Au Bois Dormant, Christine Féret-Fleury.

Couverture Au bois dormant

Pourquoi je l’ai choisi:

J’ai décidé de commencer l’année avec un livre qui me faisait envie depuis longtemps…La couverture est superbe, et un conte revisité en thriller, il n’en fallait pas plus pour me tenter….

Synopsis:

On l’appelle le Rouet. En référence au « rouet » sur la pointe duquel la Belle au Bois Dormant se pique le doigt dans le conte de Perrault. Car le Rouet est un tueur en série, un criminel qui traque ses victimes dès leur naissance, promettant à leurs parents qu’il leur dérobera la vie le jour de leur seizième anniversaire.

Ariane aura seize ans dans quelques mois. Elle décide de s’enfuir plutôt que d’attendre cette mort annoncée. En chemin, elle rencontre Lara, une jeune fille qui lui ressemble comme une sœur. Mais un terrible accident emporte Lara. Elle aurait eu ses seize ans quelques jours plus tard. Dans la précipitation des événements, on confond Ariane et Lara. Et si changer d’identité était la solution pour échapper au tueur ? Ariane décide de se faire passer pour la défunte et continue sa fuite. Mais le tueur est bien plus proche qu’elle ne le croit…

Ce que j’ai ressenti:…Un compte à rebours sanglant…

Demande-toi ce que tu as envie d’être.

Je suis fan de contes et complètement fana des thrillers….Donc un conte revisité en thriller, évidemment que ça m’interpelle!!!!!Il me faisait terriblement envie parce que je trouvais original d’avoir personnifié le rouet de la Belle au Bois Dormant, et d’en faire un tueur en série…Non franchement, je ne pouvais pas décemment passé à côté de ce livre!!!!

Ce fut une lecture rapide et très agréable. Un bon petit Jeunesse qui se lit presque tout seul , une petite friandise toute mielleuse pour commencer cette nouvelle année…L’auteure prend quelques libertés pour réinventer la Douce Endormie, et un assassin impalpable pour donner aux adolescents, leur premier frisson. Il y a quelques jolies mises en scènes et une certaine ambiance, qui rend cette lecture plaisante, et il reste toujours le petit suspense qui tient toutes ses promesses jusqu’aux toutes dernières pages….

Je pense que l’ensemble est plutôt pas mal, mais ça ne sera pas le livre qui me laissera un souvenir impérissable, dans la mesure, ou bien j’admire, l’idée de départ de l’auteure, j’aurai aimé qu’il colle un peu plus au conte dans ses représentations , qu’il est une touche un peu plus fantastique, et que le flic soit plus crédible…Certes, on s’attendait à quelques « douceurs » étant donné la tranche d’âge, mais il me semble que cet adulte manque trop de charisme et qu’il y ait aussi quelques éléments un peu trop faciles dans l’intrigue pour l’amatrice thriller que je suis…

Si la colère avait un goût, la médiocrité avait une odeur. L’absence d’espoir, aussi. Reconnaissable entre toutes. Lourde. Poisseuse. Un jour, elle vous enveloppait et ne vous lâchait plus. Et tout était fini. Cette saleté sortait de chaque pore de votre peau, imprégnait vos vêtements, vous marquait à jamais.

Ce ne sont que des bémols, car comme je vous le disais c’est une réinterprétation et en même temps, une histoire originale, mais pour le public visé, je pense qu’ils découvriront une jeune fille qui ne se laisse pas envahir par la peur, affronte son destin et essaye de passer à l’âge adulte avec la bonne attitude: en somme un joli modèle… Un livre à confier aux jeunes qui veulent se faire un peu peur, tout en gardant un pied dans l’enfance…Le livre-départ, sans doute du « virus » de la lecture policière….

C’est un cadeau que je me suis fait à moi même. J’ai décidé de ne plus attendre ceux des autres. Désormais, je vais prendre soin de moi. Je vais m’offrir tout ce que je désire.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

La maison des morts, Sarah Pinborough

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Une chronique faite par Daniella Fantasy.

La Maison des morts par Pinborough

COUP DE COeUR !!! Ce livre est bouleversant !
Ayant déjà lu la première sage de Sarah Pinborough (Poison, Charme, Beauté) j’ai beaucoup aimé sa façon d’écrire et j’ai donc demandé au « Père Noël » alias ma soeur Stelphique de m’acheter son nouveau livre et je ne le regrette pas du tout. MERCI !
Les enfants porteurs actif du gène Déficient sont amenés au manoir que l’on appelle « la maison des morts » et attendent de savoir s’ils vont mourir. Ils sont installés dans des dortoirs où chacun reste dans son coin n’essayant pas de connaître les autres patients des autres dortoirs et vivent tous dans la crainte de tomber malade et de finir au sanatorium d’où personne ne revient.
Toby et ses amis, du dortoir 4, ont créé un lien entre eux, dont ce dernier et le chef et les protège. Chacun passe le temps comme il peut jusqu’à l’arrivée d’un nouveau groupe d’enfants dont Clara qui va bouleverser la vie de Toby et lui redonner le goût de la vie. Même si la fin est proche, la vie vaut toujours la peine d’être vécue à fond.
Ne connaissant pas ce qu’est un sanatorium, j’ai fait des recherches sur internet ce qui m’a permis de mieux comprendre l’environnement, leur maladie et l’intérêt de l’éloignement des villes.
Mais revenons-en au livre…
Déjà il m’avait plu par sa couverture brillante et ses pages noires. Et on comprend cette noirceur car la mort est omniprésente.
Toby est un jeune homme plutôt solitaire et agressif mais qui ne le serait pas en étant dans la Maison des Morts !
Il va faire la connaissance de Clara qui est son opposée, elle est gentille et représente la joie de vivre.
Tous les opposent mais une affinité va se créer petit à petit entre eux et l’auteure nous laisse le temps de nous faire à leur amour naissant.
La matrone est détestable mais avec son équipe d’infirmière l’ambiance est très oppressante : entre les pilules que les patients doivent prendre, la peur qui règne constamment, le stress de la maladie et d’atterrir au sanatorium tous les ingrédients sont là !
Mais contrairement à tous les autres enfants Toby et Clara décident de ne pas prendre leurs pilules et vivent pleinement leur vie en profitant de chaque instant surtout la nuit car le monde leur appartiennent.
On ne connaît pas les dessous de sanatorium, on ne sait pas ce qui se passe réellement en haut de cet ascenseur mais on s’en doute fortement alors je n’ai pas trouvé nécessaire de rentrer plus dans la souffrance de la mort et j’ai apprécié la façon dont l’auteure est restée soft sur le sujet.
J’ai adoré ce livre. Il est touchant, bouleversant et émouvant ! On passe par de nombreux sentiments et on s’attachent à la vie de ces jeunes malades et à leur destin. L’amour, la peur, l’angoisse, la haine ou la crainte. Tout y est pour passer un bon moment de lecture.
Pour les personnes émotives, je vous conseille des mouchoirs pour la fin car elle est triste mais tellement magnifique. L’amour peut-il être plus fort que la mort ?

