Le ciel est à nous, Luke Allnutt.

Couverture Le ciel est à nous

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai adoré la poésie du titre, et quand j’ai vu le mot Ciel, j’ai de suite pensé à mon amie Sany-Lee, qui lui voue une passion infinie…. Et ni une ni deux, l’idée de la lecture commune s’est imposée…Très joli moment partagé qu’on espère renouveler au plus vite!

Synopsis:

Rob Coates vit en Cornouailles et partage son existence solitaire entre l’alcool et les aventures d’un soir. La brume ne se lève que lors de ses promenades aux airs de pèlerinages : Rob retourne sur les lieux où il a emmené son jeune fils Jack. Il prend alors des photos panoramiques qu’il poste sur son site, baptisé  » Le ciel est à nous « . Derrière ces rares moments de grâce se dévoile, par instantanés, ce que cache la détresse de Rob : l’amour avec Anna, son ex-femme, la réussite professionnelle, un fils chéri, leur complicité partagée. Et puis le drame, et un champ de ruines. 
Rob fait de son mieux pour se détruire à petit feu, mais une découverte va le forcer à se remettre en question. Il lui faudra revenir aux sources de sa peine et projeter une lumière nouvelle sur son histoire. Au-delà du chagrin et de la culpabilité, pourra-t-il trouver la paix et se réconcilier avec le monde ?
Le ciel est à nous a été écrit alors que Luke Allnutt, époux et père de famille, débutait une chimiothérapie. Dans ce voyage jusqu’au bout de la peine et de l’acceptation, c’est pourtant la beauté de la vie qu’Allnutt nous donne à voir au travers d’une écriture hyperréaliste profondément émouvante. Cette voix est celle d’un homme ordinaire, confronté au défi immense de se pardonner pour réapprendre à aimer. Comparé à Nos étoiles contraires et Un jour, le manuscrit a été vendu à une vingtaine d’éditeurs à travers le monde lors d’enchères fiévreuses.

Les personnages:

Rob. Anna. Jack: Petite cellule familiale qui nous ouvre les portes de leur foyer et nous fait lever les yeux vers l’immensité bleutée…

Dans ce roman nous avons le point de vue du père, Rob. Il nous raconte sous forme de flash-back, la relation qu’il a avec sa femme Anna. Des avants/après qui nous évoque leur complicité, la solidité de leur couple et enfin Jack, fruit de leur amour, après les vents contraires…

« Nous n’étions pas juste tombés amoureux, nous avions sombré. »

Ce que j’ai ressenti:

Parce qu’elle m’aura marquée cette lecture, voici une chronique en ping-pong Citations/Émotions:

« Je suis désolée, je ne voulais pas te faire pleurer. »

Cette phrase est adressée à Rob, à un moment charnière de cette histoire, mais elle vient cueillir la lectrice que je suis me surprenant tout autant que le personnage, à verser des larmes presque malgré nous. Pleurer en même temps que les personnages, crée une sorte d’alchimie complice, un lien intime avec le livre. Ce livre est émouvant de par son drame, mais finalement, on se rend compte que c’est dans l’instantané des petites choses de la vie qu’il arrive à nous renverser. Ce père qui se déraisonne, qui s’emprisonne dans son chagrin, mais qui cherche encore obstinément  la beauté de la vie, est un souffle de fraîcheur dans la noirceur de sa dépression. C’est touchant, et c’est le passage le plus intense de ce livre, car ses deux personnages qui s’aiment mais encore déchirés, arrivent à passer par dessus les difficultés, et à se dire encore mille merveilles intimes…

« Le ciel aussi, il est à nous? »

Peut être que dans cette simple question enfantine, se cache l’idée fédératrice d’union, sous une même voûte, sous le même toit. Sans doute qu’un peu plus de tolérance et de mains tendues vers son prochain, profiter de la vie aussi dans chaque instant, est la philosophie qui se dégage derrière les lignes de ce livre et du blog artistique de Rob… L’art est un moyen de mettre en valeur la beauté du monde, et avec cette intuition qui le traverse au delà de la peine immense et violente qu’il ressent, Rob se préoccupe encore de photographier le ciel, dans le flou opaque de son quotidien, et de l’offrir aux autres…Le ciel est à nous…Comme une bouée de sauvetage, comme un devoir de mémoire, il s’évertue à trouver les nuances de lumières et d’éclats, les petits bouts de souvenirs qui le feront triompher, à force de temps et de patience, de la tragédie.

« C’est possible en rêve. C’est possible tout court. »

Les rêves sont plus forts que la maladie. Ils ont cette force incroyable de nous emmener, au delà de la douleur. L’auteur a écrit ce livre en étant en chimiothérapie, et je dirais que l’on ressent dans ses pages à quel point cette plume est réaliste, comme chaque choc et espoir incertain, est palpable. Pour autant, Luke Allnutt tend vers un message de paix et de résilience, pour des cieux plus doux et des amours apaisés…Parce que l’on sait que de telles tempêtes peut frapper n’importe qui, et n’importe quand, j’ai eu des orages au cœur et des pluies torrentielles dans les yeux, mais quand je me tourne vers le bleu, je sais que Le ciel est à nous

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement le site Babelio et ses opérations Masses Critiques, qui nous permettent de faire toujours de très belles découvertes livresques. Merci aussi infiniment à la maison d’éditions Cherche-Midi éditeur pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture très émouvante qui va me marquer longtemps.

