieu.  J’aime lire un récit qui s’appuie sur le pouvoir et ses multiples dérives, découvrir les critique de la société – ici ce sont les Fremens qui ont un peu renié leurs principes (certains) – et voir de l’eugénisme dans le comportement de la Révérende Mère Bene Gesserit.

Les gènes… Seuls comptaient les précieux gènes des Atréides. Le besoin transcendait l’interdiction. Pour les Sœurs, la fécondation allait au-delà de la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule. C’était la psyché qu’il fallait viser.

Et puis, Muad’Dib est magistral, dans ce roman. Avec ce culte qu’on lui voue, cette déification, de Jihad, sa puissance qui est telle qu’elle fait de lui un être seul, même entouré. Les autres ont fait de lui un Dieu et lui « ne sait rien faire là-contre » (comme on dit à Bruxelles).

Oui, le roman était formidable et moi, je devais être fort minable entre les deux fêtes de fin d’année, avec un esprit ailleurs, tourmenté comme celui de Paul…

— […] La croyance peut être manipulée. Seul le savoir est dangereux.

Le final est horrible et beau à la fois… le désert est immense et nul ne saura jamais vraiment si… La légende est en marche !

— Le désert impose ses propres rythmes, dit Stiglar. Nous l’avons accueilli, nous l’avons appelé Muad’Dib, notre Madhi. Nous lui avons donné son nom secret, Usul, la Base du Pilier.
— Pourtant il n’était pas né Fremen.
— Cela ne change rien au fait que nous l’avons considéré comme tel… finalement (Stiglar posa a main sur l’épaule d’Idaho). Tous les hommes sont des étrangers, mon vieil ami.

Malgré cet opus plus plat en action pure et dure, je compte bien poursuivre ma découverte de la saga parce que ce serait bête de passer à côté d’un truc aussi monumental.

Étoile 3,5

BILAN - Minion tasse dépité - OK

L’Alchimiste, Paulo Coelho (LC avec Cannibal Lecteur)

Couverture L'Alchimiste

Pourquoi je l’ai choisi:

Je relis souvent pour le pur plaisir ce livre régulièrement, mais cette fois ci, je partage cette lecture avec ma binôme complètement délurée: Cannibal Lecteur et ça me touche qu’elle m’ai suivi sur cette lecture. Merci encore à elle…

Synopsis:

Un jeune berger andalou, Santiago, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des pyramides. Il découvrira pendant son périple la clef d’une quête spirituelle. ‘L’ Alchimiste’ est le récit d’une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou parti à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. Dans le désert, initié par l’alchimiste, il apprendra à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve. Destiné à l’enfant que chaque être cache en soi, ‘L’ Alchimiste’ est un merveilleux conte philosophique, que l’on compare souvent au ‘Petit Prince’, de Saint Exupéry, et à ‘Jonathan Livingston le Goéland’, de Richard Bach.

Ce que j’ai ressenti….Un doux apaisement…..

 » C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante. « 

Pourquoi Est-ce Mon Livre Préféré?

Tout d’abord parce que c’est un conte. Un conte merveilleux, d’une douceur apaisante. Je suis fan de Andersen, Perrault, Grimm, je relis sans cesse leurs histoires, car j’admire leur façon d’écrire sous couvert de féérie, les drames de l’Histoire. Et ce conte là de Paulo Coelho me touche particulièrement, car il nous montre un berger à la recherche de son trésor, un homme qui observe le monde qui nous entoure, en suivant sa destinée. Je crois que si ce livre m’a autant plu, c’est que je l’ai lu avant que mon innocence se soit envolée, et je le relis sans cesse pour ne pas oublier cette vision de la vie simple et ouverte sur notre monde, juste pour essayer de ne jamais perdre cet esprit d’enfant ébloui, par la beauté de notre planète.

J’ai appris que le monde possède une âme, et celui qui pourra comprendre cette âme comprendra le langage des choses.

Il n’a qu’une façon d’apprendre, répondit l’Alchimiste. C’est par l’action. Tout ce que tu avais besoin de savoir, c’est le voyage qui te l’a enseigné.