 

Le géant enfoui, Kazuo Ishiguro

Pourquoi je l’ai choisi:

Ce livre m’a été recommandé par un Babéliote passionné, Krout. Je le remercie de m’avoir mis sur la voie de ses géants: c’est exactement le genre de livre que j’adore! La passion de lecture se partage, et là, c’était un super conseil!!!!

Synopsis:

Axl et Beatrice vivent un amour constant qui a résisté aux années. Ils décident de faire un voyage pour rejoindre leur fils, parti depuis longtemps. De nombreux obstacles se dressent sur leur chemin, parfois étranges, parfois terrifiants, et mettent leur amour à l’épreuve. Leur parcours est une métaphore de nos vies à tous.
Dix ans après « Auprès de moi toujours », Kazuo Ishiguro revisite, dans « Le Géant enfoui », les thèmes shakespeariens qui traversent son oeuvre : la mémoire et l’oubli, la confiance et la haine, la vengeance et la justice. L’histoire d’Axl et Beatrice, une allégorie du monde moderne, est d’ores et déjà un monument de la littérature.

Les personnages:

Axl et Beatrice sont un couple en fin de vie, qui se sont aimé toute leurs vies dans les joies autant que les tempêtes. Très touchant.

Sire Gauvain, il apporte une touche de chevalerie, une douce flamme presque éteinte, mais indéniablement là, vibrante.

Wistan et Edwin nous rappelle que tout un homme est un guerrier…

Ce que j’ai ressenti:…Une étincelle dans la brume…

En fait, ce livre il vous emporte:

  • Dans la brume électrique…(Non je ne me suis pas trompé de livre, on n’est pas dans celui de James Lee Burke …). Il y a une sorte d’ambiance opaque qui vous happe dès les premiers mots…Cette brume vous enveloppe pour ne plus vous laisser tranquille…Se souvenir ou oublier ? Telle est la grande question dans ce claquement de doigts qu’est notre passage sur Terre…

« C’est bizarre la façon dont le monde oublie les gens et les évènements de la veille ou de l’avant veille. C’est comme une maladie qui nous atteint tous. »

  • Dans la légende Arthurienne…Chevaliers, dragons, géants, elfes…Le fantastique se mêle avec douceur dans ses pages nous offrant un souffle de magie enchanteresse plus qu’appréciable. Le roi Arthur n’a pas fini d’inspirer les auteurs, des centaines d’années après pour notre plus grand plaisir!

« Je suis un simple mortel, je ne le nie pas, mais je suis un chevalier bien entrainé et encouragé durant de longues années de ma jeunesse par le grand Arthur, qui m’a appris à affronter toutes sortes de défis avec enthousiasme, même lorsque la peur s’insinue jusque dans la moelle, car si nous sommes mortels, brillons du moins de tous nos feux aux yeux de Dieu pendant que nous marchons sur cette terre! « 

  • Dans une histoire d’amour…La tendresse de leur amour est touchante, malgré les points noirs qui jalonnent leurs histoires, ils restent ensemble, côte à côte, bravant ensemble les difficultés…Une histoire tout en pudeur, en simplicité et respect de l’autre…

« -Promets moi, princesse, que tu n’oublieras pas ce que tu ressens pour moi en ce moment dans ton cœur. A quoi servirait un souvenir surgi de la brume s’il se contente d’en chasser un autre? »

Il est des livres comme ça, qui vous tombe dessus et qui vous envoûte…Une histoire qui vous laisse une forte impression même en l’ayant refermé depuis des jours… Celui ci, il a une Atmosphère pesante, une Poésie enivrante, une Intention éclairante. Ce texte derrière son empreinte magique, vous torpille l’esprit sans que vous vous en rendiez compte. Il nous montre le Monde, en perpétuel renouvèlement de ses erreurs, de ses attentes, de ses victoires. Le temps n’a pas de prise sur nos envies d’évasions, d’invasions et de découvertes. A y regarder de plus près, les mots sont plus incisifs qu’il n’y parait et prenne une résonnance dans nos quotidiens sombres. Je regrette, juste un peu,  qu’on ne soit plus dans le souffle du dragon…

Les gens devaient accepter avec philosophie de pareilles violences.

