20000 lieux sous les mers/ Autour de la lune D’après l’oeuvre de Jules Verne et Illustrées par Marjorie Béal.

 

20 000 lieues sous les mers Autour de la Lune

Même les plus jeunes peuvent maintenant découvrir Jules Verne!


Ce que nous avons ressenti:

Les éditions Balivernes crée une nouvelle série pour les tout-petits, et adaptent deux livres de Jules Verne joliment illustrés par Marjorie Béal. Quelle joie de découvrir des albums colorés et ses histoires qui nous emmène vers d’autres ailleurs…Que l’on soit parties sous les mers ou autour de la Lune, nous avons adoré ces deux destinations! En quelques pages, nous avons empruntés des chemins fantastiques entre imaginaire et espace, mais aussi grâce aux illustrations plein de rondeurs et de couleurs vives, on a voyagé dans les univers grandioses de Jules Verne. Et ce fut magique!

Quoi qu’il arrive, le pari de cette maison d’éditions a été réussi puisque, que ce soit avec 20000 lieux sous les mers ou Autour de la Lune, Jazzelfique a voulu en savoir plus sur ces histoires, savoir où le Nautilus a pu aller ensuite et si d’autres voyages sur la Lune ont été fait depuis…Sa curiosité a été éveillée et nous avons pu parler ensemble des sujets sensibles tels que la protection de l’environnement ou les secrets de l’univers…

Le doux moment de l’Histoire du soir, a eu un goût de classique et d’aventure fabuleuse. Mère et fille ont été comblées avec ses deux petits albums…Stelphique trouve que c’est une merveilleuse idée pour sensibiliser la nouvelle génération à la science-fiction, tandis que Jazzelphique a aimé les voyages à bord de ses vaisseaux.

Deux bien jolies aventures à mettre entre toutes les petites mains!

 

Notre Note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Marie-Christine des éditions Balivernes pour l’envoi de ces livres! Merci pour votre confiance!

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D’ombre et de silence, Karine Giebel.

Couverture D'ombre et de silence


Synopsis:

Écrire une nouvelle, c’est tenter, en quelques lignes, de donner vie à un personnage, de faire passer au lecteur autant d’émotions qu’en plusieurs centaines de pages.
C’est en cela que la nouvelle est un genre littéraire exigeant, difficile et passionnant. » Karine Giebel 

Si les romans de Karine Giebel sont parmi les plus lus en France et ont fait le tour du monde, celle-ci excelle depuis quelques années dans un genre tout aussi exigeant : la nouvelle, où elle condense en quelques pages seulement toute la force de ses romans. D’OMBRE ET DE SILENCE réunit neuf textes, dont certains sont inédits et d’autres restés jusqu’à aujourd’hui très confidentiels. Voici l’occasion de la (re)découvrir intensément, grâce à ce recueil de nouvelles noires, humaines, engagées…


Ce que j’ai ressenti :

Il faut toujours une part de lumière pour voir mieux les ombres et c’est dans les silences, que les ténèbres emportent les étincelles de vie…Lire ces nouvelles de Karine Giebel, c’est toucher du doigt, le Noir. Sauf qu’évidemment, la fiction rend toujours compte de l’effroyable réalité que si, c’est si noir, c’est d’autant plus effrayant que ce sont des sujets d’actualités très sensibles…Une réalité où la violence peut prendre différentes formes, différents visages: les liens du sang sont troublés, les haines vivaces, les meurtres inévitables…

En deux mots, voilà ce qui vous attend…

  • Aleyna: Famille/Violence.
  • Aurore: Fratrie/Suicide
  • Ce que les blessures laissent au fond des yeux: Mères/Enfer.
  • J’ai appris le silence : Innocence/ Indifférence.
  • L’été se meurt: Admirateur/Folie.
  • L’homme en noir: Enfant/ Déni.
  • L’intérieur: Femme/ Emprise.
  • Le Printemps de Juliette: Amour/ Euthanasie.

