Son vrai visage, Karin Slaughter


Synopsis: 

Le métier de Laura consiste à soigner les troubles de la parole. Dans sa profession, elle est reconnue et admirée. Elle a pourtant plus de difficultés quand il s’agit de faire parler sa fille de trente ans, qui semble collectionner les échecs en tout genre. Il aura suffi qu’elle l’invite au restaurant pour avoir une vraie discussion mère-fille, Il aura suffi qu’un gamin armé entre en scène, Il aura suffi d’un unique coup de couteau, Pour que tout bascule. Andy vient de voir sa mère tuer un homme. Sans une once d’hésitation. Efficace. Calme. Andy vient de comprendre que sa mère n’est peut-être pas celle qu’elle prétend. Et, maintenant que les masques tombent, la voix de ces deux femmes pourrait bien ne plus jamais se faire entendre.


Ce que j’ai ressenti:

  • Par amour, rien n’est impossible…

Laura est la mère parfaite. Andy, sa fille, est un peu dépassée par la vie. Une discussion mère/fille s’engage alors, autour d’un repas, pour qu’enfin Andy vole de ses propres ailes et prenne son destin en main…Sauf que l’inattendu se produit, et le vernis de la mère parfaite se fissure, quand d’un geste assuré, elle tue ce jeune fou furieux, venu de nulle part, pour sauver sa fille. Elle tue sans aucune émotion. Le pire étant dans ses yeux: le néant. Andy voit enfin Son Vrai Visage. Le visage d’une personne qu’elle ne connaît pas. Alors Mère? Héroïne? Menteuse? Tueuse? Qui est vraiment cette femme, capable d’ôter une vie, sans rien laisser paraître, capable de s’interposer avec une assurance démesurée devant une arme braquée, pour sauver sa fille?

« Nous sommes tous deux sur cette terre depuis assez longtemps pour savoir que la vérité est sujette à interprétation. »

  • Par amour… Par amour…C’est tout ce que tu as pu dire…

Karin Slaughter parle d’amour dans son nouveau thriller! Et entre frisson et désir, il y a la passion. Cette forme d’amour tellement intense qu’elle en devient destructrice, ravageuse, violente. A un tel point d’amour, que la personne se perd dans l’autre, dépend de l’autre, devient son ombre, pour ne plus qu’exister aux seuls yeux, de l’être aimé. Et en trente ans, comme il peut changer une personne…De 1986 à 2018, ce thriller nous transperce au cœur. De secrets inavouables aux talents cachés, c’est tout une vie qui explose en mille morceaux, et qu’une fille tente de recoller, au péril de sa vie. Jusqu’où peut-on aller par amour? C’est tout le coeur du roman de Karin Slaughter. De la passion au bout des doigts aux bouleversements corporels, de l’emprise au charme, de la dépendance à la manipulation, de la tendresse à la haine, la richesse de ses sentiments contradictoires et pour autant complémentaires, n’a pas fini de nous émouvoir, et dans ce livre de plus de 500 pages, les vertiges sont époustouflants!

Chaque parcelle de moi est tienne.

  • Tel un yoyo…

Karin Slaughter joue avec nos nerfs, nos cœurs, nos émotions dans une course poursuite effrénée. Quel rythme! Avec son intrigue qu’elle déroule d’un geste du poignet, elle nous envoie valser du passé au présent, avec une élégance maîtrisée, au plus près d’un homme dangereux, mais ramène d’un coup sec, avec brio, tous les éclats d’une femme résiliente, sur un petit air de Classique grandiose. La manipulation par le talent d’écriture, et le charme opère, jusqu’au point final. J’ai adoré cette interprétation de la relation mère/fille, toutes les petites nuances dans les manières d’aimer, les petites piques bien plantées, les jeux dangereux et les scènes presque palpitantes qui se déroulent sous nos yeux… J’ai passé un super moment de lecture, et heureuse d’avoir vu Son vrai visage!

Elle avait toujours cru -avec véhémence, avec grande conviction-que l’unique moyen de changer le monde était de le détruire. 

 

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio et les éditions Harper Colins France pour leur confiance et l’envoi de ce livre!

BabelioHARPERCOLLINS

 

Sombre avec moi, Chris Brookmyre.

Sombre avec moi par Brookmyre


Synopsis: 

Une femme fait face à ses juges. Pour le public, c’est un monstre.
Diana Jager n’est pas la reine de l’empathie, mais c’est une chirurgienne douée et respectée. Sous le nom de Scalpelgirl, elle dénonce le sexisme échevelé du milieu hospitalier dans un blog féroce et s’est réfugiée à Inverness, dans le nord de l’Écosse, pour échapper aux menaces des trolls qui ont dévoilé son identité.
Alors qu’elle désespérait de trouver l’amour, elle rencontre Peter et se marie très vite. Six mois plus tard, on retrouve la voiture de Peter au fond des Chutes de la Veuve, par un soir glacial. Fin du conte de fées.
La police s’étonne du peu de chagrin de cette jeune veuve, la sœur du disparu charge un journaliste à la réputation sulfureuse, Jack Parlabane, de mener une enquête, tandis que le docteur Jager raconte sa propre descente aux enfers : trois voix qui resserrent l’étau à chaque chapitre et vous clouent à la page.
Brookmyre construit une intrigue bluffante et pleine de twists, un thriller psychologique intense où le plaisir du suspense ne nuit ni aux personnages ni à la profondeur des thèmes abordés – et qui peut même être drôle. Ne faites jamais confiance à un auteur de polars.


