Metro 2034, Dmitry Glukhovsky. Défi CannibElfique LC.

 

Couverture Métro 2034

Pourquoi je l’ai choisi:

Après l’intensité de la lecture de Metro 2033, nous étions impatientes de nous lancer dans cette suite prometteuse, avec ma Belette Binomette de lecture…

Synopsis:

La Sevastopolskaya, une des stations habitées les plus méridionales du métro moscovite, produit une grande part de l’ électricité qui alimente celui-ci. Harcelée par des monstres des tunnels sud, elle ne doit sa survie qu’au courage de ses défenseurs et à l’afflux constant de munitions en provenance de la Hanse. Cependant, la dernière caravane d’ approvisionnement n est jamais revenue de la ligne Circulaire, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche.

Ce que j’ai ressenti:…Au son de la musique, moins de peur…

Le véritable amour brise toute ta vie sans se soucier des circonstances.

L’ambiance et la Terreur, étant posé dans le premier tome, l’auteur se penche maintenant sur les humains qui se retrouvent coincés dans cet enfer. Une vision plus intime des ressentis des personnages, ce qui manquait un poil dans le premier tome, mais il n’en reste pas moins que j’ai préféré l’intensité de Metro 2033…Le Metro n’est plus le personnage principal, on a moins cet effet « oppresseur », il règne presque une flamme d’espoir dans les yeux de certains…Par contre, il reste toujours cette ouverture des réflexions qui fait que ce n’est plus seulement une saga passionnante, mais plus encore, une trilogie inspirante…

Mais la mort a ses propres motivations et elle n’aime pas ceux qui jouent avec elle.

Ici, nous avons un trio improbable qui se retrouvent ensemble et partage les péripéties des dangers souterrains. Ce ne sont pas des héros, juste des âmes en peine qui subissent leurs derniers jours à survivre ensemble, pour ne pas perdre la tête, et leurs dernières valeurs. Un homme âgé, une jeune fille et un presque damné qui essayent de sauver la dernière poignée d’humanité…Entre idéalisme et naïveté, ce trio avance avec leurs protections sommaires vers l’ultime catastrophe…

Ce n’est qu’un conte, après tout. Mais comment survivrions-nous sans contes?

Si on s’attache à Artyom dans le précédent tome, ici, on le retrouve que partiellement, au détour d’une page ou d’un virage ténébreux. Il laisse sa place de meneur, pour qu’on puisse s’attacher à Homère et ses histoires, Sacha et sa douceur, Hunter et son mystère…Ce tome 2 de la trilogie des Metro, est différent dans sa manière d’aborder cette catastrophe. Avec ce trio, il ressort une envie de transmission posthume, un élan de bien agir, le plaisir d’être unis pour une cause…Il contraste tellement du tome 1, que maintenant, je suis impatiente de lire Metro 2035, pour comprendre où Dmitry Glukhovsky, veut emmener son lecteur…

Il n’y a rien de plus précieux que la vie humaine.

Après le frisson intense de Metro 2033, Metro 2034 est une suite qui expérimente la différence entre peur et terreur avec un doux son de flûte qui enchante comme par magie, les milliers d’âmes qui restent au fin fond des tunnels. La conquête de la surface est presque un dernier espoir, mais la Cité d’Emeraude, une terre d’Eldorado qu’on espère bien fouler, après cette horrible ballade de santé avec combinaisons encombrantes et masques défaillants dans les vapeurs toxiques et la noirceur des rames moscovites…

La peur et la terreur sont deux choses bien distinctes. La peur vous donne un coup de fouet, vous oblige à agir, à faire preuve d’imagination. La terreur, elle, paralyse les membres, arrête les pensées, prive les hommes de leurs ressources.

 

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier Le livre de Poche Imaginaire pour l’envoi de ce livre! Ce fût une lecture frissonnante à souhait!

 

Titre : Métro 2034

Auteur : Dmitry Glukhovsky
Édition : Le Livre de Poche (05/04/2017)

Résumé :
La Sevastopolskaya, une des stations habitées les plus méridionales du métro moscovite, produit une grande part de l’électricité qui alimente celui-ci.

Harcelée par des monstres des tunnels sud, elle ne doit sa survie qu’au courage de ses défenseurs et à l’afflux constant de munitions en provenance de la Hanse.

Cependant, la dernière caravane d’approvisionnement n’est jamais revenue de la ligne Circulaire, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche.

Critique de Cannibal Lecteur: ICI!
On ne pourra pas dire que l’auteur ne m’a pas écouté !

Dans ma précédente chronique sur Métro 2033, je signalais qu’il était dommage que les femmes fussent si absentes du roman et dommage aussi que la quête d’Artyom ne se soit pas pas faite avec une sorte de confrérie de l’Anneau (jeu de mot avec la confrérie toute puissante de la Hanse qui se trouve sur l’Anneau du métro).

Les esprits les plus éclairés diront que lorsque ma chronique fut postée, l’auteur avait déjà depuis longtemps écrit et publié son livre… Qui sait, peut-être avait-il reçu les mêmes doléances ou a-t-il décidé de changer son AK47 d’épaule.

Dans ce tome 2, le personnage énigmatique de Hunter, le chasseur, le prédateur, l’ours croisé brièvement dans le premier tome est mis à l’honneur, ainsi que Homer, un nouveau personnage assez âgé et une jeune fille de 17 ans qui a le mérite de n’être ni une greluche chuineuse, ni une Tomb Raider.

Par contre, dans cet opus, notre personnage principal du premier qui était Artyom n’a qu’un rôle des plus secondaire et insignifiant, quasi. On aurait mis Dupont que ça serait revenu au même et là, je dois dire que j’ai râlé de ne pas le suivre dans cette aventure, même si les autres personnages développés étaient intéressants.