8 nouvelles, et autant de coups de poings renversants, une vraie raclée qui se joue en pages et en mots, pour mieux nous atteindre. Et la reine du noir, Karine Giebel a concocté quelques échantillons de clair/obscur, des situations qui basculent, des scènes déchirantes pour que nous prenions conscience des difficultés qu’il y a en ce monde: à être femme au milieu des hommes, à être fragile face à des brutes, à être démuni au sein du chaos. Tellement de chemins à parcourir encore dans les mentalités alors il faut bien des textes chocs pour éveiller les esprits…

D’habitude, avec les nouvelles j’ai un peu plus de mal, mais cette auteure a réussi à me surprendre, et c’est heureux parce que je tenais à connaître mieux les écrits de cette dame que j’ai eu le plaisir de rencontrer sur un salon: elle m’a laissé une impression, si douce…

Ce format là, exige un choix de mots « impacts » et elle le fait avec brio, Karine Giebel. Je ne regrette qu’une infime chose, c’est que j’avais déjà lu certaines de ses nouvelles (dans les recueils 13 à table! au profit des Restaurants du cœur édité par les éditions Pocket que j’ai plaisir à m’offrir chaque année) donc l’effet de surprise a été moins intense, mais cela ne change pas la qualité des textes et, au moins je les retrouverai enfin dans un recueil entièrement dédié à son talent de nouvelliste!

D’ombre et de Silence frôle quelques ténèbres et des folies contemporaines et réussi son petit effet « Frissons »…8 fois…

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements :

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle ainsi que les éditions Pocket pour l’envoi de ce livre! Ce fut une agréable découverte .

Leurs enfants après eux, Nicolas Mathieu.

 

 

L’effroyable douceur d’

A laisser venir la nostalgie, près des canoës,
Pauvre jeunesse désenchantée, sur la plage Déchetterie,
Pataugeant dans leurs rêves de platitude…
A laisser s’épanouir le bourdon de leurs vies grises,
Rends toi compte de leurs frissons adolescents,
Tournoyant dans un cloaque de résignation.
Epanche-toi, sur ce doux roman d’initiation,
N‘oublies rien, de leurs résidus d’émotions charnelles…
Immersive, leur condition d’immobilité sociale,
Respire leurs vies, entre désir et désespoir.

« Et de même , leurs enfants après eux. »

 

Anthony et les autres rament leurs destins étriqués,
Sur un lac absorbant leur fol espoir de liberté…
Nicolas Mathieu leur donne le sel d’une existence,
A fleur de maux, à cœur de peaux, à grain de plaisance.

 

 

Remerciements:

Je remercie Rakuten France et son défi des Matchs de la Rentrée littéraire, pour m’avoir sélectionnée pour ce livre qui se révèle être, une belle lecture. Pour remplir la mission de création, j’ai fait une chronique/poème, à la dérive avec un acrostiche…Merci encore de leur confiance, et pour l’envoi rapide de ce livre!

La nuit je vole, Michèle Astrud.

 

Couverture La nuit je vole


Synopsis:

Michèle se réveille au sommet d’une montagne. Elle est atteinte d’une forme rare de somnambulisme; quand elle dort, elle s’envole.
Son talent ne passe pas inaperçu et tout le monde veut l’approcher.
D’où vient ce don ? Pourquoi apparaît-il là, brusquement ? Va-t-il rester ? Va-t-elle parvenir à le contrôler ?
Empreint de réalisme magique, ce conte moderne part d’un événement fantastique pour parler du poids de la famille, de la folie médiatique et de ce désir intime d’être libre et de voler loin de ces contraintes, pour devenir soi.


Ce que j’ai ressenti:

  • Une envolée remarquée…

La nuit je vole…Toute une grâce dans ce titre, qui évoque la légèreté et un plaisir que l’on devine exquis…Il y a du mystère à s’élever tel un oiseau, au dessus de la ville, une folle idée d’évasion nocturne…Un rêve que Michèle atteint durant ses nuits, et fait l’expérience tant convoitée de pouvoir voler dans ses errances d’insomniaque…Ce titre m’a attirée inévitablement pour son synopsis enchanteur et l’image féerique que je pouvais imaginer…J’avais tellement d’attente, sans doute, pour cette idée de lévitation et de conte moderne…

« Et quand ils fermeront les yeux, dans la nuit noire et le silence, la solitude, juste avant de s’endormir, c’est cette silhouette se découpant dans les nuages qui les accompagnera, jusque dans leurs rêves. » 

  • …Mais un atterrissage en piqué nébuleux. 

J’ai été déçue, parce que je n’ai pas trouvé la petite étincelle de poésie et le déclic merveilleux de cette idée de liberté. C’est de la littérature blanche avec des sujets très contemporains sur la famille et le développement personnel. En soi, ce sont des thèmes qui me plaisent assez, mais j’avais espoir avec cette note de fantastique, que je m’envolerai vers des contrées oniriques et plus de finesse dans le traitement de cette ascension extraordinaire. Et ce n’était pas du tout le cas, mais cette déception ne concerne que mes attentes de rêveuse et amoureuse de l’imaginaire. Je reste persuadée que ce livre pourrait plaire à un large public.