Le monde arabe nous est raconté avec magie et spiritualité. Le désert n’aura jamais autant été si beau et aussi enivrant, les pyramides, un rêve à portée de main, l’Islam aussi généreux. Santiago a un œil neuf, observateur attentif aux signes, à la vie tout simplement….Il va devenir au cours de sa route un homme transformé, un être courageux et confiant, un esprit éclairé. Suivre sa destinée lui a permis de mieux se connaitre, mieux comprendre le monde qui nous entoure, mieux appréhender l’avenir. Oui, un conte merveilleux qui aurait pu commencer par la formule autrement célèbre « Il était une fois »  » Once upon a time »: la formule magique qui englobe ô combien d’idées merveilleuses.

Peut-être Dieu a-t-il créé le désert pour que l’homme puisse se réjouir à la vue des palmiers »

Ensuite c’est un conte philosophique. Il y a à l’intérieur une certaine forme de spiritualité, un courant de pensée apaisant. Une histoire riche en rebondissements et en enseignement porteur de lumière. Si on se laisse guider par ce flot, on en ressort profondément touché en plein cœur, grandi d’une vision d’amour et de partage, élevé d’ Espoir. C’est certes une philosophie simple, (d’autres diront naïve), mais il n’y a pas de mal à se faire du bien? La simplicité ne serait -elle pas la clé du bonheur? Moi , j’aime y voir dans ces pages un simple berger, instruit et attentif aux signes, qui s’ouvre spirituellement pour toucher la Magie de ce monde, de le voir se transformer en vent, de le voir s’ouvrir aux secrets de l’Alchimie, de le voir succomber à l’Amour dans un regard. Je suis une incroyable romantique, une inconditionnellement rêveuse, et une fée émerveillée encore de Merveilleux, pour moi ce texte est puissant car rempli de simplicité et d’altruisme, il se lit en deux vitesses et comporte ce qu’il faut de féérie pour nous faire rêver plus fort.

« Avant de réaliser un rêve, l’Âme du Monde veut toujours évaluer tout ce qui a été appris durant le parcours. Si elle agit ainsi, ce n’est pas par méchanceté à notre égard, c’est pour que nous puissions, en même temps que notre rêve, conquérir également les leçons que nous apprenons en allant vers lui. Et c’est le moment où la plupart des gens renoncent. C’est ce que nous appelons, dans le langage du désert : mourir de soif quand les palmiers de l’oasis sont déjà en vue à l’horizon. »

En bref, lorsque je relis ce livre, il m’apporte l’apaisement, il me permet de me recentrer, de revenir à l’essentiel et surtout de garder mon âme d’enfant. A chaque lecture, j’ai l’impression de découvrir une nouvelle chose qui trouve sa voie dans mon quotidien. En ces jours si sombres qui frappent la France, cette lecture m’a permis  de trouver la force de croire encore à un avenir meilleur.

« Quand on veut une chose, tout l’Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve. »

« C’est dans le présent que réside le secret ; si tu fais attention au présent tu peux le rendre meilleur. Et si tu améliores le présent, ce qui viendra ensuite sera également meilleur. Oublie le futur et vis chaque jour de ta vie selon les enseignements de la Loi, et en te fiant à la sollicitude de Dieu à l’égard de ses enfants. Chaque jour porte en lui l’Eternité. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

 

Titre : L’Alchimiste                                                                         big_3

Auteur : Paulo Coelho
Édition : Anne Carrière (1994) pour la première édition / J’ai Lu / Livre de Poche

Résumé :
L’alchimiste Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. Lorsqu’il rencontre l’Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.

Merveilleux conte philosophique destiné à l’enfant qui sommeille en chaque être, ce livre a déjà marqué une génération de lecteurs.

Critique par Cannibal Lecteur :
Voilà un roman que je n’avais jamais voulu lire… Tout le monde me bassinait avec ce livre en 1995 et puisque tout le monde ne jurait que par lui, j’avais pris la décision ferme et définitive de ne jamais le lire. Na !

Pourquoi ce revirement ? À cause de ma binômette de Lecture Commune, Stelphique, qui l’adore et qui a insisté (pas trop) pour qu’enfin je le découvre et puisse ensuite le critique ou le porter aux nues.

C’est donc avec circonspection que j’ai commencé ma lecture, vu les critiques peu élogieuses que j’avais lues sur ce best-seller.

