Challenge Printemps Elfique 2017.

challenge Printemps 1

challenge printemps 2

Liste des Participants:

Lutin82 en Pilliwiggins

-Stelphique en Dryade

-Daniella Fantasy en Fays

-Salhuna en Pilliwiggins

Lupa en Pilliwiggins.

Saiwhisper en Pilliwiggins.

-Cannibal Lecteur en Pilliwiggins.

-Foretlivresque en Fays.

-Collectif Polar, en Pilliwiggins.

-Elhyandra, en Pilliwiggins.

-Krout en Pilliwiggins.

Listes de livres entrant dans ce challenge: (En cours, et toute proposition sera la bienvenue!;)

American Fays, Anne Fakhouri/Xavier Dollo
Maléfique, Elizabeth Rudnick
Wings, tome 1à 4, Aprilynne Pike ( Ailes, Sortilèges/Illusions/ Destinée).
La nuit du solstice, L.J.Smith
Ne jamais tomber amoureuse (3 tomes) , Melissa Marr (est suivi de Ne jamais te croire/Ne jamais t’embrasser).
Les chroniques des elfes (3 tomes), Jean-Louis Fetjaine (Liliane/ L’elfe des Terres Noires/ Le sang des elfes).
La trilogie des elfes, Jean-Louis Fetjaine ( Le crépuscule des elfes/ La nuit des elfes/ L’heure des elfes).
La guerre des elfes (5 tomes), James Herbert Brennan (La guerre des elfes/ L’empereur pourpre/ La reine du royaume/ Le destin des elfes/ L’héritière).
Un monde sans elfes,  Jean-Louis Sevilla
Requiem pour elfe noir, Fabien Clavel
La vie des elfes, Muriel Barbery
Le dernier elfe, Silvana de mari
L’elfe de lune, Elodie Tirel (saga de 12 tomes: La cité maudite/La vengeance des elfes noirs/Le combat des dieux/La derniere dragonne/La fleur de sang/Le maitre des loups/Les adorateurs du scorpion/Le palais des brumes/La cité océane/L’invasion des hommes rats/L’ultime affrontement.)
Les elfes, Bernhard Hennen (Trilogie: La chasse des elfes/Etoiles d’albes/Pierres d’albes.)
La compagnie des fées, Garry Kilworth.
Faerie, Raymond E. Feist
Chronique du soupir, Mathieu Gaborit
Le livre de Perle, Timothée Fombelle.
Le songe d’une nuit d’automne, Lesley Livigstone (2 tomes: La neuvième nuit/Darklight).
Chroniques de MacKayla Lane, Karen Marie Moning (5 tomes: Fièvre noire/ Fievre rouge/Fievre Fae/ Fievre fatale/ Fievre d’ombres).
Féelure, Silène Edgar
La dernière fée de Bourbon, Ophélie Bruneau
Les petites fées de New York, Martin Millar
Fées , Weed et Guillotines, Karim Berrouka
L’Elfe du Grand Nord,  Lucy Daniel Raby
Jonathan Stange et Mr Norrell, Susanna Clarke.
L’héritière des elfes, Stella Chatelais.
Tout sur les elfes, Mélian de Doriath

Fées dans la ville, Collectif.
La trilogie Le Paris des Merveilles de Pierre Pevel
Comme un conte, Graham Joyce.
La saga Enael de Helen Falconer (L’appât/La rivale).

 

Chroniques des participants:

Saiwhisper: Le piège à fées, Marie Sabine Roger

Morwenna, Jo Walton.

Un palais d’épines et de roses, Sarah J.Maas.

Comme un conte, Graham Joyce

Le livre de Perle, Timothée de Fombelle

La guerre des fées, Herbie Brennan

-Entre l’elfe et la fée, Marie Desplechin

Le printemps des elfes, Dominique Domers/ Gabrielle Grimard

Stelphique: – Mieux que dix fées, Lénia Major/ Cathy Delanssay.

Féélure, Silène Edgar.

Le songe d’une nuit d’été, William Shakespeare.

L’ombre du pouvoir, Fabien Cerutti.

Morwenna, Jo Walton

ForêtLivresque: Un palais d’épines et de roses, Sarah J. Maas.

Lupa: Fées Weed et Guillotines, Karim Berrouka.

La fille du roi des elfes, Lord Dunsany

Féélure, Silène Edgar

Jonathan Strange Mr Norell, Susanna Clarke 

Collectif Polar: Morwenna, Jo Walton.

Elhyandra: Rue Farfadet, Raphael Albert.

Fées et déesses, Aurélie Brunel et Erlé Ferronière.

Salhuna: Un Palais d’épines et de roses, Sarah J. Maas.