Ce que j’ai ressenti: Un machiavélique thriller…

Quand ils ne sont pas dans la lumière, les monstres surgissent, et d’une voix douce, te murmure à l’oreille : « Sombre avec moi« …Parce qu’on ne sait jamais, d’où ils vont surgir: de la sphère familiale, ou au cœur de la société voire dans les méandres du net, ils nous surprennent et osent prendre plusieurs formes. Ils osent, oui, ils osent te déstabiliser, et même te sourire…Ou te soustraire à la lumière… »Sombre avec moi« …

Chris Brookmyre nous entraîne au fond d’une rivière, dans un thriller psychologique intense, ou les abominations ont lieux sous les surfaces. En près de 500 pages, il m’a bluffée par sa maîtrise jusqu’au final, la force de ses impacts, l’énergie puissante qu’il se dégage de ce petit pavé noir. Je l’ai refermé complètement sonnée, et très surprise! En cela, je pense que l’auteur a relevé haut la main son pari, avec cette nouvelle enquête de Jack Parlabane. Une réussite!

« Tout le monde a ses limites, une tolérance à la frustration au-delà de laquelle notre maîtrise de soi se fissure. »

Sans parler de la trame, et de peur de trop en dévoiler aussi, parce que c’est toujours extrêmement délicat de parler d’un thriller psychologique, j’aimerai vous parler de ce qui m’a le plus plu dans cette lecture:

  • Tout d’abord, le personnage principal. Diana Jager est une femme forte. Très forte. Elle ne s’en laisse pas compter et se fait une place de choix à la hauteur de ses ambitions, aux dépens de sa vie privée. Et ça ne plaît pas à tout le monde, cette nana qui dit haut et fort ce qu’elle pense! Tout à tour, monstre, abomination, victime, fragile, amoureuse, étonnante, admirée, détestée, condamnée, coupable…Au lecteur de trancher.

-Personne ne me voit jamais venir.

Chirurgienne reconnue mais aussi blogueuse controversée, Diana n’hésite pas à tailler dans les chairs ou les préjugés sexistes, à coup de scalpels. Et ça gratte bien, là où ça fait mal, et rien que pour cette audace, j’ai accroché dès les premières pages! L’auteur envoie des réflexions bien senties sur une réalité encore trouble de ces femmes qui réussissent et sont confrontées aux préjugés d’une société encore coincée dans un héritage patriarcal tenace… J’ai adoré  que l’auteur glisse au milieu de cette tension survoltée, le ressenti de cette femme. C’est à mon sens, la partie la plus intéressante, puisque on est de l’ordre de l’intime et de l’émotionnel, mais que l’auteur contrebalance brillamment, avec les points de vue plus extérieurs et les avancées de ce journaliste.

« Ils sont à peu près capables de concevoir un crime passionnel, un moment de folie. Mais une femme intelligente, calculatrice, à même de mettre au point un plan élaboré et perfide, est une éventualité bien plus choquante. »

  • Ensuite, j’ai beaucoup aimé que ce thriller soit actuel, dans l’air du temps, à l’ère des réseaux sociaux et de ses nouveaux dangers qui guettent la société. Des mots aux résonances anglaises qui ont peur (Sextape, Hacker, Blog… ) mais un fléau nouvelle génération, qui risque de faire tomber bien des gens au fin fond du gouffre… »Sombre avec moi« …

« On peut préférer l’illusion à la réalité. »

En bref, c’est un super moment de lecture! Jusqu’à la dernière page, le suspense est maintenu. On passe d’un scandale à un autre, d’une révélation à un twist stupéfiant, de pratiques douteuses à des violences sans nom, et cela, tout en intelligence et en finesse…J’ai été conquise! Une pépite de noir! Carrément, addict!

J’ai sombré avec toi, Thriller Métailié, et j’ai adoré ça!

 

 

Ma note Plaisir de Lecture  9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Metailie de leur confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture bluffante!

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1793, Niklas Natt och Dag

Couverture 1793


Synopsis:

1793. Le vent de la Révolution française souffle sur les monarchies du nord. Un an après la mort du roi Gustav III de Suède, la tension est palpable. Rumeurs de conspirations, paranoïa, le pays est en effervescence. C’est dans cette atmosphère irrespirable que Jean Michael Cardell, un vétéran de la guerre russo-suédoise, découvre dans un lac de Stockholm le corps mutilé d’un inconnu. L’enquête est confiée à Cecil Winge, un homme de loi tuberculeux. Celui-ci va bientôt devoir affronter le mal et la corruption qui règnent à tous les échelons de la société suédoise, pour mettre à jour une sombre et terrible réalité. Puissant, noir et fiévreux, 1793 évoque les univers de James Ellroy, de Tim Willocks et d’Umberto Eco. En tête des ventes dès sa sortie en Suède, célébré par une critique dithyrambique dans plus de trente pays, c’est un coup de maître. On n’a pas fini d’en entendre parler.