« Expliquez-nous, faites-nous rêver , grandir. »

  • Pourtant, un certain éveil personnel…

En bref, ce n’est pas ce que j’attendais, sans doute trop influencée par le synopsis qui m’a induit en erreur, mais Michèle Astrud a une sensibilité intéressante sur l’influence de nos choix et de nos modes de vies qui se heurte à la transmission familiale et cette nouvelle dynamique de l’appât du gain incessant. J’ai apprécié de voir son personnage féminin, tiraillée entre ses doux souvenirs et son envie de s’extirper d’un quotidien trop pesant…Il n’y a pas eu certes d’envolée pour moi, mais il y a tout de même, de jolies perspectives de réflexions intérieures qui pourrait en séduire certains…Il ne vous reste qu’à vous faire votre avis…

« -Allez-y madame, lancez-vous. Et vous deviendrez ici même…la reine de la nuit. »

Ma note Plaisir de Lecture  6/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Aux Forges de Vulcain, pour l’envoi de ce livre.

Babelio

Image associée

Trop Humains, Sylvain Neuvel.

 

Couverture Les dossiers Thémis, tome 3 : Trop humains


Synopsis:

Neuf ans se sont écoulés depuis que Rose a sauvé l’Humanité du peuple Ekt, les créateurs de Thémis. Coincée sur leur planète en compagnie de Vincent et de sa fille Eva, elle cherche désespérément une solution pour rentrer chez eux. Mais sur Terre, rien n’est plus comme avant. Un nouvel ordre mondial s’est installé. De nouvelles alliances se sont formées et les anciennes divisions se sont renforcées alors que la troisième guerre mondiale menace d’éclater. Le monde est au bord de l’implosion… Rose, Vincent et Eva devront bientôt choisir leur camp et accomplir un ultime sacrifice.


Ce que j’ai ressenti:

Dossier EE1.0 et EE2.0
Journal de coup de cœur archivé.
Lieu: Top Secret.

Le Sommeil des Géants.

L’Eveil des Dieux.

Dossier EE3.0
Journal Personnel de Stelphique
Lieu: quelque part sur la Terre.

« Toujours faire attention à ce que l’on souhaite. » (p19 Trop humains.)

En Janvier 2017, j’ai vu entrer dans mon monde, une super nova littéraire, un coup de cœur fantastique pour le premier tome d’une saga de géants: Les Dossiers Thémis. Et j’ai souhaité la lire au plus vite , connaître tous les secrets de cette aventure mystérieuse à la croisée du thriller et de la science-fiction…Octobre 2018, j’ai fini le troisième tome avec autant de frénésie que pour le tout premier. 24 h pour lire les 450 pages…Alors quitte à souhaiter encore, lancer dans les étoiles un petit vœu de lectrice passionnée , j’aimerais que cette trilogie soit juste le premier cycle d’une longue saga…Parce qu’il est inconcevable de quitter cet univers…Je suis devenue Themisophile, et j’ai adoré ça! Eyesunt yesk!

Dossier EE0I
Dossier personnel D’esat Ekt
Entretien entre Thémis et Stelphique .
Lieu inconnu.

Déclinez moi votre nom et votre grade, s’il vous plaît.( p29 Le Sommeil des Géants)

Stelphique , Fée lectrice.

-Rappelez-moi les conclusions de votre rapport.( p25 Le Sommeil des géants )

-C’est simple, je sais quand un livre va me plaire quand j’arrête tout, pour le lire, que je grignote une nuit de sommeil pour suivre mes personnages préférés , quand je me couche les yeux piquants de fatigue et mouillés de larmes d’émotions vers 2h du matin…Tel fut mon expérience avec le dernier tome, Trop Humains de Sylvain Neuvel…Seuls, les lecteurs passionnés peuvent comprendre cette sensation. Là, je savais intimement qu’il y a eu cette connexion et une passion non feinte de féru de lecture SF, pour cette histoire pas comme les autres, une de celles qui résonnera toujours dans ma tête parce que, trois fois je suis partie dans les étoiles, et trois fois, mon cœur a pulvérisé les records de pulsations cardiaques. Une mission réussie!