Avec ses trois points, je me rend compte que la rencontre avec ce livre était une évidence…Ma mémoire me joue des tours, mais je suis presque certaine , de ne pas oublier cette lecture de sitôt…J’enfouis ce géant légendaire dans mon esprit, en espérant que la haine n’emporte pas tous les cœurs…Très joli conteur que ce Kazuo Ishiguro, il prend son temps, mais il nous offre un fabuleux moment de lecture…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

Le guide des fées: Regard sur la femme, Audrey Cansot/Virginie Barsagol

Couverture Le guide des fées : Regards sur la femme

 

Pourquoi je l’ai choisi:

Sans ce challenge que j’organise, le Challenge Printemps Elfique 2016, je pense que je serai passée à côté de ce livre. Et ça aurait été un grand dommage…La Magie fait bien les choses, et je remercie chaleureusement Charlotte Volper  des éditions ActuSf de sa confiance et pour l’envoi de ce livre! Ce fut une lecture très intéressante!

Synopsis:

Le Guide des fées est un parcours dans le temps à la rencontre des fées, des plus célèbres aux plus inattendues. Attraper les fées là où elles se cachent, des territoires littéraires aux oeuvres cinématographiques en passant par la BD et la peinture, autant de champs que les reines du merveilleux ont investis au fil des siècles. La lecture du guide est aussi un voyage qui tente de révéler la profusion des regards portés sur la figure féérique, ainsi que son évolution, riche et complexe au fil des époques traversées.

Ce que j’ai ressenti:…Une étonnante découverte!

Avant tout, j’ai appris des choses! C’est vraiment cool de voir « autrement » l’influence des contes, et ce personnage si mystérieux de la fée…C’est un guide qui sous forme de fiches nous renvoie à des œuvres qui ont mis en lumière, la fée, mais aussi, tous les fantasmes qu’elle peut engendrer. De la créature vénérée au monstre craint, elle passe par toutes les formes au fil des siècles, mais reste bel et bien une figure importante du tremplin vers l’imaginaire. De l’antiquité à nos jours, ce petit voyage en féerie vous donnera quelques nouvelles pistes de lectures, et quelques belles informations sur les manières d’approcher la fée…

Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est cette étude des plus grandes références littéraires, les multiples exemples vers lesquels les auteures nous renvoient. On sent un vrai travail de recherche dans ce Guide des fées, et en même temps, on n’est pas enseveli sous les tonnes d’informations ennuyeuses, ça reste clair et précis, agréable à lire, et très intéressant à découvrir. Les fées ont changé de formes, de situations, de piédestal, de conditions, de lieux de vie… Elles ont influencées, elles ont été élevées, elles ont été rabaissées, dénigrées, mais quoi qu’ils en soient, elles ont été là depuis des millénaires dans l’Art et la Culture, pour notre plus grand plaisir. Ce petit guide nous apprend que derrière ce personnage féminin et tout l’univers qui le compose, se cache une envie de bouleverser la condition des femmes, la société, les mœurs…

« Les fées prennent plaisir à désordonner le cosmos. »

En bref, j’ai beaucoup apprécié cette lecture! Je l’ai trouvé très intéressante, et elle donne envie d’approfondir ce sujet…

Petite note: Si jamais, cette lecture vous tente, sachez qu’elle en promo numérique grâce à l’opération des Indés de l’Imaginaire du 6 Juin au 4 Juillet 2016 à 1.99 euros! Ca fait toujours plaisir de se faire plaisir à petit prix!!!!;)

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

 

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Fées dans la ville, Collectif

Couverture Fées dans la ville

Pourquoi je l’ai choisi:

Rien que ce titre, il est intriguant, et laisse présager une sympathique revisite du mythe ailé!

Synopsis:

Cachées dans les gouttières, les pots de fleurs, les lézardes des murs… les fées partagent discrètement avec nous les villes, tantôt ravies, tantôt désespérées de l’agitation des hommes. rnrnHuit auteurs ont parcouru les rues pavées pour les débusquer, elles et leurs compagnons du petit peuple.Un recueil de fantasy urbaine, dans l’imaginaire des cités.

Ce que j’ai ressenti:

Les fées se nourriraient-elles de la poésie de la nuit urbaine, du gris métallique des pavés, de ces moments de solitude extatique que seuls les citadins connaissent, de cette impression d’infini dans des rues aux immeubles tellement hauts qu’il faut trouver des buttes pour voir le ciel? (Anne Fakhouri ).

Enfin, j’ai trouvé un recueil de nouvelles qui m’a enthousiasmée, charmée, émue! Enfin….Et bien dis donc, c’est pas trop tôt!!!!! Souvent, je reste sur ma faim avec les nouvelles, car leur format très court, m’empêche de ressentir pleinement les émotions: ici ce n’est pas le cas! Je vais le garder bien précieusement, et me dire que j’ai bien fait de poursuivre dans ce genre de lectures!

Parce qu’il est complètement décalé, et hautement inspiré, parce que les fées qu’on trouve ici, sont inattendues, et surtout parce que cette réunion d’auteurs de talents sont regroupés dans cette anthologie, la magie opère…

J’ai aimé l’originalité de ses textes, leurs forces, leurs engagements. Les fées dans la ville, ont leur pouvoir certain, n’en doutez plus, même entourée de grisaille, elles savent faire naitre un petit coté enchanteur. Le gros point positif de cette lecture, c’est leur touche vivante de contemporain, on se prend en pleine poire nos problèmes de sociétés, on souffre de voir dans l’intelligence de ces écrits, les dangers criants d’aujourd’hui…