Ce que j’ai ressenti:

  • Une année de vents et de colères…

En quatre saisons, Niklas Natt och Dag rend avec grandeur, l’instabilité d’une année de violences en Suède. 1793. Ce thriller historique nous emmène dans une enquête sombre et tendue, au plus près, d’un monstre sanguinaire. 1793. Un climat de colère et de frustration bouillonne dans les rues de Stockholm…De l’automne avec un fantôme, à l’hiver avec des loups, le temps semble faire valser les furies, damner les papillons de nuits, piéger les lapins…Cecil Winge et Jean Michael Cardell, vont devoir apprendre à unir leurs forces et dissimuler leurs faiblesses pour mettre fin à cette vague de Mal dont souffre cette ville au bord du chaos et, qui ramène en son port, des ondes de colères révolutionnaires…1793 va marquer l’univers du polar! Il nous vient du Nord mais c’est une pépite brûlante, à aimer sans modération!

« Où irait le monde si même nous autres qui allons bientôt mourir ne nous serrions pas les coudes? »

  • Ivresse de rouge…

Ce qui rend ce thriller fascinant, c’est l’énergie palpitante de ces lignes. Sang versé. Sang perdu. Sang craché. Sang mêlé et liens du Sang viennent soulever toutes les fureurs de vie. L’auteur a une plume sensorielle qui donne des scènes d’actions absolument grandioses ou éprouvantes, presque vivante parfois! Ça pulse, ça saigne, mais qu’est-ce que c’est beau quand c’est écrit avec autant de passion. Cette lecture est hypnotisante. Cette atmosphère intrigante entre vie et mort, et le passage entre ses deux zones floues où les fantômes peuvent se faufiler, rend ce roman captivant! S’il vous reste un goût de fer en bouche, c’est que Niklas Natt och Dag a un don! Il m’a littéralement scotchée sur mon canapé, alors que j’ai vécu de l’intérieur, des violences et des tourments fiévreux…Ça vie, ça meurt, ça souffre: c’est tellement vibrant!

« Il ne devrait pas être enterré sans nom. C’est comme ça qu’on sème les revenants. »

  • Une rencontre fulgurante!

Maintenant, que je vous ai parlé du contexte historique et du travail de recherche que l’on sent monumental, ainsi que de cette plume fabuleuse et poétique d’un tout nouvel auteur qu’il faudra surveiller de très près, étant donné son talent incroyable , il me reste à vous dire, ô combien, ce duo de personnages est INOUBLIABLE et combien j’espère le revoir, un jour, dans un prochain roman (même si cela semble très peu probable). Entre Cecil Winge et sa maladie et Jean Michael Cardell et son infirmité, ce sont deux fortes têtes, épris de justice et dévoués à leurs victimes, que j’ai été ravie de rencontrer dans les couloirs du palais Indebetou. Ils ont su me toucher parce qu’ils ont toujours dans l’optique de ne pas laisser une victime mourir, sans nom ni sépulture convenable, aux dépens même de leurs problèmes de santé: ils se jettent à corps perdu dans cette enquête dangereuse, quitte à y laisser de leur personne. J’ai adoré leur intelligence, leur altruisme, leur bonté d’âme.

Ce livre, c’est une bombe! Tout y maîtrisé, de l’émotion aux rebondissements. La juste dose entre récit historique passionnant et thriller efficace. Petite et grande histoire se mêlent pour donner un moment de lecture exceptionnel. Gros Coup de Coeur!

« Haut les cœurs, que diable! »

Post-scriptum: Ce livre aura forcément, une saveur particulière, parce que j’ai pu rencontrer cet auteur, pendant ma lecture! Je l’ai fait dédicacer au festival Quais du Polar, le 31/3! Une rencontre magique, avec une touche de Love <3.

 

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Sonatine de leur confiance et l’envoi de ce livre.

 

J’ai dû rêver trop fort, Michel Bussi.

Couverture J'ai dû rêver trop fort


Les plus belles histoires d’amour ne meurent jamais.
Elles continuent de vivre dans nos souvenirs et les coïncidences cruelles que notre esprit invente.
Mais quand, pour Nathy, ces coïncidences deviennent trop nombreuses, doit-elle croire qu’il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous ?
Qui s’évertue à lui faire revivre cette parenthèse passionnelle qui a failli balayer sa vie ?
Quand passé et présent se répètent au point de défier toute explication rationnelle, Nathy doit-elle admettre qu’on peut remonter le temps ?


Quand l’hirondelle sera partie
Quand la parenthèse sera refermée
Quand l’aile du bonheur sera repliée
Dans le ciel du monde
Que restera t-il de leur amour?

Quand Ylian et Nathy seront séparés
Quand la cage sera refermée
Quand le hasard se sera bien amusé
Dans l’espace d’une goutte
Que restera t-il de leur amour?