Leur ennemi commun ? Nous dirons que cette fois-ci, en plus des créatures bizarres qui hantent les couloirs des stations du métro moscovite, nous avons aussi une épidémie qui décime tout ceux qui en respirent ses bacilles.

Leur mission, s’ils l’acceptent ? Passez les stations contaminées par le feu ! Ou trouver un remède adéquat…

Si le lecteur n’est pas trop regardant, il passera un excellent moment de lecture car il y a peu de temps morts et quand ça cavale moins, on ne reste pas à peindre la girafe pour autant…

Là où le bât peut blesser, c’est dans le fait que notre trio de personnages (et ensuite ce sera au tour de deux duos lorsque Léonid le flûtiste entrera dans la danse) donnent l’impression de traverser les différentes stations de métro comme une fleur, avec quelques rencontres un peu dangereuses des différentes créatures qui habitent le métro, mais sensiblement plus facilement que notre pauvre Artyom !

À croire que tout le monde leur a ouvert le passage…

Si le scénario ne brille pas par son idée originale, si ça pourrait avoir des relents de blogbuster ou de films à sensations où quelques types doivent sauver le monde ou la ville (ici, des stations de métro), si on n’est pas trop exigeant, on peut passer un bon moment de lecture bien sympathique.

Il est un fait que l’auteur devait se renouveler et ne pas nous servir la même soupe qu’à l’aller et donc, exit les différentes sociétés qui peuplent les stations, leur politique, leur croyances et tout le brol qui va avec.

La philosophie est toujours présente dans les dialogues ou les pensées de nos personnages principaux qui ont de l’étoffe et du courage et je précise que ce tome peut se lire indépendamment du premier.

Un roman de SF aux émanations de fantastique, une écriture qui trace toujours sa route, une quête moins ralentie par les lourdeurs administratives, ce qui donne un rythme plus rapide à ce tome qui fait le pont entre le premier et le dernier tome de cette saga dont je me demande bien comment elle va se terminer et si Artyom reviendra dans le dernier.

Ayant beaucoup voyagé dans le noir des tunnels de métro, ayant croisé des bestioles bizarres et peu commodes, je pense remonter à la surface durant un certain temps avant de replonger avec curiosité dans le dernier tome !

 

Métro 2034, Dmitry Glukhovsky -Défi CannibElfique.

♫ Z’avez pas vu Mirza, je le cherche partout ♪
♫ Z’avez pas vu Stelphique, je la cherche partout ♪
♪ Z’avez pas vu Stelphique, elle va me rendre fou ♫

— Sérieusement, vous n’avez pas vu Stelphique parce que je l’ai cherchée dans tout le métro mais je ne l’ai pas vue ! Parce que, voyez-vous, ma binôme de lecture est entrée dans cet angoissant métro 2033 avec 200 pages d’avance sur moi…

Je vous jure que j’ai cravaché pour récupérer mon retard, sans savoir aller très vite parce que j’avais des tas d’autres choses sur le feu et mon rythme de lecture en a pâti. Pour une fois, j’avais du retard !

Tout ceux que je croisais dans ces couloirs sombres me disaient qu’elle marchait en tête et malgré tout ce que je faisais, elle était toujours devant, à courir mille dangers. Alors, j’ai mis le turbo lecture et j’ai fait le forcing, bien décidée à la rejoindre afin de lui porter secours.

Et là, après avoir lu à perdre haleine, j’ai vu la lumière de sortie ! J’étais enfin sortie de ces couloirs sombres du métro, remplis de choses louches et d’Humains plus très humains… Et là, stupeur (et tremblements – mdr) : pas de Stelphique à la sortie !

Serait-elle déjà partie dans le Métro 2034 ? Sans m’attendre ??

Non, pire… Après enquête, il s’avéra que je l’avais dépassée sans le savoir et que ma brave binômette avait maintenant 100 pages de retard sur moi.

Mon dieu, comment avais-je pu la louper ? Avait-elle pris un autre chemin dans le tortueux métro de Moscou ? S’était-elle faite attraper par une créature sortie des Enfers ??

Presque… La pauvre s’était faite avoir à la terrible station Migraina Vlakel Spointa… Là, une créature dangereuse lui faisait vivre mille douleurs, prenant possession de son esprit…

N’écoutant que mon courage, j’ai tenté d’aller la délivrer, mais la terrible créature s’attaqua à moi aussi, nous laissant toutes deux sur le carreau pour plus de 24h…

Nous sommes sortie du Métro 2033 éreintées et nous allons replonger dans celui de 2034, toujours lourdement armées car il y a encore des trucs louches niveau bestioles dans ces couloirs sombres…

Et ma binômette a de nouveau pris de l’avance sur moi… Je vais couvrir ses arrières à défaut de passer devant.

Le gang des rêves, Luca Di Fulvio.

Couverture Le gang des rêves

Pourquoi je l’ai choisi:

Sitôt fini Les enfants de Venise et après ce gigantesque coup de cœur, je n’ai pas pu résister à l’envie de découvrir son précédent roman. Ma tendre moitié a couru en librairie le jour même, car il a bien senti, qu’avec cet auteur là, il y avait eu une vraie révélation…

Synopsis:

New York! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminita une italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses cotés Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour?