  • Magie Verte, Jack Vance, nous emmène dans un monde parallèle où l’intelligence et le savoir sont infinis. Cette plongée ne se fera pas sans conséquence, mais cette virée, pourrait être plus enrichissante et au delà même de ce qu’un humain peut supporter…
  • Le Mur des Lilas, Tony ‘Nym’ Robillard nous fait prendre conscience que la Magie protège ses portes, même en milieu urbain. Ce n’est pas parce que le macadam l’entoure qu’elle veut y perdre tout son charme!
  • A la croisée, Eric Holstein, c’est souvent aux carrefours, que joue le destin, mais surtout les acteurs de la vie aux dents carnassières.
    —-} J’ai adoré celle ci, car il y a une atmosphère tenace et envoutante, et j’en ai eu les larmes aux yeux sur la fin…
  • Le sceau d’Alphonse, Jeanne-A- Débats nous ouvrira sur un monde de superstitions et de dieux vengeurs, avec pour décor une décharge. Ce mix nous donne un fantastique conte ou magie et urbanisme font un ménage en couches culotte.
    —-}Magique!
  • L’histoire commence à Falloujah, Karim Berrouka, Un Djinn qui apparait au milieu des décombres en temps de guerre. De la noirceur et des cendres nait la poésie et la compassion.
    —-}Superbe!!!!Gros coup de cœur pour celle ci!
  • J’veux un dragon, Olivier Getcher, on est loin des fées, mais pas de la féerie! Ce dragon incroyable né d’un vœu d’une enfant aura une existence un peu spéciale, autant que sa nourriture.
  • La fée du miroir, Marie-Lé Camillle, cette fée là, est loin d’être elfique, et pourtant, elle protège de sa magie, cette petite fille des mauvais filets.
    —-} Dérangeante et triste, mais j’ai aimé l’originalité du texte et sa fée!
  • Fée des râles, Laurent Fetis, une envolée marrante entre fée et poudre.

En bref, je les ai toutes aimé ces nouvelles, mais celles que j’ai commenté après les flèches auront ma préférence dans cette belle anthologie.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

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Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Charlotte Volper des éditions ActuSF pour l’envoi de ce livre! Merci de leur confiance!

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Trollhunters, Guillermo Del Toro/ Daniel Kraus

Couverture Trollhunters

Pourquoi je l’ai choisi:

Rien que le nom de l’auteur, Guillermo Del Toro sur la couverture a quasiment fait l’essentiel de ce choix, mais j’étais curieuse de voir une histoire de Trolls…

Synopsis:

En 1965, des enfants disparaissent mystérieusement dans une petite ville de Californie. Jack Sturges, 13 ans, est enlevé à son tour, sous les yeux horrifiés de son frère Jim.

Quarante-cinq ans plus tard, le fils de Jim, Jim Junior, doit supporter la paranoïa de son père, qui a transformé la maison en forteresse pour protéger sa famille. Pourtant, une créature étrange réussit à se faufiler dans la chambre du garçon et le kidnappe…

Attention : des trolls sortent de l’’ombre et s’attaquent aux humains, leur plat favori……

Les personnages:

Jim et Toby forment un duo convaincant en Chasseurs de trolls, mais c’est dans leurs faiblesses qu’ils sont le plus touchants. Des adolescents en somme, ni plus ni moins que normal, mais qui ont la chance de tomber par hasard, sur une aventure extraordinaire, tout en restant ordinaires. On adore les suivre dans leurs péripéties de lycée en journée, et leur folle expédition nocturne!

Claire est la touche féminine et espiègle de cette histoire!

Les Trolls sont des personnages un peu lourdeaux mais tellement attachants si on a la chance de les comprendre…J’ai beaucoup aimé le bestiaire trollesque qu’on peut découvrir au détour de la nuit!

Ce que j’ai ressenti:…Une lecture plaisante, mais…..

« Vous êtes de la nourriture. »

J’adore l’univers de Guillermo Del Toro, sa façon de créer un monde sombre et poétique. Autant dire que ce titre là, me branchait bien, car je n’avais encore jamais lu d’histoires de Trolls…Je ressors de cette lecture avec une pointe de déception, j’aurai aimé retrouver la « patte » de cet auteur, un peu plus d’ombres à ce livre. Certes, on est en Jeunesse, donc la trame est assez classique un adolescent qui tend vers l’âge adulte en menant des combats de la vie réelle et imaginaire, mais on connaît trop le talent de l’auteur et scénariste pour pouvoir en attendre plus, même dans cette tranche d’âge. J’aurai aimé encore plus de force à l’ambiance, et un peu plus de profondeur dans la psychologie des personnages. Je suis un peu restée sur ma faim, j’aurai aimé plus m’investir dans cet univers riche en potentiel.

« Sous le lit. C’est là que vivent les monstres. »

Pour autant, ce fut une lecture bien agréable. Une histoire où aventures et fantastique rythment la vie d’un duo d’adolescents, en mal de reconnaissance. J’ai beaucoup aimé cette amitié, leurs esprits un peu rêveurs, leurs élans candides. On se laisse prendre au jeu des terreurs enfantines, voir apparaître les monstres sous les lits, connaître des créatures nouvelles. C’est assez rafraîchissant. Certains dialogues sont hilarants et volontairement décalé, et c’est donc le mot « plaisir » qui se dégage de cette lecture. Un bon moment, où l’on peut retrouver pendant quelques pages, nos envies de guerriers intrépides imaginaires.

« -Je préfèrerais encore me farcir un bouc dans un cabanon des Shetlands qu’embrasser un imposteur dans ton genre. »

En bref, il y a de plaisantes rencontres dans le monde de la nuit…Effrayantes aussi… Se laisser tenter par cette aventure vous fera passer un petit moment sympathique!