Laisse-moi un peu de temps
Une page, un chapitre, une pluie de mots
Une phrase, un paragraphe, une envolée de plumes

Quand ce roman m’aura emmenée
Aux quatre coins du monde
Quand Montréal. Los Angeles. Barcelone. Jakarta.
Aura dévoilé ses secrets de passion
Que restera t-il d’eux?

Quand la folie aura brouillé
Le tumulte des années
Quand l’envoûtement aura fait sonné
La mélodie de leur cœur
Que restera t-il d’eux?

Laisse-moi un peu de temps
Une page, un chapitre, une pluie de mots
Une phrase, un paragraphe, une envolée de plumes
Un sentiment dans une métaphore
Une émotion dans un envol
Un bouleversement dans le final
Un déclic dans une chanson

Quand mes sens seront déboussolés
Parce que j’aurai bousillé deux mi-nuits
Quand j’aurai mis à mal mes hypothèses
Quand j’aurai compris la force des coïncidences
Que va t-il me rester?

Laisse-moi un peu de temps
Une page, un chapitre, une pluie de mots
Une phrase, un paragraphe, une envolée de plumes
Laisse-moi rassembler le tout
Avant de quitter ces deux amoureux fous
Piégés dans une promesse désespérée
Laisse-moi un petit espace d’écriture
Où mon cœur fera escale pour ressentir
Dans le roman émouvant de Michel Bussi
La magie d’une belle histoire.
Laisse-moi un peu rêver,
Rêver trop fort peut-être,
Mais laisse-moi croire que
L’amour peut vivre hors du temps,
Et qu’une seule pierre, peut déjouer le destin…

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements: 

Je tiens à remercier très chaleureusement, Presses de la cité et Lectures_du_Chatpitre pour ce concours et l’envoi de ce livre! Merci à toi ma chère Ludivine pour cette lecture Commune Improvisée! J’ai adoré partager nos hypothèses sur les rebondissements de ce roman!

Presses de la cité

Indian Psycho, Arun Krishnan

Indian psycho par Krishnan


Synopsis:

À New York, tout est possible. Depuis qu’il y vit, Arjun tâche d’oublier l’enfant qu’il a été. L’abandon et l’orphelinat en Inde, puis son adoption par le couple Clarkson. Avec quelques baratins bouddhistes et un soupçon de sémantique marketing, Arjun s’est hissé au top d’une grande agence de pub. Il a accompli son rêve : devenir un gentleman. Jusqu’au meurtre d’Emily. Pas son meilleur coup. Son business plan ? Noyer le poisson. Dans le flux. Quelques clics et jeunes cadres poignardés plus tard, le tueur de MyFace peut terroriser la Toile, la ville, et toute l’économie du pays… Tremble, Amérique !
« Un thriller délicieusement sardonique, doublé d’une habile satire des réseaux sociaux. » Macha Séry – Le Monde


Ce que j’ai ressenti:

 

  • L’Amérique des possibles…

Yes, we can! Oui, vous pouvez être ce que vous voulez en Amérique! Un publicitaire apprécié, un employé modèle au potentiel fructueux, et…un tueur en série. Cette histoire pourrait bien bouleverser certaines petites habitudes de posts et diffusions, d’envie de cuisine et de vêtements, de click et d’évasion. Une tornade de couleurs et un souffle de culture bouddhiste risque d’envahir votre espace polar, avec cette pointe d’humour noir qui saura vous séduire, assurément…La toile va connaître un de ses pires utilisateurs et, pas sûr que le réseau social Myface apprécie ce nouveau fléau…Quand l’audace et la paranoïa s’associe, cela donne un indien dans la ville avec un coup de couteau plutôt tranchant! New York n’a plus qu’à bien se tenir!

« Je deviendrais un individu américain d’exception. » 

  • Un thriller efficace!

Je l’ai dévoré en deux jours, parce qu’il avait un petit effet « déstabilisant » et addictif. Outre le personnage principal, qui devient malgré lui, un sérial-killer, Arjun est déconcertant et dans l’air du temps, et c’est ce qui le rend encore plus effrayant. Avec cette frustration de concilier intégration et identité culturelle, avec son passé trouble et cette violence sous-jacente, ce terrain virtuel en effervescence devient  l’espace de chasse d’un Indian Psycho. On devine en quelques pages, le danger de cette diffusion d’intimité et de la probabilité de tomber sur une personne malintentionnée, qui pourrait s’en servir à des fins tragiques. Et du virtuel, on passe au réel, avec des cadavres bien sanglants…En touchant ainsi,  ce nouveau phénomène de société, on ressent un étrange malaise que l’auteur, Arun Krishnan, accentue avec des pointes acérées sur cette tendance à l’hyper connexion. Intéressant!

« On peut tuer un homme de la même façon qu’on peut tuer un animal. »

  • MyFace et ses travers…

N’est pas gentleman qui veut, et sérial-killer non plus! Mais apparemment, Arun Krishnan pense qu’on peut être les deux, alors quittez vos écrans, le temps de cette lecture! Indian Psycho vous présente le profil d’un publicitaire complètement psychotique, accro aux réseaux sociaux et suivre ses aventures, laissera quelques traces, un ou deux autocollants « Je t’ai trouvé sur MyFace » comme signature, et des dialogues improbables hilarants…Une histoire qui a l’énergie communicative pour vous permettre de méditer sur certaines petites manies de dispersion de données personnelles aux quatre vents… Rythmé et intelligent, ce polar est bon divertissement!