Ce que j’ai ressenti:…Adoption d’un Gang et Déferlement d’émotions…

« Et les gens croient à mes histoires parce qu’ils aiment rêver. »

Diamond Dogs, c’est un gang, c’est un rêve…Que la lumière soit faite sur cette belle lecture, car elle mérite toute votre attention: Bonsoir New-York! Petit diamant brut de littérature, Luca Di Fulvio m’a encore conquise par son audace et sa passion! Laissez vous guider par cette belle voix qui vous susurre de rejoindre le Gang, elle ne veut que votre bien, et pourtant, il se chuchote aussi que cette voix, c’est le porte parole de l’obscurité, des rues mal famées, des jeunes gens non fréquentables…Mais Christmas compte bien jouer avec son destin, comme avec sa pièce d’un demi-dollar, et déjouer les pronostics malheureux qui menace cette jeune génération de l’immigration ! Un cheval fou et indomptable qui va faire des ravages sur les bords de Manhattan, mais qui insufflera aussi, sa force de persuasion…

New-York, et cette belle idée du « rêve américain », terre d’exil et de tous les possibles, terre d’accueil et tremplin dynamique vers l’artistique…New-York, comme scène de théâtre qui s’ouvre entre ombres et lumières, où la poussière côtoie les paillettes, où les gangsters effleurent l’amour…Enthousiasme-toi pour le théâtre, danse avec Fred Astaire, encanaille-toi dans les bas-fonds de la ville, vibre pour le cinéma parlant, écoute la radio clandestine: Ressens le New-York des années 1920, Luca Di Fulvio te livre une fresque tumultueuse faite de rage et d’envie! Tant de vies fracassées sur le seuil de la violence, et pourtant, toujours ce regard tourné vers le dépassement de soi, toujours à chercher à vaincre l’intolérance, toujours à croire en un matin lumineux…Les pieds dans la misère, mais le bras tendu vers la lune…

Rien n’est une évidence dans ces pages, ni la trame, ni les destins. 900 pages de tourments, d’amitié, d’élans et de violence qui se fracturent sur un début de siècle en pleine expansion…Rêves et Réalités s’affrontent dans les regards noirs, Libertés et Désespoirs s’arrachent à coup d’affrontements musclés, Différences et Espoirs se lient dans les cœurs sombres…L’amour, n’aura jamais été plus belle conquête, l’espoir, plus intense ligne de conduite…

Cette lecture est un condensé d’émotions fortes, contradictoires, surprenantes, vibrantes, mielleuses, violentes…Luca Di Fulvio t’arrache ton cœur vierge, le roule dans la poussière de l’asphalte, et quand il a fini de jouer avec, par tant de sentiments forts , il te le rend un brin cabossé, mais rougeoyant de passion, et toi, pauvre lecteur, tu le regardes les yeux béats d’admiration et tu es juste ravi d’avoir ressenti, l’irrésistible plaisir du feu de la vie!

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Metro 2033, Dmitry Glukhovsky – Défi CannibElfique- LC.

Couverture Métro 2033

Pourquoi je l’ai choisi:

J’étais très curieuse de partir à la découverte d’un nouveau territoire…J’ai reçu les appels de phares , et je n’ai pu résister à l’attraction du post-apocalyptique de ce métro russe…Je suis très contente d’avoir convaincue ma binômette de se lancer dans ces tunnels, parce que seule, j’avais un peu la frousse….

Synopsis:

2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inha­bitable, est désor­mais livrée à des monstruo­sités mutantes. Moscou est une ville aban­don­née. Les survi­vants se sont réfu­giés dans les pro­fon­deurs du métro­politain, où ils ont tant bien que mal orga­nisé des micro­sociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déli­quescence reliées par des tunnels où rôdent les dan­gers les plus insolites, le jeune Artyom entre­prend une mission qui pour­rait le conduire à sauver les derniers hommes d une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l’attendent.

Les personnages:

C’est bien la première fois, que je me lie autant à un lieu, et pas forcément, aux personnages. Finalement, la force de ce roman, c’est que c’est le Métro lui même qui devient le personnage principal, et non pas les êtres qui crapahutent en ces tunnels…On a du mal à s’attacher à ses personnages sans élan héroïque, ils leur manquent un pointe de luminosité, même si je pense que c’est intentionnel, pour faire mieux briller ce lieu de ténèbres…C’est très original!

« L’important c’est de reste le même au fond de son cœur, ne pas renoncer, ne pas s’avilir… »

Ce que j’ai ressenti:…Une terrifiante traversée souterraine…

« Est-ce qu’un être humain qui n’a jamais vu d’étoiles peut imaginer l’infini? »

Bienvenue dans l’antichambre de l’Enfer, heu, dans le Métro russe, version post-apocalyptique!!! Comment vous dire?! Il ne fait pas bon vivre dans ses tunnels obscurs, avec l’ombre de la menace des Noirs, continuellement enfermés dans les ténèbres…Peu de place pour la rêverie, les bons sentiments et l’hospitalité…Il règne en ces lieux, une ambiance oppressante qui ne vous lâche plus! Saisissante, asphyxiante, viciée, chaque inspiration est une souffrance autant pour ses personnages que pour nous, lecteurs. Cette ballade dans ce Moscou revisité, est empreinte d’une menace sourde, presque surnaturelle, affreusement anxiogène…Tous nos sens sont aux aguets: le danger réel et irréel se glisse dans ses lignes, chaque détour est un abysse profond, chaque intersection, une angoisse supplémentaire…

« Maintenant qu’il mesurait l’ampleur de la déchéance humaine, sa foi dans les lendemains radieux s’était évanouie . »

De tous les romans dans ce genre, je crois que celui ci, se distingue vraiment par cette atmosphère plombée par cette peur ancestrale du noir, mais pas seulement le Noir, presque le Néant…Absence de lumière, de beauté, et a fortiori d’espoir… Le Metro devient le héros ténébreux, et  il nous dévoile ses pires recoins entre ses ombres monstrueuses, ses pièges nébuleux, ses inquiétantes voies, ses pires détracteurs…Ce qui m’a vraiment plu, c’est cette manière d’aborder le post-apocalyptique,  il ne reste Rien: rien à sauver, rien à valoriser, (presque plus) rien à Croire. On sent vraiment que c’est la Fin de tout, du monde mais aussi des moindres valeurs…Ici l’auteur se penche sur l’aspect spirituel de l’humain face à l’inéluctable, il nous donne matière à réfléchir sur les questions existentielles, et en même temps dresse un portrait peu reluisant de la nature humaine, la balance entre le Bien et le Mal penche affreusement d’un côté, et du coup offre un incroyable thriller d’une noirceur poisseuse…Avec cette intrigue, la claustrophobie te saisit au détour d’un rail, et elle ne te lâche plus jusqu’à la fin du voyage…

