Fées & Merveilles, Erlé Ferronnière

✨Il est des histoires de Petit Peuple…

Il est des invitations que l’on ne peut décemment pas refuser…Et si on entrait en Féerie?

Il est des êtres qui nous fascinent…Il est des moments qui s’appelle Beauté…Il est : Fées & Merveilles, de Erlé Ferronnière publié par @ …Un ouvrage sublime qui invite à l’observation fine, à l’imagination débordante, à la joie éternelle, à l’espièglerie, à l’espérance, au pouvoir magique et mystérieux de la Nature…

Il est des livres rares qui rendent grâce…Il est des histoires qui rendent grâce aux fées, aux pixies, aux oiseaux, aux saisons… Il est des histoires qui rendent grâce aux petites choses délicates, à l’enchantement, à la poésie…Il est des histoires qui ont bercé notre enfance, et le feront, encore et toujours, pour les générations futures…Et c’est pour cela que les fées et les merveilles sont là, tout autour de nous, pour peu qu’on est encore l’œil, le cœur, l’âme attentifs, au minuscule…

Il est des illustrations qui nous touchent au cœur, d’autres les yeux, et puis d’autres, qui ouvrent sur l’imaginaire…Des images qui présentent l’impossible devenu possible, l’invisible devenir enchantement…Que des Merveilles, mais que de merveilles!!! Des fées, des fleurs, des animaux, mais que de beautés!!!!C’est incroyable! Les couleurs, le trait, les tons, les ombres et les lumières, le souci du détail, le grain, les rimes, les sourires, la légèreté, la douceur…C’est juste féeriquement et merveilleusement magique!

J’ai lu et adoré ce beau-livre. Je le classe parmi mes préférés dans le genre, et je tiens à ce que vous sachiez que c’est un coup de cœur, autant pour l’artiste, que la maison d’éditions, qui nous donne à voir de si belles, Fées & Merveilles…

Poésie, Fées et Merveilles

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Le Héron d’Argent, pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Crazy Brave, Joy Harjo

Ce que j’ai ressenti:

« Pense à ce qui peut t’aider à vivre ce jour. Rends grâce. »

Je rends grâce. Aux points cardinaux, à la poésie, au Vivant. Je voudrais rendre grâce à Joy Harjo, pour la puissance, l’émerveillement, la singularité. Je rends grâce à la musique, aux âmes, aux étoiles, aux lueurs de l’aube…Je rends grâce à la guerrière qui écrit, pense, réinvente la réalité, remodèle les valeurs, qui ploie et qui déploie ses ailes, qui chante et qui entretient le feu. Je rend grâce, pour la beauté du texte, le cheminement personnel, la lumière bienveillante, l’inspiration libératrice… Je rends grâce, et je déclare bravement, à qui voudra bien l’entendre, que ce livre est un coup de cœur « CrazyInLove »…

« Un paradoxe me hantait: s’il existe autant de beauté, alors pourquoi souffrons-nous? »

Il en faut du courage, de la persévérance et du désir, pour écrire. Il en faut, car vivre en ce monde, est une gageure. Selon les chances et les difficultés qu’impose la destinée, vivre devient vite un combat, voire une question de survie. Et pourtant, certaines personnes tiennent le coup, envers et contre tous, envers et contre tout, poussées par une émotion, un chant, une passion, qui les emmène à traverser le pire et le pire du pire, et vouloir encore vivre, aimer, aider son prochain…J’ai tellement été touchée par la plume poétique de Joy Harjo. Tellement, tellement, tellement. J’ai été connectée pendant un temps, à la culture amérindienne, aux esprits, aux Arts Indiens, à une certaine spiritualité, à un engagement fort et féminin, à l’Histoire, à la beauté…

« Je voulais que quelqu’un me cherche, me trouve et m’emporte. »

Je pense que j’ai cherché, j’ai trouvé et j’ai été emportée. Par le récit, par la douleur, par le combat, par le chant, par la musique, par la poésie. Je suis heureuse d’avoir eu, pendant les battements de cœur qui me sont impartis, la chance de mettre la main sur cet ouvrage, et de lire une autrice aussi inspirante et incarnée. Je rends grâce au ciel pour cela. Il est évident que je vais poursuivre la découverte de ces écrits, voir, si la magie agit, encore une fois…I am Crazy In Love❤️