Je conseillerais à ceux qui veulent le commencer de le faire avec l’esprit d’un enfant, avec le côté fantastique enclenché et de le voir en tant que conte philosophique. Sans ça, j’aurais trouvé le style à chier, neuneu, cliché, trop mielleux, naïf, simpliste, bourré de philosophie à deux balles (ou de comptoir) et râlé que tout tombe tip-top.

C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante.

Je t’aime parce que tout l’Univers a conspiré à me faire arriver jusqu’à toi.
Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible : c’est la peur d’échouer.

Personne ne peut fuir son cœur, c’est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu’il dit.

Mais voilà, j’ai ouvert mon âme enfantine plus fort que madame Cash juste avant une triple… *vous savez quoi* et j’ai suivi avec le sourire les pérégrinations de Santiago qui voulait accomplir son rêve, sa Légende Personnelle.

Quand on veut une chose, tout l’Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve.

Certes, niveau écriture, c’est du “easy reader”, de l’écriture fast-food, low-cost, ça cassera pas 5 pattes à un dromadaire, mais je vous avoue qu’une fois ouvert ce roman, je ne l’ai pas reposé avant de l’avoir terminé.

Pourquoi ?? Un Djinn m’aurait-il enchanté ?

Non, mais de temps en temps, j’aime lire des histoires assez simple, bourrée de clichés, de philosophie bas-de-gamme que tout le monde connait, me donnant souvent l’impression de lire un article rempli de citations ou d’être dans “Les citations des Minions”, mais que voulez-vous, ma raison a ses raisons que ma propre raison ignore : j’ai aimé ce bouquin !

J’aurais dû hurler devant ses clichés plan-plan, devant ces deus ex machina utilisé pour sortir Santiago de l’impasse, j’aurais dû balancer le livre devant certains faits impossibles, mais puisque c’était un conte, je l’ai pris comme tel et j’ai passé deux bonnes heures de lecture sans me prendre la tête.

La peur de la souffrance est bien pire que la souffrance elle-même…

Quand nous avons de grands trésors sous les yeux, nous ne nous en apercevons jamais. Et sais-tu pourquoi ? Parce que les hommes ne croient pas aux trésors.

Tout ce que nous craignons, c’est de perdre ce que nous possédons, qu’il s’agisse de notre vie ou de nos cultures. Mais cette crainte cesse lorsque nous comprenons que notre histoire et l’histoire du monde ont été écrites par la même Main.

Comme quoi, les miracles peuvent arriver : j’ai lu ce roman, je l’ai apprécié, même s’il ne fera jamais partie de mon Top 20 littéraire.

BILAN - LC réussie - OK

La foret des 29, Irene Frain

Couverture La Forêt des 29

Pourquoi je l’ai choisi:

Qu’il est bon parfois de réarrangé sa bibliothèque personnelle….On tombe sur des merveilles oubliées…

Synopsis:

Cela se passait en Inde, il y a plus de cinq siècles. Dans ce pays aimé des poètes, les puissants ont tout saccagé. Pour leurs constructions mirifiques, ils ont déboisé les forêts, méprisé les forces de la terre et du ciel. Le vent s’engouffre dans les villages, la sécheresse s’installe, le fossé entre les riches et les pauvres devient intolérable, la misère rôde, la vie est en danger. Pourtant chacun courbe l’échine… Un jeune paysan va refuser la fatalité. Rejeté par les siens, Djambo a rejoint le peuple des Errants, connu la faim, la soif, la passion et l’inanité des rêves d’abondance. Avec quelques vagabonds, il fonde une communauté dont la survie tient à 29 principes simples. Leur ligne directrice : le respect de la Nature et de tous les êtres humains. Ces principes vont permettre au Pays de la Mort de ressusciter.

Les personnages:

Djambo, est un homme qui mérite notre respect, toute notre admiration. Son destin hors du commun, était passionnant à lire. Pas tout à fait, un prophète, pas totalement un maître spirituel, mais un homme qu’il nous faut suivre sans aucun doute. Je pense que ces résonances devraient être appliquées par chacun des humains vivants sur notre si belle planète bleue, et que de suite, le monde s’en porterait mieux.

Il s’est relevé et a regagné la route.En simple passager de la vie, comme il se savait désormais. Convaincu qu’il n’était pas grand chose. Le simple maillon d’une chaîne de vivants. Mais qui était mortelle, elle aussi. p275

Ce que j’ai ressenti…Une sérénité spirituelle….