Et qu’avez-vous fait après avoir rendu votre rapport? (P26 Le Sommeil des Géants)

-J’ai tenu à garder pour moi, un peu de ce plaisir, presque égoïstement pendant un temps , parce que je savais que j’avais mis le point final à une trilogie qui a su me transporter vers d’autres situations géo-politiques intéressantes, un éventuel envahissement extra-terrestre à faire trembler le monde, un voyage à l’intérieur d’un géant au delà des étoiles, un futur sombre fait de tensions armées…En somme, une expédition extraordinaire dans le temps et dans l’espace…J’avais envie de faire un au revoir temporaire à Kara, Vincent, Rose, Eva, Thémis parce qu’ils ont accompagné mes nuits d’insomnie, et remplie de leur joie de vivre, un peu de mon imagination, mais je sais qu’il me reste encore , le plaisir exquis de la relecture…Je ne pouvais tenir ce dossier indéfiniment dissimulé, alors j’ai rendu mon rapport au service secret qui saura le placer habilement dans ses archives, au rayon Coup de Cœur!

 

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Claire ainsi que les éditions Le Livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance, ce fut une lecture addictive!

 

On ne meurt pas la bouche pleine, Odile Bouhier/ Thierry Marx.

 

Couverture On ne meurt pas la bouche pleine


Synopsis: 

Alors qu’à Tokyo deux cadavres d’hommes empoisonnés par une substance indécelable embarrassent la police japonaise, en France un commandant de la brigade criminelle est chargé d’élucider la mort d’un riche Japonais lui aussi empoisonné par un produit inconnu. Des deux côtés de la planète, des assassinats qui, a priori, n’ont rien à voir, sauf que… Le commandant Simmeo, passionné d’art, découvre qu’ils sont liés par les yakuzas. 
Voilà la Crim’ du 36, quai des Orfèvres obligée de travailler avec son homologue japonaise, aux méthodes bien différentes, pour coincer un coupable qui utilise la cuisine moléculaire pour parvenir à ses fins… Entre Paris et Tokyo, une sidérante plongée dans les eaux troubles de la gastronomie, de la science et du crime.


Ce que j’ai ressenti:

  • A savourer…

Le Japon a un charme fou, c’est un pays qui m’attire énormément, alors faire cette incursion en lecture, grâce à ce thriller, une sélection Prix Nouvelles Voix du polar, j’étais en joie! Cette alliance de polar/cuisine est une innovation qui révèle toutes ses saveurs, au fil de ses pages. J’ai apprécié la destination entre audace culinaire, poésie immersive et mafia japonaise. Un cocktail épicé qui m’a fait découvrir un duo d’auteurs plutôt atypique, mais qui fonctionne à merveille pour: On ne meurt pas la bouche pleine. Une écrivaine de polar, Odile Bouhier et, un chef étoilé, Thierry Marx, qui rapproche la littérature et la cuisine moléculaire, dans une enquête, oú la mort se joue autour des plus grandes tables…Exquis!

« -Pensez-vous que la cuisine est un acte aussi politique que la littérature? » 

  • Notes amères et douceurs japonaises…

Le gros point positif, c’est la destination vers le Japon. Nous avons toute une série de petits bonheurs de lecture , entre plaisir et culture, qui rendent le cadre de ce thriller, intensément dépaysant . On en apprend plus sur leurs coutumes et en cela, c’est un polar qui se déguste avec délice . Mais, en ce qui concerne l’intrigue et surtout, l’introduction des personnages, j’ai trouvé trop de maladresses et de précipitations qui empêchent un certain attachement avec les personnages…Sans doute, parce qu’il ne fait que 300 pages et foisonne d’informations, il y a des raccourcis que j’ai regretté…Mais ce ne sont que des petits bémols, largement contrebalancés par cette immersion dans l’univers de la communauté yakusa, de la science futuriste et des douceurs poétiques, comme les haïku. A découvrir pour l’originalité!

« Il n’y a pas de honte à reconnaître ses fragilités et les travailler, les améliorer. »

  • De Paris à Tokyo …

Même s’il m’a manqué quelques facteurs Émotion , j’ai trouvé que ce mélange des cultures était très intéressant. Il y a un travail de recherche et de passion culinaire qui fait vraiment plaisir à lire, et donne l’eau à la bouche. De Paris à Tokyo, on se rend bien compte que le crime n’a pas de frontières et qu’il pourrait devenir quasi parfait…Vous ne regarderez plus jamais pareil, vos assiettes au restaurant, après cette lecture! Bon appétit, bien sûr !