Suis-je hypersensible? Fabrice Midal

Ce que j’ai ressenti:

Je ne sais pas si je suis sorcière, super-héroïne, surdouée, performante ou fragile, sans doute, un peu de tout ça, chaque jour, ou rien de tout cela en fait, mais depuis, que j’ai mis le mot HYPERSENSIBLE, sur mon intensité intérieure, je vais mieux et je m’apprivoise, jour après jour. C’est souvent la tempête dedans, et dehors, et pour moi, et pour les autres, et parfois, cette tempête est trop déstabilisante…Et comme je n’ai pas de cape, de chapeau pointu, ou des gants magiques, être hypersensible au quotidien, c’est une aventure qui prend vite des allures disproportionnées et fulgurantes, aussi…Il me fallait donc lire sur le sujet, et j’ai trouvé cet essai, vraiment génial!

Alors, à la question: « suis-je hypersensible? », je peux répondre, oui, sans hésitation. C’est un oui, qui est pourtant difficile à dire, parce que c’est prendre conscience et avouer, que trop de choses me touchent, trop de sensations me dévastent, trop « de trop » à vivre et à ressentir, c’est parfois épuisant. Mais répondre Oui, c’est aussi, savoir que je ne lâcherai pas une once de mon « super-pouvoir », quitte à y laisser des morceaux…Oui, être hypersensible c’est super! Super-bien-mal-ereintant-satisfaisant-inspirant-accablant-angoissant-passionnant. Oui, être hypersensible, c’est un don, un cadeau, une chance. Fabrice Midal, philosophe et auteur, nous apprend comment et pourquoi, l’hypersensibilité est extraordinaire, et en cela, pour ceux qui ressentent effectivement, ce trop-plein qui les submerge, je vous invite à lire cette enquête pour peut-être mettre enfin, des mots, sur cette intensité qui nous habite…

J’ai été agréablement surprise par cette lecture, le réconfort bienveillant qu’il essaye d’apporter aux concernés, les références et les clins d’œil ici et là, les petits exercices et l’approche enthousiaste et empouvoirante, de faire de l’hypersensibilité, une force. C’était intéressant, même si, comme toute bonne hypersensible, il y a des choses qui m’ont atteintes plus que d’autres, des expériences qui m’ont touchées plus que d’autres, j’ai aimé ce petit livre, comme une hypersensible: TROP!

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

➖Je suis…➖

Cœur du Sahel, Djaïli Amadou Amal

❤️‍🔥Ce que j’ai ressenti:

« -Le cœur d’une femme. Oh, cœur de femme! »

J’aimerai faire confiance à ce coeur. Mon cœur qui bat, rebelle et téméraire. J’aimerai, mais il semble sourd et totalement indépendant. Il s’enthousiasme pour trop de choses, pour l’amour sous toutes ses formes. Pour mes Sœurs. Pour des chemins d’espoirs. Pour des vérités déchirantes. Pour le Sahel. Alors m’épancher sur le Cœur du Sahel, c’est écouter d’autres voix féminines victimes d’un système qui les étouffent. Alors mon cœur s’emballe de trop, il ne se repose plus, il vibre pour elles, pour que tous nos cœurs réunis, fassent entendre le bruit de l’injustice atroce faite aux femmes camerounaises…