« Celui qui trouvera en lui-même assez de patience et de courage pour scruter toute sa vie les ténèbres sera le premier à y apercevoir un éclat de lumière. »

En suivant Artyom, jeune homme qui se lance dans une mission quasi suicidaire, on fait le tour des stations et des pires travers humains. Chaque voie empruntée par ce personnage, nous offre un panorama des violences  dans lequel l’Homme peut s’illustrer en tant de crise, autant psychologique que physique…En plus de l’absence de luminosité du lieu, cette excursion emprunte tous les cercles du vice et de la cruauté, se nourrit du sang et de l’incrédulité des plus faibles, et il parait, (selon une légende), qu’en creusant un peu, les Enfers seraient au centre de la Terre: on s’en approche dangereusement dans ses pages…

« Mais le diable a de ces blagues parfois! »

Un premier tome qui pose bien ses bases: On voyage dans les bas-fonds de la Russie, la philosophie prend le pas sur nos peurs les plus primales,  l’horreur rencontre un lieu parfait de perdition, on se délecte de cette tension de tous les instants…Alors bien sûr, on se jette sur la suite de ses aventures souterraines, histoire de se faire encore plus peur que nécessaire…Vite Metro 2034!

« Ce n’est pas la mort qui effraie. C’est son attente. »

Le petit plus: Le plan du Metro moscovite en couleurs! Déjà, il rend super à l’oeil, mais surtout, il est absolument nécessaire, pour cette lecture étant donné, la complexité des noms russes des stations. A chaque chapitre, on sait où l’on est, et c’est vraiment appréciable pour la visualisation de la progression…

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

 

Titre : Métro 2033

Auteur : Dmitry Glukhovsky
Édition : Livre de Poche (11/01/2017)

Résumé :
2014. Une guerre nucléaire a ravagé la Terre. 2033. Quelques dizaines de milliers de Moscovites survivent tant bien que mal dans le métro. Ils sont organisés en microsociétés qui habitent une ou plusieurs stations de métro, se dotent de diverses formes de gouvernement et de croyances.

Les tunnels sont laissés aux parias, aux rats et à tout ce qui rode dans les ténèbres.

Artème est l’un de ces survivants. Une menace plane de l’extérieur, sa portée est connue par quelques-uns, Artème est chargé de transmettre cette information et doit atteindre Polis – une communauté de stations qui préservent les derniers vestiges de la civilisation humaine. Il est le dernier espoir de survie de l’humanité.

Commence alors une quête homérique, une odyssée dans le métro moscovite, où il va croiser tour à tour trafiquants, mystiques, néo-nazis et leur quatrième Reich, la première brigade « interstationnale », des religieux, des sectaires.

Il baignera dans les légendes urbaines du métropolitain.

Critique de Cannibal Lecteur :
Toi qui ouvre ce livre, n’oublies pas de prendre avec toi un AK 47, des chargeurs avec des balles à profusion car dans ce monde souterrain, ce sera ta survie, mais aussi ta monnaie d’échange car les billets ne servent plus à rien, ou alors, à se torcher le cul.

Ça, c’est ce qu’il te faut si tu décides de te balader dans les tunnels du métro moscovite… On ne sait jamais qui on peut croiser dans les coursives.

Si tu désires aller prendre l’air dehors, pauvre fou, n’oublies pas d’enfiler une combinaison étanche et de te munir d’un masque à gaz ! Et d’un bazooka !

Tant que j’y suis, je te donne un conseil d’initié : si un mec commence à faire dans son froc en bégayant qu’il y a des Noirs dans le tunnel, tire à vue ! Non, ce n’est pas un acte raciste mais de survie car ces espèces de trucs n’ont rien d’humains.

Tant que vous y êtes, tirez aussi à vue sur les chiens et surtout sur les bibliothécaires ! Ces derniers sont des abominations et rien à voir avec vos livres rentrés en retard. Devant eux, un seul mot d’ordre « Fuyez, pauvres fous, mais en silence »… Ben oui, il est déconseillé d’être bruyant dans les biblios et paraît que le bruit attire ces sales trucs.

Ah, au fait, pas besoin d’abonnement du métro, votre passeport suffira et prévoyez assez bien de munitions, c’est le plus important.

Le post-apocalyptique n’est pas mon genre de prédilection, mais de temps en temps, j’aime sortir de ma zone de confort et m’encanailler ailleurs que dans des polars. Surtout quand l’idée vient de ma binôme de lecture.

Niveau angoisses, j’ai été plus que servie et je ne regarderai plus les stations de métro du même œil, dorénavant.

Après une guerre nucléaire qui a ravagé toute la terre (toute ?), les survivants se terrent dans le métro de Moscou, reproduisant à petite échelle les différentes sociétés telles qu’on les connait à grande échelle : entre les stations gouvernées par des nazis, des communistes, des Rouges, des mystiques, des tarés, des mafiosis, des commerçants, faites votre choix.

Le personnage principal, Artyom, est un jeune homme qui n’est jamais sorti de sa station et qui se voit confier une quête qui va lui faire traverser une partie du métro.

En se mettant en route, notre jeune homme, qui n’a rien d’un héros, ne sait pas qu’il va vivre sa plus fabuleuse aventure de toute sa life. Accroche tes mains à sa taille, pour pas que la chenille déraille… Et n’oublies pas de tirer à vue (et de bien viser) si jamais tu croises un truc pas net !