« Le Bouddha a dit que si l’on contemplait les affronts avec une parfaite sérénité, ils finiraient par quitter notre être et se dissiper dans l’univers. Et notre esprit se laverait des pensées négatives. »

 

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

 

Angry, Darren Bryte

Angry par Bryte


Synopsis: 

C’est une nuit comme les autres dans une petite ville de l’état de New York lorsque tout commence. 
Une femme pousse des hurlements de terreur : son chien vient de l’attaquer et de lui lacérer le cou. 
Ce n’est que le premier événement d’une étrange fureur animale qui se répand tel un virus. 
Quelques jours plus tôt, Paul, le vétérinaire local, a recueilli Angry, un bonobo provenant d’un laboratoire d’expérimentation. Avec une expression intense dans son regard, le grand singe semble vouloir communiquer silencieusement avec Paul. 
Alors que la terreur gagne la petite ville, Angry disparaît. Le primate s’est volatilisé, tout comme Ethan, un jeune garçon autiste qui ne parle pas, mais possède l’étrange faculté de comprendre les animaux. 
Aux yeux de Paul, tous ces événements sont liés. 
Et si c’était le début d’une nouvelle ère pour l’espèce humaine ?


Ce que j’ai ressenti:

  • Son nom est Angry.

Tâchez de vous en souvenir…Elle s’appelle Angry. ANGRY. Et c’est bel et bien un être de colère. Elle est un singe bonobo femelle, un peu trop maligne, avec quelques dons très convoités, et certainement, mais ça reste encore à prouver: le déclencheur d’une révolte animale. Prenez garde à vos esprits et à vos animaux de compagnie, parce que elle pourrait bien les retourner contre vous! J’adore quand un des personnages est tellement charismatique qu’il porte le roman, mais lorsque c’est un animal, c’est d’autant plus fascinant. Tous les sens sont tournés vers elle, parce qu’elle émane la pensée Révolution, un futur de Transformation, une envie d’Amélioration. Même si cela passe par une période trouble de violence angryesque, elle sera le nouveau visage d’un avenir plus instinctif. Commencez à trembler de peur et surtout ne l’oubliez jamais…Elle s’appelle Angry. Intelligente. Dangereuse. Télépathe.

Lorsque la peur s’empare des hommes, elle les conduit au pire. 

  • L’amorce d’une tolérance.

Darren Bryte fait de ce premier tome, un roman ultra touchant, qui sensibilise sur la cause animale, l’autisme et l’homosexualité. Sous couvert de fantastique et de perceptions extra-sensorielles, avec une intelligence bienveillante, cet auteur offre une voix à tous ses animaux en souffrance et des vibrations de tolérance dans ses pages. Cette graine de folie qui touche la petite ville de Edmond, est une possibilité intéressante de voir un soulèvement animal organisé contre l’humanité. Je ne sais si c’est une intuition ou une réflexion, mais j’ai la sensation que ce diptyque a le potentiel de bouleverser certaines mentalités.  En tout cas, cette volonté de prendre, à cœur,  la défense des animaux, par le biais du thriller d’anticipation, a su me captiver pendant toute ma lecture. J’ai été très touchée par l’empathie de cet auteur, et ce livre se révèle être un moment de lecture passionnant. En jonglant ainsi avec les émotions et les sensations instinctives, Darren Bryte crée une ambiance sensorielle surprenante!

Ethan ne ressentait pas le besoin de communiquer. Tout au moins, il avait l’impression que les mots étaient inutiles et qu’ils corrompaient la pureté du message sensitif, intuitif, silencieux. 

  • Une nouvelle Gardienne pour Angry.

J’ai rassemblé tous les bouts de souvenirs. J’ai entendu des cris de détresse silencieux. Angry a pris sa place dans mon imaginaire. Certes, j’ai vu le carnage que peut faire ces animaux, mais je connais encore mieux la cruauté des hommes… J’ai une curiosité dévorante d’en savoir plus sur cette nouvelle ère, où hommes et animaux pourraient enfin s’entendre et communiquer. J’ai  des envies de militer pour ce roman. J’aimerai vous transférer l’empreinte émotionnelle qu’il m’a laissée. Voir où peut nous emmener cette étrange confrérie, connaître tous les dessous des mystères de cette transcendante perspective d’évolution, et surtout voir jusqu’où peut aller cette contamination…S’il faut une Gardienne pour soutenir le roman Angry, je veux bien me désigner! J’attends la suite avec impatience, parce que ce roman, c’est juste de la folie furieuse, un shoot d’émotions fortes!

J’ai longtemps pensé que les gens qui vivaient loin de leurs sentiments ne vivaient qu’à moitié.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements: 

Je tiens à remercier très chaleureusement l’auteur de ce roman, Darren Bryte, pour sa confiance et l’envoi de ce livre dans mon petit monde! Ce fut une lecture fascinante! Vivement la suite!