Il est rebelle, mon cœur et celui de Faydé, aussi, alors on se comprend, par-delà les frontières, par-delà le mépris, par-delà les préjugés, et on fonce pour se frayer un chemin, où le cœur et l’esprit s’alignent…Comme j’ai aimé la détermination de cette héroïne. Comme j’ai aimé sa persévérance et son courage! Mais en fait, je les ai toutes aimé les femmes de ce roman, ces mères, ces filles, ces sœurs, ces amies, ces cousines, de cœur ou de sang, qui traversent un long périple de mauvais traitements pour le seul motif, de leurs conditions sociales. J’étais attristée de voir les dysfonctionnements, le désespoir, la fatalité, les horreurs, la silenciation, la violence, partout et tout le temps. Les femmes du Sahel, survivent dans la pauvreté extrême, l’indifférence totale, et la barbarie omniprésente, mais gardent, au fond de leur cœur, en dépit de la raison, de l’amour, encore et encore…Je me dois de les aimer de tout mon cœur aussi, parce que cette histoire, c’est une réalité, romancée certes, mais la terrible réalité. Je les entendais d’ici, pleurer, rire, danser, et j’étais un peu là-bas, à rêver avec elles, de réussîtes, d’amours véritables, d’amitiés sincères…Je rêvais d’impossible. Et jusqu’au bout, j’aurai voulu leur donner de l’espoir et l’énergie nécessaire pour faire bouger leurs conditions…

Je suis bien heureuse d’avoir été invitée à rentrer dans la concession des domestiques, grâce à la plume sensible de Djaïli Amadou Amal. Cette histoire m’a émue aux larmes. Je ne saurai que trop vous conseiller, d’aller y mesurer, votre cœur, votre empathie, votre générosité, de vous laisser attendrir le temps d’une lecture au Cœur du Sahel…Et je n’ai pas peur de vous crier que ce livre est un Coup de Coeur…❤️‍🔥.

« Le cœur d’une mère peut-il avoir ne serait-ce qu’un instant de répit? Mais même avoir peur est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre. »

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Alina Gurdiel ainsi que les éditions Emmanuelle Collas de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Les Naufragées, Manon Hentry-Pacaud

💞Ce que j’ai ressenti:

« Une alliance sororale indéfectible, une intercompréhension féminine à laquelle chacune est conviée. »

C’est l’idée de Louise. Elle décide de réunir sa mère et sa fille, un dimanche, pour la joie de se réunir entre femmes, autour d’un repas, et peut-être, l’occasion de faire éclater les mots et les silences des maux, au féminin…Parce que le corps, l’écoute, l’entente ont besoin d’espace et de bulle protectrice, pour faire leurs places…

L’idée de Louise est pertinente, nécessaire, enthousiasmante. Les femmes doivent pouvoir parler librement, sans filtre, de leurs peurs et de leurs joies, de leurs attentes et de leurs peines, de leurs souffrances et de leurs états qui font d’elles, des êtres humains et des corps vivants, à part entière. Choisir un jour, un lieu, pour en faire un rituel de lien social et solidaire, c’est à la fois magique et ordinaire, mais étonnement puissant…

Elles se retrouvent toutes, à un point de leurs vies, où leurs paroles ont envie d’aller vers l’autre, d’interagir, de donner, de confier, d’aider. Que ce soit Louise, Paula, Ines, ou Anne, elles sont prêtes. Elles sont prêtes, parce qu’elles ont dépassé leurs douleurs, leurs craintes, leurs fébrilités. On les suit chacune dans leurs parcours de femmes, plus ou moins épanouies, plus ou moins heureuses, plus ou moins affirmées, mais on sent, que ce repas dominical, sera le début du changement…Pour elles, pour nous, pour toutes, dans une certaine mesure, parce que cette idée de sororité, est empowerante. Toutes ont été confrontées à une réalité de leurs corps et ses changements, qui lui est propre mais en même temps, qui est universelle, puisque ce sont des étapes charnières de la vie d’une femme, et c’est toutes ces manières de vivre et d’être femme, qui viennent nous toucher en plein cœur ou, directement dans les tripes…

J’ai été bouleversée par Les Naufragées. Chacune a une errance singulière, une expérience de vie à dévoiler, un équilibre à retrouver, un rôle à jouer pour devenir la meilleure version de sa féminité. C’est fondamentalement dans l’air du temps, et c’est pour cela, que j’ai été attirée par cette histoire. Les thèmes abordés sont intéressants et ce roman choral parle de désir, au féminin. Chacune a le sien, et je ne vais pas vous spoiler leurs secrets, mais je vous invite à ardemment à y prêter l’oreille…C’est une lecture revendicatrice et très douce, qui a su m’emporter…J’étais bien avec elles, et j’ai le désir que vous les rencontriez aussi, dans ces pages…

Si le cœur vous en dit, vous êtes convié.e.s autour de la table, ou encore à l’idée révolutionnaire de la sororité. On vous y attends avec une certaine impatience!