« L’intelligence et la créativité humaines ne l’avait jamais déçu, surtout quand elles se mettaient au service du crime. »

 

Ma note Plaisir de Lecture  8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle ainsi que les éditions Pocket pour l’envoi de ce livre! Merci pour cette petite surprise et la dédicace 🖤. Ce fut une lecture dépaysante et enrichissante !

 

lu-en-part-avec-la-me

pocket

Faire danser les gens, Fred Rister.

 

Faire danser les gens par Riesterer


Synopsis:

Je suis de Malo-les-Bains, près de Dunkerque. Fils d’ouvrier tranquille, je décrochai un BP de coiffure, gagnais ma vie, j’étais aimé de mes parents et bien sûr, quelque chose me manquait. C’est au Stardust, la boîte mythique de La Panne, assis dans la cabine du DJ, que quelque chose changea. La musique, cette musique, me percuta pour la vie. Ça doit être ça, une « vocation », et trente ans plus tard des célébrités m’embrassaient, je me retrouvais en haut des classements mondiaux, ceux des ventes de disques, et je voyais la planète entière danser sur mes tubes ! Cette musique ? Je fais de l’électro pop music. La plus controversée – et méprisée – de la musique actuelle. Mais la plus populaire, aussi. Une œuvre existe dès lors qu’elle est lue, vue, écoutée – ici, je rivalise avec Ravel ! Alors n’allons pas écrire qu’un homme sût croire en son « destin » ou je ne sais quelle connerie. J’ai subi neuf cancers. Je suis le plus célèbre des inconnus. Je travaille avec plaisir pour les autres sans chercher leur gloire. Et je n’ai pas quitté le Nord comme jamais je ne renierai ma musique. Il n’y aurait pas d’autre façon de se trahir. De se mentir. De se tuer.


Ce que j’ai ressenti:

  • I Gotta Feeling…♫

Je suis fan de musique électro, alors quand j’ai vu, cette parution, j’ai eu envie d’en savoir plus…Impatiente d’en savoir plus sur cet artiste: Fred Rister. Un feeling good bien pressenti, parce qu’allier musique et littérature, il ne m’en fallait pas plus pour être comblée! Je ne lis que trop peu de biographie, mais ce sujet me passionne, et ce genre de musique me donne toujours le sourire…Alors, j’ai voulu aller plus loin que les lumières des stroboscopes, au delà des platines, et connaître un des précurseurs de cette musique contemporaine qui n’a qu’une seule raison d’être : Faire danser les gens, et j’ai été touchée par cet homme si humble, qui livre des mots sur sa musique, de la musique pour aller au delà des mots…

« L’homme, on le sait, est bien plus sensible que raisonnable -et c’est heureux. »

  • Memories…♫

Fred Rister revient sur l’histoire de ses tubes qui nous ont fait danser, des musiques mondialement connues et co-écrites par cet homme d’une telle timidité, qu’il est passé, souvent dans l’ombre de sa propre célébrité. Il explique sa façon de ressentir son métier de DJ et de producteur, à travers son vécu. Des mémoires toutes en flow, des séquences de souvenirs rythmées, la persévérance comme métronome, cette autobiographie est une manière de connaître mieux, intimement presque ce frenchie que tout le monde s’arrache, quand lui, garde une pudeur attendrissante face à son propre talent…Passionné de musique et de bons sons, il nous transmet toutes les bonnes ondes de ce phénomène grandissant qu’est l’électro, avec cette volonté de les faire passer au plus grand nombre.

« A l’évidence, les mots de culture et d’art défient toute précision, mais la sincérité, elle, se voit et s’entend. »

  • When Love Takes Over…♫

Si Fred Rister m’a appris quelque chose grâce à cette autobiographie, c’est que l’Amour surmonte tout. La musique a été le moteur de sa vie. Cette passion a su dépasser les frontières de l’âge et celle de la maladie, elle a balayé toutes les peurs et les douleurs pour nous donner un instant pur. Il l’a saisi cette petite étincelle de chance et de génie…Et maintenant, nous, on danse. Faire danser les gens, est son seul désir…Et parce qu’il a continué à croire en ses rêves, de croire en la musique, il réussit le pari de nous faire, tous, mouvoir sur n’importe quel dancefloor, grâce à sa sensibilité et son travail. Une audace récompensée au centuple de sa sincérité, une nouvelle influence, l’électro pop, qui a marquée l’histoire de la musique, et en influencera encore d’autres…

Alors, j’aurai bien envie de lui dire Merci pour cette leçon de vie.