-Féélure, Silène Edgar

Trilogie Paris des Merveilles, Pierre Pevel.

Daniella13: – Le vrai visage des fées.

Gardiens des cités perdues

Krout: (Avis que vous pouvez retrouvé sur le site Babelio 😉 ).

-Un impossible conte de fées, Yu-Joo Han

« Un chien.
Il y a un chien.
Le courant l’emporte. » p.9
Ainsi débute un impossible conte de fées. Remonte étouffé de mes souvenirs Le jour du chien de Caroline Lamarche qui m’avait emporté. Une association spontanée. Je reviens sur l’intrigante aquarelle de la très belle couverture : il y a bien un chien. Il rit, il pleure. Pourtant je le sens, ce n’est pas un chien.
Beau.
C’est beau.
Est-ce que beau est le plus beau mot du monde ?
Ou neige ?
A la fonte des neiges, le courant est le plus fort ; au début du printemps, le courant l’emporte.
C’ est impossible qui m’a attiré.
Plus que conte.
Plus que fées !
Est-ce qu’impossible est le plus attirant mot du monde ?
Ou chien ?
« On ignore encore pour quelle raison il s’est laissé emporter par le courant, sans traverser le fleuve, sans le franchir, sans le passer. Il ne traverse pas, il ne nage pas. Il dérive.
Le chien dérive.
Le chien existe.
Le chien n’existe pas. » p.12
On ignore encore qui est ce chien. (non ce n’est pas cela)
On ignore encore qu’elles sont ces rives. (Oui, c’est mieux.)
La famille et une autre famille ?
L’enfance et l’âge adulte ? (si l’on a lu la 4 ème de couverture)
La première page d’un livre et la dernière (Oui, peut-être bien…)
Apparaît alors le personnage principal, c’est encore une enfant. Chanceuse !
« Mia est encore en train de grandir alors que pour sa mère c’est fini depuis longtemps […] Mia arrête de pleurer. […] Mia s’approche de sa mère pour lui chuchoter à l’oreille : « Maman, c’est pas moi » p.43 Mia tient deux journaux intimes … et me sautent à la gorge deux mots : « schizophrénie paranoïde ». Ils ne sont pas dans ce livre. Impossible qu’ils viennent d’un conte de fées ; souvenirs surgis du journal d’une folle, une nouvelle d’Asli Erdogan.
« Mia, Mai (non, pas mai), I am, Ami. » Cette phrase n’est pas de HAN Yujoo, je ne peux pas la revendiquer non plus car, si courte, elle emprunte deux des procédés littéraires de l’auteure. Pourtant maintenant qu’elle existe, elle reviendra, j’en suis certain. Je voudrais bien vous donner des clés, mais la môme les a jetées. Dans un parterre, pour un temps, puis carrément à l’égout. Mia a peur de son ombre. Cloîtrée dans son imaginaire, que cache la fée du logis ? Cependant, déjà, …
« Le son de la flûte ne se fait plus entendre. » p.101
Deuxième partie !
L’auteure entre en scène aux côtés de la narratrice, raconte un rêve fou d’où émerge un cheval de brique, un cheval de Troie. Des larmes de briques, des larmes à l’étroit. Le rêve s’invite comme une ombre du passé libérant les souvenirs emmurés. (Le bâtiment de pierre). Dans ma tête, les souvenirs s’imbriquent et mon esprit galope. Cataclop.
« Le souvenir est dérangeant et l’oubli éblouissant. » p.221
Comme Asli Erdogan dans La ville dont la cape est rouge, comme Alessandro Barricho dans La jeune épouse, comme d’autres sûrement, HAN Yujoo vient entremêler la voix de l’auteur dans son roman pour partager sa vision de la littérature, son processus de construction dont émerge sa création.
Les mots s’imbriquent.
Des mots choisis pour fournir des images qui recouvrent des souvenirs.
« Le souvenir est dérangeant et l’oubli éblouissant. » p.221
« Mia, I am, Ami. » Cette phrase dans ma tête roule son grelot. (*) Un galet sur un lit de rivière emporté par le courant. Enfant perdu, mai a disparu.
Merci à Babelio pour cette masse critique de mai.
Beau.
C’est beau.
Ce chien en couverture, les yeux dans les nuages, ce coeur renversé, cette larme en forme de coquelicot.
Merci à Decrescenzo pour cette belle édition.
Associations spontanées, point hasardeuses : styles de profonde poésie remarquablement doublés d’une belle connaissance de l’humain, rare ! Est-ce qu’impossible est le plus attirant …
Ou chien ?
Ce chien, je le connais. Je l’ai rencontré, un jour. Le jour du chien.
C’est moi, c’est toi, le lecteur.
Le lecteur existe.
Le lecteur n’existe pas.
Un chien se mord la queue.
Au soleil, l’ombre du chien, c’est la vie.
« Mia, I am, Ami. »
Merci à HAN Yujoo pour cette dérivée.
Faut-il être schizophrène pour être écrivain ?
(*) « Une fois entrée en lui, cette idée devint fixe, obsédante, roulant son grelot. » Georges Rodenbach, Bruges-la-morte