À quand un repas avec vous, Manon, Elya et la Team Frison-Roche Belles-Lettres?

« Anne se demande si elles ne sont pas toutes des sorcières ou des enchanteresses rassemblées par des liens qui les dépassent. Un « Elles », définitivement au pluriel, qui s’ancre partout où il va. »

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Elya, ainsi que les éditions Frison-Roche Belles-Lettres de leur confiance et l’envoi de ce livre.

La Mer Noire dans les Grands Lacs, Annie Lulu

Ce que j’ai ressenti:

« Perdre son sourire, c’est perdre le seul trésor qu’il nous reste quand on n’a rien à offrir à tous ses enfants futurs. »

Longtemps, j’ai gardé le sourire…

Pendant longtemps, j’ai cru aux histoires, à la paix, en la beauté, en la chance. Et puis le dor, est venu me choper, parce que j’ai vu de mes yeux, la guerre, le racisme, la pourriture, le colonialisme prendre la place…Prendre toute la place. Sans aucune gêne, sans aucun remède, sans aucun remords.

Longtemps, j’ai gardé le sourire.

Je croyais aux hommes, en l’humanité, aux valeurs qui les maintiennent debout. Et puis, j’ai vu de mes yeux, la tyrannie, la répression, la dictature, la violence, un peu partout, de par le monde. Il n’a pas de frontière, pas de limites, pas de préférence, le Mal…Il frappe et tue, partout, tout le temps, systématiquement…

Longtemps, j’ai gardé le sourire.

Mais comme Nili, force est de constater, que je l’ai égaré quelque part, entre deux regards, entre deux souffrances, entre deux rages, entre deux continents, entre deux couleurs, entre corps et âme. Nulle part, à sa place, nulle part, heureuse, nulle part, alignée, Nili cherche, farfouille, creuse, s’insurge, crie, écrit…

Elle écrit pour son enfant à naître. La douleur qui est la sienne, les origines qui la détermine, l’amour infini, qu’elle ressent pour ce fils qui grandit en elle. Elle lui écrit, la souffrance intime d’être, une femme, une métisse, une paria, une future mère, un cri, une sorcière, une voix, une poésie, une erreur, rien…Elle emploie des mots qui claquent, parce que c’est tout ce qui la nourrie, qui la façonne, qui lui donne cette force de poursuivre le voyage, et la grossesse. Elle est éblouissante, vous pouvez me croire, cette Nili. Un caractère flamboyant, une plume furieuse, une intelligence pareille, une sensibilité aussi bouillonnante, c’est renversant. Ça te tue le ventre. Ça te déglingue la tête. J’avais mal, physiquement, mentalement, littéralement… Mais je garde le sourire, quoi qu’il puisse arriver…Parce qu’il est essentiel de contrer le pourri qui s’étale, avec un acte même infime…Elle écrit, et moi, je sourie…C’est fort, c’est vrai, c’est terrible, c’est injuste, c’est horrible, c’est poétique, c’est immonde, c’est sublime. Je ne saurai expliquer, mais je le garde le sourire, parce que je crois de toutes de mes forces qu’une écrivaine est née. Là, dans ces pages. Et que c’est beau, cette émotion qui palpite, frictionne, grandit, et prête à sortir, à venir te submerger, comme une mer(e)…

Longtemps, j’ai gardé le sourire, malgré la poubelle, la brique, la distorsion… Je veux absolument le garder, pour honorer l’amour torrentiel et la poésie des corolles de lumières dans la nuit…Je tiens à ce que vous le voyez sur mon visage, quand je vous écris que ce livre, est un énorme coup de cœur…

« écoute, mon sang »

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Le cœur de l’hiver, Dominic Cooper

🤍Ce que j’ai ressenti:

« C’était comme si la terre était en alerte, qu’elle même attendait quelque chose. »