L’écriture est facile à suivre, agréable, elle vous entraîne dans les méandres du métro Moscovite, qui a tout d’un enfer, et heureusement qu’il y a un plan en première page, sinon, je m’y serais perdue, vu les nom des stations assez compliqué.

Là où j’ai tiqué, c’est que notre Artyom aurait pu mourir 20 fois et qu’à chaque fois, il a été tiré d’affaire pas la Providence qui a mis la bonne personne sur son chemin afin de le sauver… Bon, une fois, ça passe, deux fois, ça fait lourd, mais trois fois, faut arrêter car ça devient répétitif et moins plausible.

Autre chose que j’ai trouvée dommage, c’est que durant sa quête, les compagnons de marche d’Artyom ne fassent que de passer… Je ne dis pas qu’il fallait nous faire une fraternité de la quête de l’anneau, mais bon, j’aurais aimé voyager plus longtemps avec certains, dont Khan, et ne pas me contenter de les voir durant quelques chapitres avant qu’ils ne disparaissent en faisant pchiiitttt.

Tant que je suis dans l’énumération des petites choses qui dérangent, je me demande aussi où sont passées les femmes ?? Putain, on en croise pas des masses dans les couloirs, à croire qu’il ne reste plus que des mâles. La Nature a inversé les choses, ou alors c’est à cause de l’apocalypse, car après lecture, j’ai l’impression qu’on a 90% de bistouquettes pour 10% de nibards.

Malgré ces petits points noirs, le reste est passé comme une rame de métro sur des rails bien huilés : le voyage était intéressant, rempli de rencontres bizarres ou intéressantes, avec une bonne louche de mysticisme et d’ésotérisme, mâtiné de religions toutes plus folles les unes que les autres.

Avec quelques réflexions profondes et pas dénuées d’intérêts pour qui voudrait y réfléchir plus fort après sa lecture.

Je me suis attachée à Artyom, j’ai aimé son côté un peu adolescent, paumé, couard, pas très sûr de lui, et qui, malgré ses peurs, continue d’avancer en se tapant des kilomètres et des kilomètres de tunnels sombres de métros, avec tout les dangers qui s’y cachent, tapis dans l’ombre.

Si le début est un peu lent, s’il y a quelques passages un peu moins intéressants, je peux vous dire que les 200 dernières pages se lisent à la vitesse du TGV roulant sur des pelures de bananes ! Cours, Artyom, cours !! Mon cœur a palpité.

Alors oui, ce n’est pas de la toute grande littérature, ce n’est pas du post-apocalypse avec un message à la clé (le message est juste un peu plus long que 3 tweet de Donald), on a des moments de réflexions profondes, mais l’action ou la marche à pied sont plus présentes dans le récit que la philosophie. De plus, la succession des régimes politiques dans les stations pourraient devenir indigeste pour certains…

S’il y a du réalisme dans ce roman, il y a aussi une dose de fantastique ou de SF, à vous de voir dans quelle catégorie vous classerez le bestiaire des animaux qui ont mutés suite aux radiations nucléaires.

Un roman post-apocalypse qui n’a rien de la lecture de l’année, pourtant, j’ai apprécié la lecture, j’ai ressenti de l’effroi dans les tunnels sombres et habités par on ne sait pas trop quoi, j’ai eu de l’empathie pour ce brave Artyom, j’ai tremblé pour lui, j’ai armé ma Kalachnikov en même temps que lui et je compte bien redescendre sous terre pour les deux tomes suivants !!

Metro 2033: Dmitry Glukhovsky. (LC avec Cannibal Lecteur-Intro.)

— Allez ma Belette Cannibal, on se fait un petit roman post-apocalyptique pour changer ?
— Heu… pas très chaude, on va encore crever de trouille et remplir nos placards de denrées non périssables… Sans compter que je vais encore aller voler des cierges à l’église pour ne pas manquer de lumière en cas de black-out !
— *Insistante* Une petite guerre nucléaire, ça ne te tente pas ?? Tu avais adoré Résilience pourtant !!
— *Freine des quatre fers* Oui, mais je me méfie comme de la peste des centrales nucléaires, maintenant, et lors de ma lecture, j’ai failli en chier sous moi de trouille !
— N’exagère pas ! Au fait, il me semble que tu aimes la Russie autant que l’Angleterre, non ??
— *Yeux qui brillent* Oui, j’adore ce grand pays mystérieux qui me fascine autant qu’il me fait peur. On va se lire un classique russe ??
— Pas tout à fait… Mais on va aller à Moscou visiter le métro de l’an de grâce 2033.
— Pourquoi pas… on prend nos passeports ? Et la DeLorean aussi ?
— Pas vraiment non… Oublie ton passeport, on est dans du post-apocalypse, oublie la bagnole de Doc et ouvre ton roman. Par contre, prends de la mort-aux-rats et des lampes de poche. Ou plutôt : prends ta collection de cierges ! Allez, go ! J’y suis déjà moi.
— Stelphique, tu me fais peur, là !! Stelphique ??? Stelphiiiiiiique !! Reviens… *Silence* Bon, elle s’est engagée seule dans ces tunnels sombres et si je la laisse seule, je ne vais jamais retrouver ma binômette de lecture. Alors, je vais être obligée de voler à son secours, là…

  • Charbon sur le visage : ok
  • Fusils mitrailleurs chargés : ok
  • Chargeurs de réserve : ok
  • Bandana kaki dans les cheveux : ok
  • Lampes de poche chargées : ok
  • Cierges pascaux : ok
  • Crucifix pour enfoncer dans un cul : ok
  • Nourriture : ok
  • Eau : ok
  • Thermos de café : ok
  • Thermos de mojito : ok

Belette Cannibal parée à descendre dans le métro moscovite à la recherche de sa binômette qui fait si bien les mojitos framboises et les cornes de gazelles (d’après ses dires, mais je voudrais tout de même avoir encore la chance de tester la chose).