« Composer une musique c’est, par ordre alphabétique, arranger, broder, chercher, concevoir, construire, conter, controuver, créer, découvrir, échafauder, engendrer, exagérer, fabriquer, fabuler, feindre, forger, imaginer, improviser, innover, insinuer, mentir, rêver, romancer, s’aviser, supposer-et puis trouver. » 

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Alina ainsi que les éditions Séguier pour l’envoi de ce livre. Ce fut une lecture passionnante!

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Seule dans Raqqa, Hala Kodmani

Couverture Seule dans Raqqa


Synopsis: 

Syrie, 2011. Prise en étau entre les exactions d’un dictateur et la barbarie de l’État islamique, Raqqa souffre en silence. Sur Facebook, pourtant, une jeune femme prend la plume. C’est une résistante, une intellectuelle, une amoureuse. Elle raconte l’enfer d’un peuple, son quotidien de combats, de terreurs – son espoir aussi. Le symbole d’une ville, d’un pays tout entier. Antigone moderne, elle en partagera le destin : dénoncée en 2015, elle mourra exécutée dans les geôles de Daech.
Journal de bord et testament, Seule dans Raqqa est plus qu’un témoignage : un chant de liberté.

« Un témoignage digne de celui d’Anne Franck. » Daniel Cohn-Bendit – Europe 1
« Un livre bouleversant ! Lisez-le ! » Nicolas Demorand – France Inter
« Un témoignage poignant, entre espoir et désillusion, sur lequel Hala Kodmani a su poser les mots justes. » Delphine Minoui – Le Figaro


Ce que j’ai ressenti:

  • Un livre bouleversant…

Seule dans Raqqa. Seule avec un journal intime 2.0, seule avec Facebook comme fenêtre ouverte sur le monde, seule à chroniquer sur un enfer actuel. Difficile de poser les mots sur une telle lecture, parce qu’en fait il y aurait tant à dire, et en même temps si peu, parce que tout cela se passe, au delà des mots…Et pourtant, Nissan Ibrahim, se dévoile sur la toile, en étant aussi révoltée que douce, maladroite et avisée, engagée et prostrée, dans ce nouvel outil qui lui permet de parler de la situation intolérable de Raqqa: Facebook devient alors sa bouteille jetée à la mer, Facebook sera le témoin de son envie de liberté… Une jeune femme qui aiguise sa pensée, au fur et à mesure, que l’obscurantisme prend de l’ampleur…Édifiant!

  • Dans l’air du temps…

Hala Kodmani tisse, autour des posts de Nissan Ibrahim, tout un contexte politique et social, qui rendent compte des revirements des rues de Raqqa, en Syrie. C’est un témoignage en deux temps, puisque cette journaliste retrace le parcours de cette jeune femme, professeur de philosophie, qui lutte pour l’idée de LIBERTE. Mais il reste tout de même, une part de mystère, un voile sous les voiles noirs, des mots encore à décrypter, parce que Nissan est volontairement restée dans un anonymat « sécuritaire »…Pourtant, en une centaine de pages, qu’il est puissant, le choc de ses mots…C’est d’autant plus choquant, que c’est maintenant que ça se passe, maintenant, et sous le joug de la dictature…En 2015, que les messages de Nissan ont été stoppés nets. La démarche de Hala Kodmani s’inscrit dans un souci d’éveil, pour le reste du monde, de la souffrance d’une ville sous l’emprise de la barbarie. Raqqa blessée et Seule dans Raqqa: Un hommage tout en émotions.

…A la merci des loups noirs.

Nissan Ibrahim est à mon avis, une jeune femme admirable, un symbole d’une jeunesse audacieuse. Souffrant du syndrome de la chèvre de Mr Seguin, se jetant dans la gueule du loup, après avoir lutté toute la nuit, enivrée qu’elle était de liberté, Nissam a donné cet espoir, à travers ces chroniques intimement passionnées…Dans ses derniers posts, on sent bien qu’elle est consciente de se sacrifier pour cette idée, elle provoque même ses loups affamés…Et, eux, bien sûr, se sont empressés de la dévorer, à l’aurore…Il nous reste, tout de même, son courage à admirer et ce livre à lire et à recommander…Indispensable!

 

Ma note Plaisir de Lecture  INDISPENSABLE !

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Emmanuelle pour son conseil de lecture. Elle nous l’a tellement bien recommandée qu’il était franchement impossible de passer à côté, de cette lecture indispensable. Je remercie toute la Team des  éditions Pocket pour l’envoi de ce livre!

 

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pocket

On la trouvait plutôt jolie, Michel Bussi.