« Il n’était absolument pas de taille à lutter contre les démons intérieurs qui avaient pris des proportions de dragons dans sa tête. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement le site Babelio pour cette Masse Critique ainsi que les éditions Bayard pour l’envoi de ce livre et de leur gentil mot qui accompagnait ce colis. Merci de leur confiance!

Merveilles et Légendes des Forêts Enchantées, Richard Ely/S.Pineaux/A.Labarre

Pourquoi je l’ai choisi:

J’étais curieuse de voir un des autres projets d’un auteur que j’affectionne particulièrement: Richard Ely.

Synopsis:

Une balade en compagnie de Richard Ely, Séverine Pineaux et Amandine Labarre sous les frondaisons des grandes forêts mythiques (Brocéliande, Forêt- Noire …) à la découverte des créatures fantastiques qui les hantent (petit peuple des mousses, pixies, dryades et autres dames vertes).

Ce que j’ai ressenti:…Un enchantement naturel…

Bienvenue dans la forêt, oui mais voilà, pas seulement les forêts toutes simples, non, de celles qui sont enchantées! Et niveau enchantement, ce livre est une merveille pour les yeux tout d’abord, avec les magnifiques illustrations de deux artistes, mais les textes de Richard Ely nous emmène grâce à sa passion, dans un univers magique. On se prend à rêver en Brocéliande, à songer sur l’île Hachijo-jima, à s’imaginer en Fontainebleau, le voyage en imaginaire est infini et se fera d’une branche tendue vers le lecteur…

C’était la berceuse du mobile à papillons. La musique de ses premiers rêves.

Le Petit Monde de Richard Ely est empli de créatures féeriques, c’est avec toujours autant de plaisir que je découvre ses publications. Tantôt poète, tantôt ethnobotaniste, mais toujours inspiré par les muses, ce projet là, m’intéressait d’autant plus, car il était plus ambitieux au niveau des textes. 10 nouvelles toutes plus riches en folklore, les unes que les autres, mais la force de l’ensemble c’est l’énorme respect pour la Nature. Toutes vous font prendre conscience d’une cohésion d’ensemble, d’un amour inconditionnel pour Mère Nature, d’une sagesse ancestrale. J’ai beaucoup aimé le message derrière la féerie, les forêts mises en lumière et en histoires, cette volonté d’embellir tel un conteur, le monde qui nous entoure.

Ni les dieux ne pouvaient les corrompre, ni le cœur des hommes. Elles étaient l’âme vivante de la forêt, l’expression le plus intime et la plus profonde de ce qui animait flore et faune dans ce territoire sacré.

J’ai vraiment passé un bon moment avec ce livre, car il est plaisant de le feuilleter, d’avoir le choix de le poser et le reprendre à sa guise, de lire et relire ses courtes histoires, de s’imprégner à notre rythme de par ce découpage en nouvelles. Je ne me lasse pas des écrits de cet auteur, car on est toujours amené à revenir à sa guise, et à tout moment, vers son univers inspirant et inspiré. Il ne se dévore pas ce livre, il s’apprécie, et c’est ce qui en fait tout son charme…J’ai été plus que charmée, par ailleurs, par le talent de Séverine Pineaux, ses illustrations sont juste : »OUAaaaH! ».

Cette amertume ne me quitte plus, ce que le poète nomme le spleen. Je suis là, vivant, errant parmi les hommes, mais mon cœur ne bat plus pour ce monde.

Voir prendre vie et déceler les êtres féeriques, au détour des bois et des pages, est un petit plaisir délectable. Pixies, dryades, fées, gnomes se dévoilent derrière une montagne, un ruisseau, un océan. Chaque apparition plus enchanteresse que la précédente…Une petite merveille, je vous le disais…

Comme un fantôme, l’esprit ne dérangeait rien de physique.

Si je devais donner une préférence dans ses histoires, j’irai vers Rêveries en Brocéliande. Rien que l’illustration Séverine Pineaux en amont est d’une beauté fantastique, mais c’est le texte qui m’a le plus touchée par sa simplicité et sa douceur, mais j’ai aussi aimé la force et l’humble respect qui se dégage de la nouvelle Le Petit Peuple des Mousses.

En bref, un livre à découvrir de toute urgence!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

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Remerciements:

Je tiens avant tout, à remercier Monsieur Richard Ely, ainsi que la maison d’éditions Au bord des continents pour l’envoi de ce livre. Merci sincèrement de leur confiance!

 

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Fées, Weed et Guillotines, Karim Berrouka

Couverture Fées, weed et guillotines

Pourquoi je l’ai choisi:

J’adore les titres en trois mots! Ceux là, en particulier, ont éveillé ma curiosité par leur improbable trio!

Synopsis:

La dernière fois que Jaspucine a mis un pied dans le monde des hommes, elle en a littéralement perdu la tête : la Révolution française n’a pas été une période très profitable pour les créatures féeriques. Sauf pour Zhellébore, l’enfoirée qui l’a envoyée à l’échafaud. La vengeance étant un plat qui se mange froid, Jaspucine est bien décidée à retrouver la traîtresse. Même si pour cela elle doit s’attacher les services d’un détective. Mais à force de remuer ciel et terre, c’est sur une conspiration bien plus grande que la fée et l’enquêteur vont tomber.

Les personnages:

Jaspucine, déjà je suis fan du prénom, mais encore plus de la personnalité de cette fée! J’en ai tout adoré d’elle, de son apparence d’un violine à toute épreuve en passant par sa haute éloquence désopilante! Coup de cœur pour ce personnage si réussi, une fée qui ne manque pas de charme assurément! Tour à tour charmeuse et véhémente, on se surprend à adorer ses douces crises de nerfs…

« Jaspucine tourne en rond, retrouvant ses humeurs massacrantes et ses envies de baffer l’humanité toute entière. »

Marc-Aurèle, un détective féru d’aventures et allant au devant des yeux doux des damoiselles, avant même de se poser la question de l’argent… Mais quel homme! (Ca n’existe que dans les livres, c’est ça?!!!!Dommage….).