Si tu n’imagines rien, ta vie reste comme elle est, immobile. p197

Ce livre a été pour moi, une grande découverte, autant qu’une formidable expérience de conscience de la Nature. Déjà, ultra sensible à l’environnement, et essayant de respecter autant que possible toutes directives qui ne nuirait pas à la planète, je pense que l’Enseignement des 29 a de quoi nous faire culpabiliser. Leurs 29 principes des Bishnois sont si limpides, si logiques et tellement spirituels, que s’y confronter nous éveille à un état de conscience accrue, voire même de méditation active.

Recommençons, comme avant, à nous mettre à l’écoute du ciel, des animaux, des nuages, des arbres, des insectes, des serpents, des fleurs, des plantes. Et puisque la vie et l’eau sont les seules vérités qui tiennent, occupons nous de la vie et de l’eau. p294.

Quand on y pense, ce n’est pas si dur, de vivre en harmonie avec la Nature, ce n’est pas si dur de choisir la Vie, sauf que pour cela, il faut se battre, défendre les Arbres au péril de sa vie. C’est ce qui m’a le plus fait mal physiquement autant qu’émotionnellement: le massacre des KheJarli. Le monde d’aujourd’hui court à sa perte, s’autodétruit à l’échelle grand V, toujours plus avide d’argent, n’ayant pas saisi que la seule vraie valeur de la Terre c’est : l’EAU. Je pleure aujourd’hui pour tous ses morts, ses sacrifiés, ses innocents défenseurs de l’évidence d’une vie. J’ai pleuré certes à ma lecture mais, je pleure encore aujourd’hui, car malheureusement le combat n’est jamais fini. Djambo, c’était il y a cinq siècles, mais à l’heure actuelle, un autre homme se bat pour les arbres d’Amazonie: Raoni. Son combat est loin d’être gagné , je vous laisse aller voir son site.

Ici l’auteure met en l’eau toute la richesse évidente, mais aussi, en parallèle,  une valeur plus métaphorique. C’est donc abreuvé de cette source qu’on suit le destin d’un homme hors du commun. Notre âme s’éveille, notre esprit est régénéré, nos sens s’accélèrent. Bref, notre corps est sensible à cet enseignement et en la beauté d’une telle Vérité.

Si l’on a pas bu l’Eau du Passé, si l’on n’est pas allé se désaltérer aux récits des Vieilles époques, on ne sait rien des hommes ni de la vie. p17

Vous l’aurez compris, ce livre a été une révélation. Non seulement il était intéressant de par son Histoire, mais il y avait dedans une grande poésie, une puissance narrative qui touche au cœur, un enjeu qu’il nous faudrait saisir avant le point de non retour.

Ma note Plaisir de lecture fee clochette 10/10

Mirage, Douglas Kennedy

Couverture Mirage

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore cet auteur, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas lancée dans une de ses histoires. Son nouveau roman a été un rendez vous envoûtant!

Synopsis:

A Buffalo et au Maroc, de nos jours.Après un premier mariage désastreux, Robin pense avoir enfin trouvé le bonheur en épousant Paul, un artiste fantasque et passionné de dix-huit ans son aîné. Certes, le couple s’accroche parfois, notamment sur les dépenses inconsidérées de Paul, jouisseur impénitent. Et puis, il y a la question des enfants. Robin en veut un, plus que tout, Paul est tout prêt à lui donner. Mais rien ne se passe…
Aussi, quand Paul la surprend avec deux billets pour le Maroc, Robin décide-t-elle d’oublier pour une fois ses sempiternelles inquiétudes financières et de profiter de ce voyage pour enfin prendre le temps de faire un bébé. Après une arrivée mouvementée, le couple s’installe dans un petit hôtel d’Essaouira. Paul, qui avait vécu un temps au Maroc, retrouve l’inspiration et entame une spectaculaire série de dessins ; Robin, elle, peut-être pour la première fois de sa vie, prend le temps de vivre. Tous deux redeviennent des amants passionnés.Et puis, un jour, Robin reçoit un mot de son assistant resté à Buffalo. Ce dernier a découvert une étrange facture médicale : dans le plus grand secret, Paul a subi une vasectomie. Folle de rage et de douleur, Robin laisse un mot de rupture à Paul et quitte l’hôtel précipitamment. De retour, elle est accueillie par la police. La chambre a été saccagé, il y a du sang partout, Paul a disparu.Terrifiée à l’idée que l’homme qu’elle ne peut s’empêcher d’aimer ait pu attenter à sa vie, Robin va se lancer à sa recherche. Une course-poursuite qui l’entraînera de Casablanca à Ouarzazate, en passant par les dunes du Sahara, d’obstacles en drames, mais aussi en rencontres poignantes qui lui feront découvrir qui elle est réellement…