 


Synopsis: 

On la trouvait plutôt jolie, Leyli. Tout charme et tout sourire. Leyli Maal fait le ménage dans les hôtels à Port-de-Bouc, près de Marseille. Malienne, mère célibataire de trois enfants, Bamby, 21 ans, Alpha, 17 ans, Tidiane, 10 ans, Leyli nourrit un rêve immense et cache un grand secret. Leyli raconte sa vie à qui veut bien l’écouter, mais peut-elle avouer toute la vérité ? Peut-elle empêcher ses enfants de dévoiler ce qu’elle a caché ? Une vengeance ? Un trésor ? Un père ? François Valioni travaille pour une importante association d’aide aux migrants à Port-de-Bouc. Il est retrouvé au petit matin assassiné dans un hôtel. Dans sa poche, un bracelet de couleur et six coquillages. Julo Flores est un jeune lieutenant de police zélé, hyperconnecté. Méfiant envers son commandant et un peu trop sentimental, il ne peut pas croire que Bamby Maal, que tout accuse, soit la coupable. Surtout lorsque survient un second crime. En quatre jours et trois nuits, du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, Michel Bussi nous offre un suspense de haut vol, dans lequel, comme toujours, priment l’humain, l’émotion, l’universel. Jusqu’au stupéfiant twist final.


Ce que j’ai ressenti:

 

  • Et par temps de mistral…

Dans son anémogamie, les bourrasques de vent pourrait bien vous souffler aussi, le récit de Leyli,  l’odeur sucrée de sa peau, la sueur de ses heures de travail, le sel de ses larmes, et le sang de ses rêves évanouis…On la trouvait plutôt jolie, Leyli, mais si on écoute dans les langueurs océanes de la ville de Port-de-Bouc, on pourrait aussi entendre le cri désespéré d’une chouette et les derniers souffles des migrants qui se noient, dans la Méditerranée… Michel Bussi nous offre une poignée de destins qui crissent, comme l’écho des frottements des cauris, et,  il nous fait tenir dans nos mains, près de 500 pages, d’un thriller aux embruns humanistes…

« La poussière se pose plus vite sur nos cœurs que sur les meubles. »

  • Les jours et les nuits se délitent…

On la trouvait plutôt jolie notre paire de lunettes…Mais est-il certain que cela nous cachera la réalité affreuse? Ou encore, nous protégera-t-elle de l’éclat lumineux de nos rêves éveillés? Il y a dans ses pages, un antagonisme fort qui se dispute nos élans du coeur…Les jours sont de sang et les nuits d’ancre, mais la souffrance n’a pas de frontières, elle n’a pas de limites elle se fout bien de vos lignes imaginaires… Elle prend juste différentes couleurs, différents courants, toujours de tragiques chemins qui floutent les regards de ces champions…Et la lumière aveuglante du soleil du désert se frotte à l’obscurité des rues grises de la ville pour déstructurer toutes les attentes…Repères et remous émotionnels dans le tourment des tempêtes, une famille au centre: Leyli, Bamby, Alpha, Tidiane.

« Tu comprends, Bamby, on veut juste notre part de rêve! »

  • …Le sortilège est lancé.

Michel Bussi a le charmant pouvoir de nous surprendre à chaque thriller, dans un dernier twist. C’est son petit tour de magie:  on le trouvait plutôt talentueux, Monsieur Bussi, et il confirme tous ses effets…Je suis, bien sûr attentive à cette connivence de final qu’il a su installer avec ses lecteurs, mais, si j’ai adoré cette lecture, c’est avant tout pour son impact humain. La famille, les secrets bien gardés, les trésors enfouis, l’épopée des migrants, c’est toute une recette d’ingrédients qui a su me toucher, d’une bien chouette manière…

« C’est une sensation étrange, croyez moi, de voir ainsi le monde partir dans le néant, basculer, disparaître alors que vous, vous allez rester. »

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier encore l’équipe formidable du Gang Pocket, pour cette belle soirée et cette  très jolie lecture!

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pocket

La mort selon Turner, Tim Willocks.

Couverture La Mort selon Turner


Synopsis: 

Après La Religion et Les Douze Enfants de Paris, le nouvel opéra noir de Tim Willocks.