Babelio

Image associée

Les derniers jours de l’émerveillement, Graham Moore.

 

Couverture Les derniers jours de l'émerveillement

Synopsis:

New York, 1888. Les lampadaires à gaz éclairent les rues de la ville, l’électricité en est à ses balbutiements. Celui qui parviendra à en contrôler la distribution sait déjà qu’il gagnera une fortune considérable et sa place dans l’histoire. Deux hommes s’affrontent pour emporter la mise : Thomas Edison et George Westinghouse. Tous les coups sont permis. Lorsqu’un jeune avocat, Paul Cravath, aidé par le légendaire Nikola Tesla, se mêle à ce combat homérique, il va bientôt se rendre compte qu’autour de lui toutes les apparences sont trompeuses et que chacun a des intentions cachées. À la façon d’Erik Larson, Graham Moore s’’est appuyé sur des documents historiques peu connus pour nous livrer un récit d’’une incroyable efficacité, qui se lit comme un thriller, tout en offrant une profondeur passionnante à ces personnages qui ont façonné notre modernité. Une formidable histoire où l’’on constatera que la réalité dépasse toujours la fiction.

Ce que j’ai ressenti:…Et la lumière fût…

  • Projecteur sur les personnages : un quatuor de personnalités et quatre façons d’appréhender l’Invention.

Tout d’abord, l’affront direct entre Edison VS Westinghouse. La guerre entre ses deux hommes, le grand Sorcier face au Géant du concept, est clairement établie, on se dispute le fameux sésame du brevet, et tous les coups sont permis.Viennent ensuite, un jeune et ambitieux avocat qui devra rentrer dans la danse et se faire un nom , et enfin, gravite autour le grand génie Nikola Tesla, inventeur à profusion, mais plutôt ingérable, question sociabilité. Chacun avec sa personnalité influence le monde moderne, et la course folle à l’électrique passion nous donne une aventure rayonnante! 4 hommes à suivre , à admirer, à soutenir. On s’attache tellement à leurs passions, chacun allant au bout de son rêve, qu’on comprend tous leurs sacrifices. J’ai eu une infime petite préférence pour Tesla, grâce à des pointes d’humour, et sa douce façon de concevoir la recherche, mais cette affection ne se joue à pas grand chose tellement, Graham Moore a su recréer ses incroyables personnalités disparues, et nous en faire un quatuor de personnages attachants.

La fiction est l’outil rassurant qui nous permet de rendre compréhensible le monde chaotique qui nous entoure.

  • Projecteur sur le roman: Dynamisme d’une fiction et réalité historique.

S’il y a un gros point fort à ressortir de ses pages, c’est l’énergie virevoltante! Dès le départ, le ton est donné, c’est une lutte féroce qui est engagée entre deux puissances, et on suit avec plaisir chaque branle bas de combat juridique, politique et humain qu’ils se livrent pour s’arracher l’ultime pouvoir sur l’électricité, et personne ne recule devant rien!  De la plus petite illumination, à la maîtrise des courants, chaque rencontre est une vive altercation qui fait des milliers d’étincelles. J’admire la tenue véridique des faits réels qui se mélange à la trame fictionnelle, l’auteur tient tellement à être au plus proche de la réalité qu’il nous fait une liste des détails techniques (à la fin du roman) qu’il a dû diluer pour tenir l’efficacité de cette incroyable fiction historique, et ça se joue à peu de choses…C’est presque magique, car non seulement on est happé dans ce procès de la folie des grandeurs, mais on en apprend beaucoup sur un évènement qui a bouleversé notre mode de vie significativement…C’était un intense moment de lecture!

Le pouvoir était un besoin si impérieux chez certains que rien, absolument rien, ne les empêcherait de le conquérir. Dans ses circonstances, la victoire n’était pas une question de volonté, mais de temps.

Si le monde des affaires et la course à la modernité vous branche, je vous conseille vivement d’explorer les lignes à haute voltage et de pousser la curiosité vers Les derniers jours de l’émerveillement. La tension magnétique est palpable, et vous risquerez de ne plus fermer l’œil de la nuit, tellement cette puissance est lumineuse. Votre folle envie de rêve risque de se réveiller à la lueur de ses concepteurs flamboyants…

« L’anticipation est une forme remarquable de réalité: à partir du moment où l’on croit en une chose, elle devient réelle. » Bill Gates

Petit plus: A chaque début de chapitre, on retrouve des citations des hommes les plus influents de notre monde moderne. Juste des petites perles!

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Les éditions Cherche Midi Editeur pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture lumineuse!

En Féérie, il brille quelques poussières…

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