Premier de la Classe ajoute avec ses interventions, d’excellents moments de dialogue!

« L’étrangeté n’existe que par son incapacité à s’inscrire dans un schéma logique. Il suffit de trouver la clef qui la fait entrer dans la rationalité, et elle en perd toute sa particularité. »

Ce que j’ai ressenti:…Une drôle d’enquête féerique!  

Déjanté!

C’est le mot qui me vient à l’esprit immédiatement pour vous parler de ce livre! Le style, l’écriture, le moment: totalement déjanté! Sur les 100 premières pages, j’étais déjà addict! C’est vrai que le mélange Polar à la sauce féérique avait de grandes chances de me plaire, mais ce premier tiers de livre, il avait une botte secrète: l’humour. Et comment vous dire, quand on y est sensible, (et ce n’est pas forcément une évidence, surtout chez moi…), la magie opère! Jeux de mots, réparties cinglantes, situations cocasses, tout y mené d’une main de maitre pour passer un super moment de lecture! Je ne crois pas avoir jamais autant ri à la lecture d’un livre, et ça c’est assez rare pour le souligner! Ce qui m’a le plus plu, c’est le coté irrévérencieux des fées, elles sont ignoblement marrantes, à s’envoyer des noms d’oiseaux à la figure, à chambouler les pauvres humains qui leur vienne en aide, à user de tous les subterfuges pour arriver à leurs fins.

« Abjecte saloperie, infâme nuisible, souillure immonde! Je te le promets, un jour nous lui mettrons le compteur de ses prétentions à zéro, nous lui sculpterons les bas-reliefs du tympan de Notre-Dame à coups de genoux dans sa dentition de larve ambulante. Nous l’écorcherons vif devant les membres débiles de son clan, nous l’étriperons, nous en ferons de la charpie, de la bouillie, que ses petits camarades comprennent qu’il existe des choses sacrées, et que les fées en font parties. Notre vengeance sera aussi belle qu’était notre amitié! Parole de fée! « 

Ce livre a un petit coté Polar à l’ancienne doublé d’une Fantasy ultra contemporaine! L’auteur a le chic de non seulement nous donner le sourire à quasiment toutes les pages, mais de nous offrir une histoire pleine de fraicheur, ou actions et féérie se marie à merveille. Il y a une bonne dose de totale folie imaginaire dans une intrigue maitrisée, un polar réinventé qui nous souffle de la bonne humeur. On s’aperçoit que baguette magique et chapeau pointu font bon ménage avec imper’ et borsalino!

Parce que c’est totalement fun avec ses Fées pour le moins « barrées complet », parce que c’est un brin perché surtout avec cette utilisation de la Weed, et parce qu’il y a cette originalité de remettre au goût du jour la Révolution française et de revoir la Guillotine, sombre instrument de torture de notre pays, on peut dire que l’auteur ne manque pas d’imagination, et surtout de talent d’écriture pour nous donner un moment de détente,  où zygomatiques et traits d’esprits sont un cocktail  de bonheur!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

 

Remerciements:

Je tiens à remercier chaleureusement Charlotte Volper des Editions ActuSf pour l’envoi de ce livre! Merci de sa confiance! Cette lecture fut un véritable moment de plaisir!

 

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American Fays, Anne Fakhouri, Xavier Dollo [LC avec Cannibal Lecteur ].

Couverture American Fays

Pourquoi je l’ai choisi:

Je connaissais déjà l’écriture de Anne Fakhouri et j’avais adoré son univers… Donc au vu du thème et de mon challenge Printemps Elfique, je me suis laissée séduire par cette lecture, mais le lire en LC avec ma binômette, c’est forcement doubler le plaisir!

Synopsis:

Ce Chicago de 1925 a tout du chaudron prêt à exploser ! Entre les Leprechauns mouillés dans la fabrication de faux billets et les gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool et des speakeasies, autant dire qu’il y a de l’orage dans l’air. Et tandis qu’Al Capone tente de retrouver son influence sur la ville, voilà que des Drys, farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.
Scarface devient, aux yeux des autorités, le suspect idéal. Furieux et persuadé que les Fays sont dans le coup, il charge une bande de chasseurs de Fays, les No Ears Four, de débusquer les véritables coupables.
Pour Old Odd et son équipe, les ennuis ne font que commencer. Contraints de plonger dans les entrailles d’une ville corrompue et en proie aux guerres des gangs, les quatre nettoyeurs ont intérêt à se serrer les coudes s’ils veulent survivre à la tempête qui s’annonce. Car, quand la Fayrie est impliquée, mieux vaut ne pas trop traîner dans l’œil du cyclone !

Les personnages:

Le No Ears Fours est un quatuor à la solde de Al Capone (rien que ça!!!), il se spécialise dans le démantèlement des pratiques illégales fayriques. Ces quatre anti-héros sont tour à tour charmants autant qu’impitoyables, et on se palit à suivre cette équipe pas comme les autres.

Ce que j’ai ressenti:…Un fayrique plaisir de lecture!!!

« La vie pulsait à Chicago, la vie bruissait. A la lumière comme dans l’ombre. »

Je ne crois pas avoir lu un roman de ce genre, aussi loufoque et féérique! Il a vraiment quelque chose de particulier, il a une force, ce roman, la force de l’imaginaire! Une fois, que le décor est posé, on est emporté entre douce folie et mafia infiltrée, et c’est ce mélange qui détonne, pour notre plus grand plaisir!