 

Une confession, John Wainwright

Couverture Une confession


Synopsis: 

À cinquante ans, John Duxbury est secrètement déçu par son existence. Son travail est devenu une routine, son mariage sombre dans la grisaille, il ne sait plus comment être heureux.
Bientôt, c’est un drame qui s’abat sur lui. Alors qu’il est en vacances avec sa femme, Maude, celle-ci fait une chute mortelle. Quelques temps plus tard, un homme se présente au commissariat. Il a été témoin des faits et prétend que c’est John qui a poussé sa femme dans le vide. L’inspecteur Harker, chargé de l’enquête, s’engage à corps perdu dans la recherche de la vérité, jusqu’à l’ultime face-à-face.


Ce que j’ai ressenti:

 

  • Les tourments de John Buxbury. 

Avec son journal intime, destiné à son fils Harry, John Buxbury, cinquantenaire moyennement heureux, revient sur sa vie, où il s’épanche sur son mariage qui part à va-l’eau, et son quotidien de routine pépère. Des confidences couchées sur le papier, tout en intimité, un échange interposé entre un père et son fils avec des secrets dévoilés et quelques mots d’amour. Des pages sans prétention, juste pour laisser une trace d’une vie ordinaire. Sauf, que le drame s’en mêle et frappe aussi soudainement qu’une mauvaise chute. Et c’est toute une cellule familiale qui éclate avec ce deuil foudroyant et les accusations qui tombent, comme une mauvaise pluie sur un chemin au bord d’une falaise…D’un point de vue à l’autre, qu’allez-vous penser de cet homme qui se confie à vous?

« Des gens chutent tout le temps d’une falaise. Beaucoup en décèdent. A croire que c’est la raison même des falaises. Elles sont là pour qu’on puisse en tomber. Pour qu’on puisse s’en faire précipiter. » 

  • Le calvaire de Harry Harker.

Toute la tache difficile de cet inspecteur, sera de déterminer si, la chute de Maude, est un accident ou un meurtre. Et là, tout le génie de l’auteur est d’avoir su créer une ambiance électrique, basée sur le doute raisonnable, la présomption d’innocence, la crédibilité des témoins, les inimitiés et Une confession d’un homme veuf. Il marche sur un fil tendu, Harry Harker, mais il a à cœur de faire son boulot, on ne peut lui retirer cette qualité…De fil en aiguille, à force de patience et de colères, il recueille des mots soufflés et des pistes vertigineuses, et j’ai été scotchée par cette récolte de minis cailloux blancs qui le guide vers cette confrontation finale. D’un plan de vue à l’autre, qu’allez-vous penser de cet homme obstiné?

« Tout homme est un perpétuel menteur, un perpétuel acteur. »

  • Le journal d’émotions de Stelphique.

J’ai connu un moment de plaisir. De bonheur, même, à lire Une confession, un roman oublié depuis des années, mais réédité cette année, par la géniale maison d’édition Sonatine. C’était maîtrisé de bout en bout, jusqu’au final étincelant. J’ai été bluffée par l’aspect psychologique et toute la finesse de cette intrigue. L’intelligence dans la simplicité et le petit air rétro délicieux dans cette atmosphère tendue, c’était génial! John Wainwright joue avec nos nerfs, nos certitudes, nos sentiments pour nous déstabiliser et nous emmener au plus près d’une vérité qu’on ne peut voir venir. J’ai adoré! Après une telle chute, qu’allez-vous penser de ce formidable roman inconnu?

Tout ce qui est vivant meurt un jour. Chaque homme. Chaque femme. Dans une immense majorité, ils s’éteignent de mort naturelle. D’autres périssent accidentellement. 

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Muriel ainsi que les éditions Sonatine pour leur confiance et l’envoi de ce livre. Ce fut une lecture électrisante.

Ça ne coûte rien de demander,Sara LÖvestam.

Couverture Ça ne coûte rien de demander


Synopsis: 

« Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi. » Kouplan, détective sans-papiers. 
Ça y est, l’autoproclamé « détective » Kouplan, immigré iranien à Stockholm, n’a plus un rond. Il en est réduit à collecter des canettes vides pour les revendre contre quelques pièces. 
En fouillant dans les poubelles du quartier huppé de Lidingö, il croise le chemin de Jenny Svärd, conseillère municipale aux dents longues, dont il surprend la conversation : Jenny vient de se faire escroquer par son amante, qui a disparu dans la nature avec deux cent mille couronnes. 
Puisque ça ne coûte rien de demander, Kouplan saute sur l’occasion pour lui proposer ses services d’enquêteur…


Ce que j’ai ressenti:

Il me semble que ça ne coûte rien de dire que j’ai adoré cette deuxième enquête de l’inspecteur Kouplan. Que j’ai été très heureuse de le retrouver, parce que finalement, c’est bien à ce personnage que l’on s’attache. On l’avait laissé sur une révélation inattendue en twist final dans Chacun sa vérité, et Sara Lovestam approfondit plus encore cette identité floue en donnant un caractère plus intime à ce roman. En brouillant ainsi les pistes, cette auteure bouscule les mentalités vers plus de tolérance. Certains passages sont bouleversants, et tout le long de cette intrigue, c’est dans cette fragilité qu’est la grande force de ce polar. Je suis totalement conquise par son style, son engagement pour les problèmes de société actuels, sa sensibilité. Au delà, d’une simple enquête à lire sous nos plaids, je pense que Sara Lovestam peut marquer l’univers du polar grâce à ce personnage atypique.