La nature est grandiose. La nature est fascinante. La nature est magique. Elle est faite de saisons, de transformations, de naissances et de renouveaux, de petites et grandes évolutions. L’admirer c’est l’honorer, la décrire, c’est l’honorer, lui donner la forme du cœur, c’est l’honorer. Ce livre est un hommage à la beauté naturelle de l’Ecosse. Ouvrir ses pages, c’est un peu partir en voyage, c’est sentir, la nature sauvage, le froid, Le Coeur de l’Hiver, mais, dans le même temps, ne pas se lasser, d’y traîner les pieds…La nature est si belle, si poétique, si extraordinaire que percevoir dans ces lignes, la puissance de ces lieux, c’est rêver de vagues, de ciels, de dénuement, de solitude, de silences. C’est vouloir prendre un peu d’embruns, saisir un frisson, mais aussi, tout laisser comme on a trouvé: intact. Parce que la Nature, offre milles et une merveilles pour tous nos sens, mais qu’il faut garder à l’esprit, qu’elle est aussi fragile que dangereuse…En un souffle, capter le bon et le beau, et nous laisser apprécier l’authenticité de Cragaig, même si d’autres en ont décidément autrement…

« Aussi sur que Dieu est Dieu, il veut t’avoir! »

Alasdair Mor ne fait pas obstacle. Il vit, solitaire, sur son bout de terre, en respectant faune et flore, et la splendeur de cette petite île déserte. Il vit, survit parfois, mais le silence lui convient, et la nature lui rend bien. Il est heureux dans la simplicité. Alasdair ne fait pas obstacle aux cycles, aux heures d’ensoleillement moindre, aux connexions environnementales… Il est bon. Et pourtant, il va rencontrer le Mal. Comme si, c’était inévitable…Il va devoir confronter sa bienveillance au plus redoutable des sentiments…Déchirant!

« Dehors, la nuit. Le son lancinant du ressac. »

C’est une lecture qui gratte de l’intérieur. La mélancolie et la fatalité nous atteint en plein cœur. Il n’y a pas d’obstacle. C’est direct. Le Cœur de L’hiver est un titre qui porte bien son nom. C’est l’obscurité et la lumière mêlée, c’est l’inévitable dualité qui joue son rôle et nous laisse, démunis sur la rive du ruisseau. J’ai tout aimé dans la plume de Dominic Cooper, la lenteur poétique, la connexion avec le Vivant, la progression dramatique, la maîtrise de l’intrigue, la simplicité du tout, le grandiose partout. Vraiment je suis bluffée, c’était la rencontre parfaite, entre mon envie du moment de calme et ma recherche constante de l’émotion brute. Bref, un coup de Cœur (de printemps) , que je m’empresse de vous partager!

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Metailie de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Blackwater II, La Digue. Michael McDowell

💧Ce que j’ai ressenti:

Je trouve toujours compliqué de chroniquer les tomes d’une saga, mais parce que j’ai le tempérament impétueux d’une femme, et que je me dois d’être digne de parler de celles que j’ai adopté dans mon monde, et peut-être elles, au leur, aussi, je vais essayer de me plonger dans les eaux troubles de Blackwater, pour vous submerger, encore une fois…Cette histoire me passionne, m’engloutit, me réjouit au plus haut point. Il y a ce phénomène de l’attente, qui crée l’addiction, le manque, l’intérêt. Et ce tome-ci, ne dépareille pas, puisque, il ne fait que confirmer les attentes et les impressions pressenties dans le tome de La Crue…Je dirai bien que mon cœur est dans le même état que celui de cette couverture, mais ce serait peut-être trop vous dévoiler des émotions qui vont vous assaillir…Oui, mais voilà, en même temps, vous êtes prévenus…

Alors, il est toujours question d’eaux, de femmes, et de mystères. Il est toujours question de place à prendre, d’ambiance étrange, et de La Digue. Tout ceci est sur leurs bouches: la construction, la peur, le rendement, mais ils ne saisissent pas qu’il y a des forces obscures à l’œuvre…Elles s’immiscent dans les interstices. Mais les habitants de Perdido, continuent dans leur folie acheteuse, fiévreuse, ignorante…Et ce qui fait le malheur des uns fait l’enrichissement des autres, c’est ainsi…C’est toujours ainsi, d’ailleurs, et d’un œil extérieur, nous lecteurs, nous pouvons constater les dominos tomber, à l’instar des valeurs des hommes avides de pouvoirs, de possessions, de notoriétés…Pierre après pierre, ils préparent, tous, leurs chutes…Et moi, ça me régale! J’attends secrètement et très impatiemment, la fureur du vortex, qui ne manquera pas de rugir, j’en suis persuadée…