J’ai adoré retrouvé tout l’univers elfique, croiser au détour d’une rue, des Fays vengeresses, des Pixies en mode tendus, des Leprechauns en trafiquants de monnaie, des Faunes énervés et bien sur Mab,  Reine de ce Peuple, aux pouvoirs extraordinaires. J’ai vraiment accrochée à cette touche de férie qui donne un coté décalé et magique à cette histoire mais, plus que tout, j’ai trouvé un vrai travail d’investissement,de vocabulaire et de champs lexicaux propres à cet univers, qui donne de jolis jeux de mots! Les auteurs s’en sont donné à cœur joie pour intégrer le fantastique dans ce Chicago revisité, et la sauce prend, car ils y croient et nous le retransmette à merveille!

Mais nous n’avons pas seulement, la douceur des contes de fays, dans ce roman, mais bien toute la violence des hommes, et ce qui se faisait de pire à cette époque dans un Chicago en pleine Prohibition: racisme, misogynie, meurtres, dessous de tables, stratégies politiques, corruption…Autant vous assurer, que l’ennui n’est pas de ses pages, ni pour le lecteur, ni pour la police!!!!

En bref, j’ai aimé ce mélange atypique, je me suis laissée séduire autant par la féérie que par cette ville riche en histoire. Le petit coté cinématographique de certaines scènes et les différentes références qui lui rendent hommage, l’originalité de ce mix rend l’ensemble, complètement addictif! Un feu d’artifice d’émotions, de magie et de clins d’œil dosés avec soin, en font pour moi un coup de cœur!

Meilleurs moments du livre:

  • A un moment, nos quatre compères se retrouvent acteurs dans des contes! J’ai adoré cette revisite! Elle est originale et plein de pep’s!
  • Avant même d’ouvrir ses pages, je crois que le voyage commence avec la couverture. Non seulement, elle est magnifique, mais en fait, c’est le livre-objet qui est une véritable invitation à se caler, et à découvrir ses mystères. Bravo à la maison d’éditions Critic, qui nous offre un beau cadeau, un livre de qualité autant en intérieur que dans son apparence !

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

 

Titre : American Fays

Auteurs : Anne Fakhouri & Xavier Dollo
Édition : Critic

Résumé :
Ce Chicago de 1925 a tout du chaudron prêt à exploser ! Entre les Leprechauns mouillés dans la fabrication de faux billets et les gangs qui s’activent en coulisses pour s’emparer des marchés de l’alcool et des speakeasies, autant dire qu’il y a de l’orage dans l’air.

Et tandis qu’Al Capone tente de retrouver son influence sur la ville, voilà que des Drys, farouches partisans de la Prohibition, sont atrocement assassinés.

Scarface devient, aux yeux des autorités, le suspect idéal. Furieux et persuadé que les Fays sont dans le coup, il charge une bande de chasseurs de Fays, les No Ears Four, de débusquer les véritables coupables.

Pour Old Odd et son équipe, les ennuis ne font que commencer. Contraints de plonger dans les entrailles d’une ville corrompue et en proie aux guerres des gangs, les quatre nettoyeurs ont intérêt à se serrer les coudes s’ils veulent survivre à la tempête qui s’annonce.

Car, quand la Fayrie est impliquée, mieux vaut ne pas trop traîner dans l’œil du cyclone !

Critique de Cannibal Lecteur:
Chicago, 1925, époque de la prohibition et du truand Al Capone, le tout mis à la sauce fayrique… De qui appâter la lectrice que je suis.

En me proposant un univers connu mais décalé car rempli de fays, de Leprechauns, de vouivres, de pixies, de sirènes, de nymphes, de trolls, de faunes et autres créatures issues du même biotope, les auteurs ont réussi leur mission de me divertir.

En faisant évoluer le lecteur dans le monde des truands et plus particulièrement du quatuor chasseurs de fays travaillant pour Al Capone – les “No Ears Four” – les auteurs ont fait en sorte de nous présenter et de nous faire apprécier un groupe d’anti-héros.

Old Odd, le chef bourru et détecteur de Fays grâce à son allergie; Bulldog, le garde du corps obtus au cerveau aux abonnés absents; Jack The Crap, l’assassin sans peur et sans remords et le bellâtre Vincent Bixente Demons (Bix), spécialiste de la question fayrique, trompettiste de talent et doux rêveur. Bix sera mon chouchou…

Quant aux femmes, dans ce roman, elles ne sont pas en reste car elles ont soit le rôle de tenancière d’un café-bar-bordel, telle Jude ou bien de putes, ou bien de nièce de la tenancière en la personne de Rachel, la beauté fatale.

L’ambiance dans les pages est imbibée d’alcool de contrebande, de faux billets, de “mise au poing” par Bulldog envers ceux qui pourrait faire de l’ombre ou piquer du business à Capone, de morts violentes, de créatures fayriques  et d’une enquête de nos 4 gars afin de blanchir, non pas du fric, mais leur boss Capone !

Niveau action, on n’est pas volé, ça court, ça enquête, ça se cogne, c’est rempli de bourre-pifs, d’armes à feu, on se poignarde, on magouille, on truande, on trucide, on mitraille, “on liquide et on s’en va” (comme disait San-Antonio), il y a une belle dose de morts mystérieuses et une enquête afin de trouver qui les a tué, tous ces cadavres.

Point de vue des dialogues, ils sont passé à la poussière humoristique car il m’est arrivé de sourire devant des réactions ou des paroles d’un Bulldog ou les bons mots du chef de la bande, Old Odd. De plus, du jazz et de l’amûûr se glissent aussi entre les pages.