« Les circonstances nous rendent complexes, songe Kouplan. Comment se catégoriserait-il lui-même? Comment associer son passé, son corps et ses actes sous une seule et unique étiquette? » 

Le détective Kouplan  se voit confier une nouvelle mission dans l’ombre et puisque ça ne coûte rien de demander, il aborde lui même, Jenny Svard qui s’est vue délestée de deux cent mille couronnes par son amante. Toujours la peur et la faim au ventre, et sans doute d’autres bouleversements hormonaux, il avance dans les rues à couvert, et plonge dans le grand bain de la politique. Petit à petit, on est saisi par la force des mensonges énoncés et des vérités tues, par les révélations étranges et les actions volontaires, et par cette vengeance de femmes.

« En se consacrant au faux, on est en contradiction avec la vie qui est dans le vrai. Chaque mensonge est un instant volé à sa propre vie. »

Ça ne coûte rien de demander…la suite des aventures de Kouplan! Je suis tellement impatiente de découvrir l’évolution de ce personnage. Dans ce tome-ci, vérités et mensonges jouent encore sur les failles humaines et tout ce qu’il parait n’est jamais totalement ce qui est. Et c’est ce que j’adore! Etre déstabilisée, ne pas prévoir le prochain rebondissement, me laisser surprendre par des émotions nouvelles. Avec Sara Lovestam, je sais que j’aurai ces moments de doutes délicieux, où chacun peut ressentir sa vérité.

Ça ne coûte rien de demander, Kouplan. Il n’y a qu’à demander, l’univers te répondra. Sois ce que tu veux être, nous sommes les metteurs en scènes de nos propres vies. 

 

 

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Emmanuelle des éditions Pocket pour sa confiance et l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture passionnante!

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Maura Murray a disparu, James Renner.

Couverture Addict / Maura Murray a disparu


Synopsis:

Imaginez une jeune femme sur une route du Nord. Derrière elle, les montagnes de la Nouvelle-Angleterre et quelques tracas de la vie quotidienne : une rupture, des problèmes d’argent, et maintenant une sortie de route…
Un voisin lui demande si elle a besoin d’aide. La jeune fille refuse, elle a déjà appelé les secours. Saisi d’un doute, il prévient la police qui arrive sept minutes plus tard : la voiture est toujours là mais la conductrice, elle, s’est volatilisée.
Elle s’appelait Maura Murray ; elle avait 21 ans. On ne la reverra plus jamais.
De cette énigme absolue, impénétrable et ordinaire, James Renner va remonter cent pistes, recueillir des témoignages, échafauder des plans, jusqu’à l’obsession…


Ce que j’ai ressenti:

  • Quand un drame devient obsession…

James Renner se prend de passion pour la disparition d’une jeune fille. Il veut aider la famille à retrouver Maura Murray, 21 ans, qui s’est évaporée sur le bas-coté d’une route. 7 minutes pour effacer une jeune adulte de la surface de la terre. 7 minutes qui vont hanter, par contre pendant des années, James Renner, journaliste et addict de true crime. Il y a cette excitation à lever le voile sur ce mystère, et puis il y a un basculement… Celui où l’auteur ne sait plus prendre de recul face à cette affaire, qu’elle devient tellement envahissante, qu’il n’est plus possible de revenir en arrière…Bluffant autant qu’effrayant!

« J’ai achevé de m’enivrer et j’ai passé la nuit entouré d’ours en peluche, furieux contre moi-même d’avoir cru possible de jouer au plus fin avec l’univers. » 

  • Quand un fait divers devient fascinant…

Comme on dit, ce n’est pas tant la destination qui importe, mais le voyage. Et ici, le voyage-reportage-addiction est intéressant. Il nous parle des heures perdues auprès de sa famille pour récolter des centaines de témoignages, des minutes floues à troquer des vérités obscures, des journées entières à soustraire au bonheur pour s’enfoncer dans des ténèbres glissantes. J’ai aimé la manière dont James Renner mêle cette enquête à son propre quotidien. C’est juste stupéfiant de voir comment cette histoire entre dans sa vie et fout un chaos pas possible. J’ai été touchée par son honnêteté à mettre à nu, ses recherches autant que ses émotions. Journaliste, c’est une vocation, mais être humain, c’est apporter cette part de soi pour que l’on prenne en pleine figure, des raz-de-marrés de sensations auxquelles il est difficile de rester de marbre…Un page-turner fascinant.

Il y a quelque chose d’extrêmement exaltant à regarder un monstre dans les yeux et  lui montrer qu’on n’a pas peur. 