— Stelphique, j’arrive ! *voix de Sylvester Stallone dans Rocky)

Couverture Métro 2033

Défi CannibElfique: Résultats des votes.

Bonjour les z’amis ! On a bien voté. Quelques abstentionnistes (j’ai noté les noms), mais dans l’ensemble, on a enfin un ordre qui se dégage. C’était pas gagné au début, tout les coursiers en liste se suivaient à la queue-leu-leu sans que l’un ne dépasse l’autre.

Après un appel aux votes sur Fesse Bouc (pour le second tour), on est arrivé à dégager trois gagnants. Un qui a 5 voix et deux autres qui en ont reçu 4.

Ils passeront les premiers à la casserole.

Sauf si quelqu’un a encore quelque chose à dire, à vendre. Tout peut encore changer !!

Attention, pas possible de voter deux fois, sauf si vous changez d’identité… [Appel du pied pour celui ou celle qui voudrait pousser son candidat préféré en avant].

  • Imagine le reste  de Hervé Commère (Amnezik – Nathalie M – Louise Canal – Yvan – Vincent Garcia – Ju lit les mots) = 6
  • Glacé de Bernard Minier (lespagesquitournent – Syl – Louise Canal – Françoise Sinard – Marjorie) = 5
  • Dreamcatcher de Stephen King (lespagesquitournent – Nathalie M – Françoise Sinard – Céline Le Blanc – Ju lit les mots) = 5
  • Un avion sans elle de Michel Bussi (lecturesdudimanche – LydiaB – Françoise Sinard – Céline Le Blanc) = 4
  • Les harmoniques de Marcus Malte (Collectif Polar -Françoise Sinard – Yvan) = 3
  • Anno Dracula de Kim Newman (Collectif Polar – Lutin82 – Smadj) = 3
  • Hannibal de Thomas Harris (Ida – lecturesdudimanche – Vincent Garcia) = 3
  • Zodiac station de Tom Harper (Lutin82 – Fred Ldx) = 2
  • De mort naturelle de James Oswald (Black Kat – Elhyandra) = 2
  • Les voies d’Anubis de Tim Powers (Black Kat – Rachel) = 2
  • Et que le vaste monde poursuive sa course folle de Colum McCann (Samantha Le Turcq – Fred Ldx) = 2
  • Le cercle de Bernard Minier (Pierre Faverolle – Marjorie) = 2
  • 1q84 de Haruki Murakami (Adlyn – Jean Luc Groner) = 2
  • Ne lâche pas ma main de Michel Bussi (LydiaB) = 1
  • Le prix de la peur de Chris Carter (Black Kat) = 1
  • Le sang du suaire de Sam Christer (Brunal Chanson) = 1
  • Morceaux de choix de Alan Carter
  • Morsure de Nick Louth

Journal d’un vampire en pyjama, Mathias Malzieu.

Couverture Journal d'un vampire en pyjama

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore la plume et l’univers de cet auteur, quand je l’ai vu à la bibliothèque, je me suis jetée dessus, impatiente de lire son nouveau livre et totalement ignorante de ce qu’il pouvait renfermer…

Synopsis:

« Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’aie jamais vécue. »

Ce que j’ai ressenti:…Au vent mauvais, un Coup au Cœur…

 » Je viens de traverser l’enfer en stop. Le véritable enfer. Pas celui avec du feu et des types à cornes qui écoutent du heavy métal, non, celui où tu ne sais plus si ta vie va continuer. »

Etre une Fée Lectrice, c’est voleter dans les mondes imaginaires de tous ses auteurs…Aujourd’hui, j’ai traversé l’enfer avec un Vampire en Pyjama, embarquer sur un vaisseau de poésie, et admirer des nymphes guérisseuses…Journal d’un Vampire en Pyjama, c’est un journal de bord tenu par un bout-en-train roux, qui ne connaît pas le repos : un « Dragon qui fait le con en skateboard »…Un témoignage vibrant, émouvant, hypnotisant.

« Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts. Nous abîme aussi parfois. »

Je ne sais pas résister à la poésie de cet auteur, à l’enchantement de ses histoires. Même, ici, alors qu’il se bat contre la maladie, il nous délivre encore du rêve et de la féérie. Rien que pour cela, je me suis promis de ne pas pleurer en lisant ses lignes, parce qu’il combat l’implacable, avec panache! Il continue de créer , voir le monde en couleurs, distribuer de l’espoir…Alors, en tant que ElfeLectrice, on admire cet homme qui a gardé son âme d’enfant, on voudrait lui offrir de la poudre de fée pour qu’il s’envole encore plus haut avec son Œuf, on souhaite juste ne pas perdre cet illusionniste de l’amour!

« Moi qui ai tant rêvé de chimères, géants, monstres amoureux et autres sirènes, me voici au combat pour un retour à la normalité. Le plus intense des contes de fées. « 

« Faire le con poétiquement est un métier formidable. »

Je me rappelle l’euphorie de découvrir Jack et la mécanique du cœur au cinéma, et avoir voulu absolument lire La mécanique du cœur, avant ce visionnage, c’est drôle la vie, quand on y pense, pendant que ce doux rêveur nous donnait un de ses plus jolis cadeaux d’artiste, lui vivait le carcan, presque en revivant comme une prémonition, ses plus intenses histoires…

« Ils ont raison au fond. C’est d’ailleurs exactement parce qu’ils ont raison qu’ils ne prennent pas en compte la passion. »

Quand le corps ne suit plus cet esprit hyperactif, La mécanique de mon petit cœur connaît un petit raté, les larmes coulent dans l’autre sens, mais j’ai encore le sourire aux lèvres car ce Journal, c’est une bouffée d’optimisme, une transfusion de magie, une greffe d’amour…C’est certainement le plus personnel de ces écrits, le plus touchant parce qu’il sonne plus urgent, plus pressant, que l’on sent avec plus d’ardeur que la vie a un compte à rebours fatal…Donner un peu de sang à ce vampire là, et il le transforme en pétillante joie de vivre, nous offre une arme de rage constructive face à cette Dame, nous montre un chemin de paix électrisée au quotidien extraordinaire…

« Je croise mon reflet dans le miroir des toilettes, je suis plus pâle que Dracula. »

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Le loup et le chevalier, Tullio Corda.