Là, vous vous dites qu’il doit y avoir un “mais” qui va suivre… Bravo mes petits Sherlock, il y a un, c’est vrai ! Belle déduction.

Le jazz et la condition des Noirs à cette époque, je suis preneuse dans un récit mais, pour la romance, ma foi, on aurait pu s’en passer afin de ne pas donner des airs d’Harlequin au final de ce roman d’urban fantasy. Un peu trop mielleux guimauve à mon goût, je trouve.

Si le final est animé, je l’ai trouvé un peu longuet, trop de rebondissements vaudevillesques : les gens qui arrivent par toutes les portes, ça va dans les comédies, mais pas ici.

Quant aux explications finales, je les ai trouvées un peu déplacées. Il y avait moyen de terminer autrement afin de ne pas donner des airs grand-guignolesques à ce roman dans son final. Non pas que je n’ai pas aimé, mais avec le recul, je me sens triste de ne pas m’être vue proposée une fin plus relevée. On avait du punch et on fini au jus d’orange !

De plus, malgré les créatures fayriques présentes dans le récit, il manquait d’un soupçon de magie, de merveilleux, je trouve. Dommage parce qu’on avait tous les ingrédients pour sortir un bouquin grandiose avec le mélange de ces deux univers.

Malgré ces quelques critiques, j’ai passé un moment divertissant dans ce récit et si on me propose une suite, je la lirai avec plaisir car il y avait, dans ces pages, de la richesse créative qui n’a pas livré tout son potentiel.

Le roman  n’est pas parfait mais j’ai adoré l’ambiance du Chicago des années 20 et ça mérite bien une suite pour développer tout ce que les auteurs auraient pu garder sous la pédale.

Étoile 3

 

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Le sang des elfes, Jean Louis Fetjaine

Couverture Les Chroniques des Elfes, tome 3 : Le sang des elfes

Pourquoi je l’ai choisi:

Il fallait absolument que je poursuive cette lecture pour le challenge Printemps Elfique 2016…Une trilogie, ça ne s’arrête pas en cours de route (NP:enfin, à moins qu’on meure d’envie de lire un livre très attendu: Surtensions de Norek, par exemple….)

Synopsis:

Une guerre sans précédent est sur le point de faire basculer l’équilibre du monde. Les armées de Celui-qui-ne-peut-être-nommé s’apprêtent à assaillir la forteresse d’Agor-Dôl et à déferler sur les plaines. Les elfes de la forêt d’Eliande, les nains de la Montagne noire et les hommes du royaume de Logres, pourtant ennemis historiques, n’ont d’autre choix que de s’allier pour contrecarrer les plans de l’Innommable.
Lliane, évadée des Terres Noires et recueillie par les nains de Troïn, a rejoint le royaume des elfes. C’est elle, la princesse bientôt couronnée reine, qui devra s’employer à apaiser les rivalités tenaces, construire peu à peu la coalition et mener la lutte. Une gigantesque bataille s’annonce. Quelle que soit son issue, le monde en sera changé à jamais.

« Le Sang des Elfes », dernier tome des « Chroniques des Elfes », clôt la genèse de la célèbre « Trilogie des Elfes ». Outre la dimension poétique, légendaire et historique, ce volet invite le lecteur à la réflexion : « La guerre pour la guerre n’a pas de sens. Le pouvoir d’un seul ne dure jamais, à moins d’exterminer toute vie à la surface du monde. »

 

Ce que j’ai ressenti:…Une Guerre qui prend plus de force…

A la fermeture de ce roman, et en clôturant cette trilogie, je reste sur un sentiment très mitigé. Beaucoup de choses m’ont plu, de la légende au Roi Arthur, en passant par l’émergence de la nouvelle religion, avec parfois de très jolis moments d’écriture. Ce tome aura été une lecture plaisante dans l’ensemble.

Mais il n’empêche que cette trilogie ne m’a pas totalement embarquée:

  • Déjà, j’ai eu un souci avec les titres: ils annoncent des elfes, une princesse, personnage clef d’une trilogie, et en fait il n’en est rien, les elfes ne tiennent pas plus de place que les Nains, ou les humains. C’est donc une des premières déceptions. J’attendais tellement d’avoir plus d’elfes, plus de magie, plus de merveilleux …..
  • Ensuite, si des fois, les descriptions sont relativement jolies, et aide à mieux visualiser ce monde, j’ai eu du mal à clairement m’attacher aux personnages et à leurs relations. Tout reste en surface, on a une accumulation de faits, mais peu d’émotions, et ça, c’est ce qui m’a le plus dérangée. J’aime pouvoir me mettre dans la peau d’un personnage le voir grandir, évoluer. Il manque cet effet « Conteur », de pouvoir nous donner des rêves et de projections sur ses personnages magiques…
  • Et pour finir, ce découpage en trois livres, alors qu’il n’y en a pas besoin dans le déroulement des actions, je trouve cela très dommage. Cette trilogie avait un grand potentiel, il pourrait y avoir tellement plus de force, de d’émotions à faire naître… Beaucoup de belles choses ne restent qu’en surface, alors qu’il y a de bien belles idées, un talent qu’on devine, une passion, mais elle n’arrive pas jusqu’à nous, ou du moins jusqu’à moi….

J’ai fini donc cette trilogie avec plus ou moins de plaisir, et je possède la suite des aventures de Lliane , ainsi que le dytique de Merlin dans ma PAL, mais au vu de ce sentiment mitigé, je ne précipite pas immédiatement sur la prochaine Trilogie des Elfes. Je vais laisser une chance aux autres propositions de lectures….Mais le Challenge Printemps Elfique est loin d’être fini, donc je n’ai pas terminé de vous parler des fées, et autres créatures elfiques….

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 6/10

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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