  • Quand un doute devient raisonnable…

J’ai bien compris que dans cette vie, les happy-end sont rares. Quand on referme ses pages, il nous reste des doutes et des questions sans réponses, parce que des disparitions inexpliquées, des meurtres non résolus, des actes honteux, il s’en passe tous les jours, malheureusement sur cette planète. Et même s’ils ne nous concernent pas directement, ils peuvent nous ébranler plus que de raison. La preuve en 400 pages et quelques addictions avec James Renner. J’ai été captivée. Maura Murray a disparu, mais est ce que c’était volontaire ou pas?

« Ça faisait du bien de pleurer. De ressentir les choses. Mais ça faisait peur, aussi. » 

 

 

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule 9/10

Remerciements: 

Je tiens  remercier très chaleureusement Les éditions Pocket pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

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La Société des Rêveurs Involontaires, José Eduardo Agualusa.


Synopsis: 

Le journaliste Daniel Benchimol rêve de gens qu’il ne connaît pas mais reconnaît dans la mémoire de l’appareil photo qu’il retrouve sur une plage. Moira Fernandez, une artiste mozambicaine habitant Le Cap, met en scène et photographie ses rêves. Hélio de Castro, un neuroscientifique, les filme. Hossi Kaley, le patron de l’hôtel Arco-Iris, ancien guérillero au passé obscur et violent, se promène dans les rêves des autres, vêtu d’un costume violet, ce qui va donner à un service secret l’idée de l’utiliser pour manipuler les rêves de la population lors des élections, mais ne l’empêchera pas malgré tout de connaître un grand amour.
Les rêves rassemblent ces quatre personnages dans un pays totalitaire au bord de la destruction, où se réveillent aussi les rêves de liberté de la jeunesse.
Écrite dans un style éblouissant, cette Société des rêveurs involontaires est une histoire d’amour, un récit fantastique, un polar onirique et une vraie satire politique pleine d’humour, qui questionne la nature de la réalité tout en réhabilitant le rêve comme instrument de transformation du monde.


Ce que j’ai ressenti:

 

  •  J’ajoute à mes nuits, un peu de cette énergie artistique que j’ai saisi dans ces pages, pour peindre des aquarelles d’orchidées bleutées sur des lignes de rêves. J’enfile une veste violette et je vous emmène en Afrique découvrir l’étrange enquête de Daniel Benchimol… Et si des funambules s’invitent dans vos songes pastels, c’est sûrement que vous êtes vous aussi, touchés par cette histoire fantastique. Pour ma part, je l’ai été plus que de raison, et peut être que la folie me guette, mais avant, j’aimerai vous dire que j’ai adoré me perdre dans d’autres ailleurs…Je nage encore dans un océan aérien d’euphorie et je lance des vœux au ciel:

-Exercez-vous à rêver. Croyez à vos rêves. Et maintenant réveillez-vous, mon ami! 

 

  • J’ajoute à mon temps, un moment de lecture particulier, singulier, onirique où les métaphores s’incarnent et se répondent en miroir. L’envol d’un oiseau se reflète dans l’épanouissement d’une jeune femme combative, la naissance d’une fleur à l’instar d’une artiste qui se révèle par son talent, un arbre qui s’enracine contre des souvenirs qui s’étiolent, des observateurs de rêves qui font face à l’œil avisé d’un journaliste engagé. Dans la forme et dans le style, José Eduardo Agualusa réalise une prouesse littéraire où rêves et réalités se réinventent dans une histoire plurielle ou l’amour, l’art et les songes dansent sur les cendres de la barbarie. Derrière l’insoutenable atmosphère d’un pays totalitaire, quelques esprits s’éveillent… Surprendre une jeunesse qui se révolte face à la dictature, dépeindre un pays au bord du gouffre et éclairer nos consciences, c’est le pari fou de La société des rêveurs involontaires.

 

« Le pacifisme, mon frère, c’est comme les sirènes: hors de la mer de l’imagination il ne respire pas, il a du mal avec la réalité. Encore moins avec la nôtre, cette réalité si cruelle. » 

 

  • J’ajoute à mes carnets, des dizaines de citations poétiques et de réflexions méditatives. Des échos de mots et des éclats d’images pour nager dans l’infini de l’idée même de Liberté. Elle brillait de mille façons, Liberté dans ses pages: dans la lumière d’un clair de lune, sur les murs des galeries, dans le viseur d’un appareil photo, sur la surface d’un écran, dans l’obscurité d’une cellule, sur la mer imaginaire, dans la profondeur de l’inconscient, sur le crane d’une enfant, dans la grandeur des souhaits. La voir ainsi prendre multiples facettes, cela donne envie de déplier nos ailes et s’envoler vers elle…

« Je suis tombé par terre comme un pétale de fleur. » 

  • J’ajoute à mes coups de cœur, ce livre, La société des rêveurs involontaires, comme un des plus beaux livres que j’ai eu le plaisir de lire, parce qu’il contait à mon inconscient, une vérité intime. Et ce matin, c’est en toute conscience, que je vous dévoile la vague déferlante de mes émotions…Magnifique!

 

« Tous les rêves sont inquiétants, parce qu’ils sont intimes. Ils sont ce qu’on a de plus intime. L’intimité est inquiétante. »

 

Ma note Plaisir de Lecture sticker-fee-libellule10/10.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Métailié de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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