Pourquoi nous l’avons choisi:

Nous avons de suite bien accroché à cette couverture un peu loufoque et pleine de douceur!

Synopsis:

Petit ours demande à son papa : « Tu me racontes une histoire ? ». Papa ours alors commence d’inventer son histoire, mais ne veut pas mettre de loup dedans. Attirés par le conte, les animaux de la forêt s attroupent peu à peu autour et l histoire prend forme. Mais papa ours est constamment interrompu par tout le monde qui tente de deviner la suite de l’histoire et surtout, qui demandent si vraiment, il n’y aurait pas un loup dans ce récit… C’est alors qu’un véritable loup arrive près d’eux. Papa ours va alors continuer l’histoire en transformant le lapin en chevalier pour aller affronter l’animal. Et il participera aussi pour l’aider et en allant assommer le loup. Et petit ours n’aura qu une envie : « Tu me racontes une autre histoire ? »

Ce que nous avons ressenti:…En avant pour les aventures!!!!

Cet album, c’est une histoire vivante! Partant comme un conte, avec la très célèbre formule magique « Il était une fois…. », elle se vit quand même avec l’échange de dialogue dynamique et aventureux! Le moment complice Mère/Fille a vu se dérouler une histoire où il est de bon ton de trouver un loup et une fée , tout en ayant des personnages qui jouent plus que leurs rôles d’acteurs sur cette scène improvisée…Plaisir de l’intonation et situations cocasses, les fous rires ne sont pas loin de ce rendez vous impromptu!

Avoir un Papa Ours qui sait inventer une histoire pareille, ça ne s’invente pas!!!Surtout que le petit a un brin d’espièglerie, et saura lui donner quelques matières pour pimenter ce moment d’échange! Nous avons donc une charmante petite histoire qui se construit sous nos yeux ébahis, où Le Loup et le Chevalier vont vivre une aventure bien malgré eux!

Jazzelfique a beaucoup aimé les illustrations. Cette forêt verte et bleue, où les animaux se réunissent autour du conteur avec cet écureuil, qui réclame à tout va, le silence pour entendre la fin de l’histoire…Tout est en simplicité, et c’est ce qui parle aux enfants avant tout…Maman Stelphique a apprécié l’humour et le côté protecteur de ce Papa Ours…

Un très chouette moment de lecture où le plaisir du théâtre plaira, aux petits curieux et aux impatients, d’entendre et vivre enfin leur histoire du soir rêvée…

Notre Note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les Editions Balivernes pour l’envoi de cet album! Nous avons adoré !!!

Les enfants de Venise, Luca Di Fulvio

Couverture Les enfants de Venise

Pourquoi je l’ai choisi:

J’avais enfin hâte de me faire mon avis sur cet auteur qui a bouleversé tant de cœurs…Hâte d’embarquer vers Venise en ce début d’été, pour mieux voyager dans le temps et les émotions….

Synopsis:

« Quand Mercurio s’était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s’y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte attraction pour les yeux de cet étrange garçon. Qui était-il ? Il n’était pas prêtre, il le lui avait avoué. Quels mots avait-il dits en sautant du bateau ? Elle se souvenait à peine. Sa tête se faisait légère. “Je te retrouverai”, voilà ce qu’il avait dit. »

Ce que j’ai ressenti: ♫Je te promets une histoire différente des autres, J’ai tant besoin d’y croire encore…♫

« Il n’y a pas de rêves trop grands… »

Drôle d’impression que de vouloir toujours rester dans un livre, avoir envie de le terminer et en même temps ne jamais vouloir qu’il se finisse…J’aurai voulu rester à voguer indéfiniment à Venise, ramasser mon cœur en miettes que j’ai dû sans doute perdre sur un pavé, prendre la main d’un enfant des rues et lui offrir la douceur d’un regard…Peut-être oserais-je même vous chuchoter que ce livre est un chef d’œuvre, qu’il m’a tellement émue que je peux affirmer que c’est un de mes plus grands coups de cœurs littéraires, que la plume de cet auteur est si emplie de passion, que j’ai cru défaillir lors de ce moment de lecture, mourir un peu plus pour mieux revivre l’instant d’après, et qu’en plus, elle monte en crescendo…Toute l’Italie est là: vivante, vibrante…

« La vie est simple. Quand elle devient compliquée, ça veut dire qu’on se trompe quelque part. Ne l’oublie jamais. Si la vie devient compliquée, c’est parce que c’est nous qui la compliquons. Le bonheur et la souffrance, le désespoir et l’amour sont simples. Il n’y a rien de difficile. »

Il a ce goût du premier amour, celui de deux adolescents qui passent de l’enfance à l’âge adulte, et qui aime démesurément, presque avec cet élan si intense qu’il en devient dangereux, mais aussi qui va au delà de toute forme d’obstacle, qui combat dans un battement palpitant commun…L’amour tragique ou la tragédie de l’amour, en fait, peu importe c’est ce qui soulève les cœurs…En voici deux, de cœurs purs, qui d’un regard ouvre l’infiniment beau, l’infiniment romantique et qui même, cent fois contrarié se retrouvent toujours…Il y a comme une urgence à s’aimer ainsi, comme si cette intensité qui les submerge pouvait aussi bouleverser les mentalités…