Les personnages:

Robyn, est un personnage qui a su me toucher, son parcours chaotique et douloureux, nous la rende sensible et plus ouverte vers l’inconnu et l’avenir. De blessée à brisée, elle se relève avec force et courage. Elle m’a beaucoup émue.

Là, où ça m’a un peu choquée, c’est dans sa relation avec l’argent. Elle achète tout, comme si les dollars résolvaient tout. Cette distribution à outrance fait ,dès fois, défaut aux valeurs humaines de cette culture de partage et d’entraide. On voit donc combien la civilisation des pays du Nord avec celle du Sud sont en totale inadéquation. Les gens du désert ont peu, mais s’en contente, et n’hésite pas à la sortir du désert sans compensation, alors que, les occidentaux ont tout et ne partagent plus rien, pas même un sourire.

Paul, quel homme détestable!

Aatif, quel homme admirable!

Ce que j’ai ressenti:

Il sillonnait l’Afrique du Nord en essayant de purger son esprit.

Plus qu’une belle histoire, c’est un voyage qui s’offre à nous dans ces pages. Installez vous confortablement, et laissez vous séduire par la valeur de ce pays autant dans ses enivrantes effluves épicées, que dans la chaleur de ses habitants. Le Maroc, terre d’accueil mais aussi de risques, saura en convaincre plus d’un. Pour autant, on est loin d’un guide touristique, le désert ,s’il est aussi envoûtant, il n’en reste pas moins un endroit dangereux. Robyn l’apprendra à ses dépens.

Au cœur de la vie, nous sommes déjà dans la mort.

J’ai adoré ce lever de voile vers ce pays du Maghreb. Il y a une certaine magie à double tranchant à mettre le pied dans le Sahara, terre hostile mais qui continue de nous fasciner. L’auteur sait en retranscrire la beauté et le charme tout en y mêlant la cacophonie et l’écrasante chaleur. Je m’y voyais grâce a la  justesse de ses mots: les troubles existentiels qui peuvent ressortir face à cette immensité de sable, la saveur d’un thé à la menthe, l’amabilité berbère….La culture orientale est merveilleusement mise en valeur. Le souk raconté page 87/88 est si criant de réalité qu’on a l’impression d’y être. C’est hallucinant!

En ce qui concerne l’histoire d’amour, j’aurai bien envie de laisser passer un soupir de connivence féminine en disant « Ah, les hommes…. ». Bien sur, que j’aurai en face, le même de la part de la gent masculine qui s’empresserai de me rétorquer « Ah les femmes…. ». Certes…Mais bon, ce Paul dépasse les bornes, et on a du mal à comprendre la plupart de son comportement autodestructeur et égoïste. Ce qui nous emmène à apprécier d’autant plus, l’altruisme et le courage de Robyn, tout au long de ses pages. On est loin de l’histoire fleur bleue, mais plus dans l’immense gâchis où peuvent se vautrer les couples de nos jours.

Dès fois, la vie n’est qu’une série de déceptions. Surtout en ce qui concerne les hommes. p253

En bref, une histoire contemporaine qui a beaucoup de résonance dans notre présent, mais plus que cela, une immersion captivante dans un pays enivrant! Un beau livre à emmener cet été sur nos transats, pour ressentir le souffle chaud du vent! Laisser vous surprendre par le mirage qu’il risque de vous faire entrevoir!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement le site Babélio et sa Masse critique! Merci de l’interet qu’ils portent à mes chroniques, j’ai fait un magnifique voyage en lisant ce livre!

Enter your email address to follow this blog and receive notifications of new posts by email.

Rejoignez 173 autres abonnés