Toujours aussi accro, aux petites et grandes manigances des matriarches, à l’ambiance gothique et mystérieuse, aux courants tumultueux de ses deux rivières, à l’intrigue palpitante. Je ne peux que vous conseiller, encore, de vous laisser prendre à ses feux du Cœur, des mots, de l’acier et de la fumée, qui vous saisissent à cette lecture, ce n’est que du délice…Je m’empresse de me procurer le tome 3, car je sens qu’il y a quelque chose à aller dénicher dans La Maison…On se retrouve sur quelle rive? Ah oui, et, on en parle de cette couverture sublime? Bref, je suis fana de cette saga, et vous?

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Monsieur Toussaint Louverture de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Une vérité changeante, Gianrico Carofiglio

☕️Ce que j’ai ressenti:

« Le risque, quand on a une bonne hypothèse d’explication des faits, c’est que celle-ci nous plaise trop. »

Les hypothèses et les vérités peuvent varier, selon le temps, l’espace, et l’ambiance. Bari, est une ville où l’atmosphère est mouvante, dangereuse, agaçante, survoltée…L’Italie est certes, superbe et fiévreuse, mais quelque fois, le sang et le café, coulent sur le sol, inévitablement, et ce sont les carabiniers qui se chargent d’en comprendre les effusions…Il me plaît, qu’une lecture fasse appel à nos sens, qu’elle m’interpelle, avec l’odorat, la vue, les trajectoires, les perspectives…Il me plait quand il faut mériter la résolution, quand on fait tomber, un à un, les préjugés, pour ne faire rayonner que la pure vérité…Prendre le risque de côtoyer la mafia, les criminels, les journalistes, les stéréotypes, c’est se confronter aux versions plus ou moins dicibles, et parfois, même les silences, parlent…Alors que faut-il entendre, ressentir, pressentir? Une vérité changeante c’est juste, un enquêteur qui ne s’en laisse pas conter, et ne reste pas dans sa zone de confort…Pour notre plus grande joie!

« Oui, il y a quelque chose qui ne me convainc pas. Mais je ne sais pas quoi. »

En revanche, moi, je suis convaincue par le talent de Gianrico Carofiglio, et archi-fan de son Maréchal Fenoglio. Une enquête menée par cet homme discret et perspicace, est signe, de grand moment de lecture…La force tranquille et la patience redoutable sont deux de ses qualités précieuses qui vont lui permettre de lire entre les lignes et de déjouer les dires et les mensonges, les temps et les contre-temps, de dévoiler Une vérité changeante…Rien n’est jamais acquis, quel que soit le domaine. C’est une récurrence littéraire dans les enquêtes de Fenoglio, et c’est ce que j’aime retrouver, tout particulièrement. Dans celle-ci, on s’aperçoit que chaque détail compte, et qu’il faudra l’arracher au néant, que c’est dans l’infime et dans la persévérance, qu’on peut saisir le Vrai…

« …Fenoglio perçut comme une trace dans l’air. »

Je ne sais pas si vous pourrez saisir la nuance, la trace dans l’air, ou le minuscule détail, mais moi, ce que je sens, c’est l’odeur du café, du sang, de Poison, ce que je ressens, c’est le plaisir de partager une vérité, pas si, changeante, puisque je suis encore conquise par la plume efficace et subtile, de Gianrico Carofiglio. La fiction semble tellement proche de la réalité, qu’on pourrait presque confondre l’auteur avec son personnage récurent…Les rues de Bari sont remplies de bonnes surprises et de mauvaises graines, et il me tarde de lire d’autres enquêtes de ce maréchal, pour mieux connaître encore cette ville et ses habitants…

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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