-Deux ans Huit mois et vingt-huit nuits, Salman Rushdie

Dans une des nombreuses versions de cette chronique j’ai acheté ce livre à la période des fêtes parce qu’au moment de le voir à l’étalage je me souvins de la chronique enchanteresse de mon ami Bernacho mentionnant Averroès, ou alors pour le soyeux de la couverture à en perdre la tête dans les étoiles, ou encore pour Salman Rushdie que je me promettais de lire depuis longtemps, ou bien pour ce titre évocateur de belles heures et plein de mystère, peut-être même aurais-je parcouru la quatrième de couverture qui m’aura emballé, et il s’en est passé des choses depuis car le temps …, bref ce ne sont là que les versions les plus rationnelles.
Car il en est d’autres où une fée, et quelle fée : rien moins que la Princesse jinnia de la Foudre, après m’avoir particulièrement bien écouté aurait murmuré à mon coeur et l’aurait réchauffé, soufflant sur les braises, au point de faire rejaillir un mélange de fumée et de feu et ainsi les non moins nombreux trésors qu’il renfermait. Mais il en est aussi une que je privilégierai, où j’aurais par trop caressé une bouteille (de gin Bombay ???) et ainsi reçu le livre par le simple enchantement d’une amitié. Non je n’ai pas oublié le réveillon. Encore une fois merci.
Dans ce récit digne des contes des mille et une nuit Salman Rushdie nous serpente de digressions en digressions, entrelacées d’imaginaire et de réalité qui ne font qu’un et inversement se développent l’une par l’autre, pour nous emmener, ô trouvère aux maintes circonvolutions, dans un possible futur dont nous avons oublié le passé, ou du moins une partie pour la moitié (à peu près) d’entre nous et l’autre pour l’autre moitié, prolongeant à travers le temps et l’espace la dialectique qui opposa il y a des siècles Ibn Rushd à Ghazali. Car le monde aujourd’hui reste divisé.
Mais il est bon de rappeler que ce récit est celui de la vision qu’en a un lointain descendant dans plus de milles ans sur la période des Etrangetés qui s’est passée dans quelques années et tel qu’elle a traversé les âges par l’histoire, la tradition, les contes et légendes pour en devenir le nouveau référent post mythologique bien qu’il mentionne l’Iliade et l’Odyssée (et sans doute plus vieux encore mais je n’ai pas capté).
Comment justifier, sinon un puissant mauvais sort, ma difficulté à tourner les pages et cette tendance à être perpétuellement ramené en arrière pour me raccrocher ? Sans doute l’impression d’incessante répétition, les noms multiples pour le même personnage, les mêmes images revenant en boucles comme sur CNN n’ont pas aidé à maintenir l’attention du lecteur lent et atteint d’aphantasia que je suis.
J’aurais aussi aimé que Salman Rushdie ne s’en tienne pas à la sempiternelle dichotomie du bien et du mal ou à la simple alternative d’une dialectique mais m’emmenât vers les chemins nouveaux d’une troisième et quatrième dimensions philosophiques, se dissociant de la logique des ordinateurs pour mieux approcher toute la complexité de l’être humain. Ceci étant dit : « En rédigeant cette chronique, nous le disons une fois de plus, nous savons pertinemment qu’elle est passée du récit factuel à celui de spéculations et de fictions. » p.307

Lutin82: –Faerie Raymond Feist

Cannibal Lecteur: Morwenna, Jo Walton

L’heure du Bilan est arrivée!!!!!

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Je tiens à remercier les fidèles, les inconditionnelles, les nouvelles recrues, les amies solidaires, les surprises, en bref, tous ceux qui ont fait que ce Challenge devient le petit rendez vous qu’on attend tous pour ce partage de féerie!

Nous vous confirmons, ma Soeurette et Moi, que la prochaine session aura bien lieu en 2018, et vu l’effet « boule de pissenlit », on est déjà impatientes de vous retrouver tous et toutes dans cette recherche livresque elfique!!!!

Merci encore à tous, du fond du cœur de féérie, et que d’ici nos retrouvailles printanières,  les Fées vous protègent!!!!

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