« L’amour nourrit et engraisse. La haine consume et creuse. L’amour enrichit, la haine soustrait. »

Les enfants de Venise, et particulièrement ce quatuor de personnages apporte un souffle de candeur et de vie, pour mieux apprivoiser cette lumière d’innocence au milieu de cette misère écrasante. Mercurio est un magnifique personnage, ce petit arnaqueur vous volera aussi votre cœur, tant son intention de grandeur, est sincère. Il trompe avec panache, il se trompe avec naïveté , mais il a toujours cette flamme d’honneur qui l’anime envers et contre tout, et curieusement, il contamine dans le Bien, son entourage…Cette petite graine, est sûrement né, dans la boue fangeuse, mais il fleurit dans notre esprit, comme un petit trésor d’idéalisme…Avec ses quatre orphelins, on explore toutes les couches sociales de cette ville en expansion, et avec leur regard neuf, les failles sont encore plus perceptibles, plus malignes encore, peut être plus féroces pour notre esprit…Toute cette violence, cet éclat de chaos, cette misère, leur destin et les chemins qu’ils empruntent n’en sont que plus passionnant à suivre…

« Devenir riche, ça ne veut rien dire. Tu dois vouloir quelque chose qui nourrit le cœur. Ou tu mourras à l’intérieur. »

Luca Di Fulvio a su insuffler la passion dans cette Histoire, nous faire revivre avec émotion le Venise du XVIeme siècle, avec tout le cadre politique, religieux et social. Antisémitisme, jeux de pouvoirs, corruption, inégalités et injustices sont le quotidien de cette Italie en proie au fanatisme, et cette faille entre l’Etat et l’Eglise voit ses pires détracteurs…Arpenter ses pages, c’est revivre le poids de l’Inquisition, se confronter à la pauvreté, respirer de cette misère infâme et porter un regard sans doute plus profond dans ces eaux salies par le sang de l’intolérance. Autant vous le dire de suite avant que vous ouvriez ces pages: une lecture qui ne laisse pas indemne, tellement belle qu’elle vous renversera, tellement intense que vous voguerez au souffle de la Liberté…

Ma note Plaisir de Lecture  10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour l’envoi de ce livre! J’ai rarement lu, livre plus beau que celui ci! Merci de votre confiance, ce fut une révélation cet auteur…

Le défi Lecture Cannibelfique.

 

 

 

Vous vous demandez sûrement ce qui se cache derrière cette composition de mot ? Cet espèce de néologisme barbare… Je signale en passant que ce néologisme est elfique ! Na.
Oh et bien, c’est juste un grand marathon littéraire en duo, entre une Belette Cannibal et une Elfe, une sorte d’association contre nature de lectrices dévoreuses de pages et dénicheuses de bons moments…
Vous raffolez de notre LC du mois entre une Belette et une Fée, chacune plus délurée que l’autre ?
Alors cette fois ci, nous avons décidé , à force de nous lancer le défi, à plusieurs reprises, sans vraiment prendre le temps de le faire concrètement, de lire et de partager pendant tout un mois, dans le but de faire descendre notre PAL gigantesque….
Tout un mois !!!!! Du 15 Juillet au 15 aout, vous aurez l’impression de voir double sur WordPress, mais ça ne sera que deux passionnées qui partagent autour de la lecture !
On s’est déjà choisi quelques titres comme ça au pied levé, en fonction de nos envies du moment…Regardez un peu ce programme, que du varié pour multiplier les plaisirs…
Liste de livres qu’il nous faut lire impérativement (10) !!
  • Métro 2033 de Dmitry Glukhovsky
  • Métro 2034 de Dmitry Glukhovsky
  • 20.000 lieues sous les mers de Jules Verne.
  • La nuit éternelle de David Khara
  • Je suis Pilgrim de Terry Hayes
  • Le Seigneur des anneaux – Intégrale de Tolkien
  • De cauchemar et de feu de Nicolas Lebel
  • La compassion du diable de Fabio Mitchelli
  • Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant de Bernard Prou.
  • Aliss de Patrick Senecal
MAIS, en faisant la fameuse liste des livres en commun , on a eu envie de vous faire participer !
Et oui, nos blogs ne serait rien sans vous, donc on aimerait que vous nous choisissiez, parmi la liste suivante, ceux qui vous feraient plaisir que nous lisions…
Pourquoi parmi cette liste ? L’idée est de faire tomber un peu nos PAL communes… ( vous savez cette montagne qui grandit à vue d’œil ???!!!!).
Donc voilà, on attend avec impatience vos suggestions et choix pour que ce mois de lecture soit un mois de partage extraordinaire !
Ceux qui remporterons le plus de suffrage seront bien sûr au programme !
Ou ceux qui nous seront le mieux vendu…
Et si nous n’arrivons pas à lire tout, et bien, ils seront reportés pour les mois suivants car nous n’avions encore rien décidé de nos lectures communes.
Bonne pioche :
  1. Morceaux de choix de Alan Carter
  2. Morsure de Nick Louth
  3. Zodiac station de Tom Harper
  4. De mort naturelle de James Oswald
  5. Les harmoniques de Marcus Malte
  6. Le prix de la peur de Chris Carter
  7. Les voies d’Anubis de Tim Powers
  8. Et que le vaste monde poursuive sa course folle de Colum McCann
  9. Le cercle de Bernard Minier.
  10. Glacé de Bernard Minier
  11. 1Q84 de Haruki Murakami
  12. Un avion sans elle de Michel Bussi.
  13. Ne lâche pas ma main de Michel Bussi
  14. Le sang du suaire de Sam Christer
  15. Imagine le reste de Hervé Commère
  16. Dreamcatcher de Stephen King
  17. Hannibal de Thomas Harris
  18. Anno Dracula de Kim Newman

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