Lors d’un week-end arrosé au Cap, un jeune et riche Afrikaner renverse en voiture une jeune Noire sans logis qui erre dans la rue. Ni lui ni ses amis ne préviennent les secours alors que la victime agonise. La mère du chauffeur, Margot Le Roux, femme puissante qui règne sur les mines du Northern Cape, décide de couvrir son fils. Pourquoi compromettre une carrière qui s’annonce brillante à cause d’une pauvresse ? Dans un pays où la corruption règne à tous les étages, tout le monde s’en fout. Tout le monde, sauf Turner, un flic noir des Homicides. Lorsqu’il arrive sur le territoire des Le Roux, une région aride et désertique, la confrontation va être terrible, entre cet homme déterminé à faire la justice, à tout prix, et cette femme décidée à protéger son fils, à tout prix.

Le fauve Willocks est à nouveau lâché ! Délaissant le roman historique, il nous donne ici un véritable opéra noir, aussi puissant qu’hypnotique. On retrouve dans ce tableau au couteau de l’Afrique du Sud tout le souffle et l’ampleur du romancier, allié à une exceptionnelle force d’empathie. Loin de tout manichéisme, il nous fait profiter d’une rare proximité avec ses personnages, illustrant de la sorte la fameuse phrase de Jean Renoir : « Sur cette Terre, il y a quelque chose d’effroyable, c’est que tout le monde a ses raisons. »


Ce que j’ai ressenti: 

  • Rencontre explosive!

C’est rare, mais je tenais à le dire: je veux revoir, à tout prix, Radebe Turner! Il incarne cette idée de justice dans sa plus noble définition, envers et contre tout, en dépit de tout…Et ça, c’est précisément, tout ce que j’aime. Bref, j’ai adoré ce personnage, j’ai eu un coup de foudre pour cet homme de valeur, de sagesse, et sacrément déterminé. Un héros taillé, démesurément, pour les causes perdues…Un flic qui mène sa propre défense pour les êtres de « rien », ceux qu’on oublie au détour d’un carrefour, ceux qu’on laisse mourir à côté d’une poubelle, ceux dont personne ne se soucie…Lui, il va en faire son « leitmotiv », et je peux vous le dire que cette mission ne se fera pas dans la dentelle, ni dans les sourires entendus et hypocrites pour la hiérarchie …Un feu incroyable anime cet inspecteur, et il brûlera tout sur son passage…

« -Que justice soit faite même si les cieux dégringolent… »

  • A feu et à soif…

Le décor est planté en Afrique, Lankopf, Cap-Nord. L’air est irrespirable de trop de poussière, de trop de pouvoir empoisonné. Entre la chaleur abrutissante et la corruption imprégnée, difficile de se sentir bien sur ce petit bout de terre, à quelques pas d’un no man’s land de perdition…En partant, comme cela, bille en tête pour rendre justice à cette jeune fille sans nom, contre la famille Le Roux, dirigeante sur des kilomètres à la ronde, Turner n’avait pas idée des lourdes conséquences qu’il va engendrer. L’auteur plonge son héros en plein enfer, mais il le fait avec panache,lui donnant une assurance surdimensionnée et une soif de justice incompressible, qui ne va plaire à la reine des lieux…La descente policière n’est qu’un apocalyptique chaos à l’image de l’édifice de puissance de Margot Le Roux:  un western des temps modernes en terre africaine, avec fusillades et actes de violences en tout genre…

« Trouve la force du fer dans ton âme. Si le fer n’est pas là, c’est qu’il n’y a plus rien. »

 

  • Une plume flamboyante!

Tim Willocks m’a conquise dès le premier chapitre…Il a une écriture sensitive, furieuse, poétique, palpitante, empathique, magistrale qui fait que l’on ressent l’intensité de ces drames, la misère de cet environnement, la chaleur extrême, les inégalités honteuses, et la douleur intime de Turner. Je suis restée scotchée dans la scène du désert de sel, c’est presque insoutenable, et cela prouve bien que l’auteur a un immense talent. On a l’impression d’y être, de voir carrément l’horreur sous nos yeux, de sentir les effets de la déshydratation, de goûter le sel de ses scènes de violences, de toucher de près, la poisseuse main mise de la corruption, d’entendre la mort, à pas fracassant…Avec un tel personnage qui pousse cette envie de justice vers son idéal ultime et cette plume incroyablement sensible et bouleversante, j’ai eu un coup de coeur pour ce thriller noir. Stupéfiant, inattendu et puissant, mais vraiment, un énorme coup de coeur!

 

« Je suis donc assis dans une voiture avec un homme mort, mort avec de la poésie aux lèvres. »

 

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule 10/10

Remerciements: 

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine, pour leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture addictive!

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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