Bonne et Heureuse Année 2020.

Tout d’abord, je tiens à vous souhaiter mes plus sincères vœux de bonheur pour cette nouvelle année 2020!

Que cette année vous soit douce et heureuse!

Merci d’être là à venir partager vos impressions de lectures et vos émotions! Ces moments me sont précieux.

Et comme vous le savez, il n’y a rien qui m’importe plus que l’amitié.

L’amitié est partage. Et la passion nous réunit. C’est les valeurs essentielles de nos blogs et en ce début d’année, il prend tout son sens avec ces posts…

Alors aujourd’hui, je suis heureuse de participer et de faire partie du Top 10 de Yvan sur son blog littéraire Émotions, entouré de tous mes blogopotes préférés! Ça se passe par ici⬇️

Regards croisés sur mon Top 10 des romans lus en 2019

Merci cher Yvan. Ton amitié est une lumière. Merci de m’avoir fait une si jolie place dans ce Top 10. J’ai été ravie de répondre présente encore cette année à ce feu d’artifice littéraire et émotionnel.

N’hésitez à partager et à venir nous parler de vos émotions autour de ce Top 10!

Encore tous mes vœux et une bonne année autour de la lecture!

Amicalement,

✨Stelphique✨

Attraper les nuages, Anne Quéméré.

Attraper les nuages par Quéméré


Synopsis:

Anne Quéméré est devenue une habituée du Grand Nord canadien. Depuis 2014, elle retourne régulièrement dans les Territoires du Nord-Ouest et plus particulièrement à Tuktoyaktuk, petit hameau installé sur les rives de la mer de Beaufort. De ces nombreux séjours là-haut, aux confins du monde elle a rapporté une moisson de photographies. La Nature, la communauté inuvialuit qui y habite, la faune, la flore, tout est sujet à découverte et questionnement.

Les Inuits doivent aujourd’hui faire face à d’importants changements qui aussi bien climatiques que culturels. Les photos et les textes qui les accompagnent nous éclairent sur leur destin, qui est lié au nôtre : « Beaucoup pensent là-bas que Tuktoyaktuk n’existera plus d’ici 15 ou 20 ans… » dit-elle.


Ce que j’ai ressenti:

Tout d’abord, j’aimerai vous dire que j’ai choisi ce livre pour le titre…Avec ma fille qui voulait connaitre leurs noms et mon admiration pour le ciel et ses spectacles journaliers, j’étais curieuse de l’idée de pouvoir saisir un nuage. Je les ai cherché…J’ai essayé de voir si je pouvais maîtriser la technique pour les attraper enfin…Mais finalement, ce titre m’a fait miroiter un mirage que je n’ai pas vu dans ces pages…Une seule phrase pour évoquer l’idée, c’est un peu léger…

Là-haut, j’ai souvent tendu le bras pour attraper les nuages que la magie arctique déposait à portée de ma main.

En revanche, ici s’arrête ma déception sur cette attente qui se cachait derrière ce titre puisque je peux vous le dire, j’ai été touchée par cette aventure dans L’Arctique racontée et capturée en image par Anne Quéméré. Mais que de beauté et de sensibilité! Je ne pensais être aussi agréablement surprise par ce livre, et pourtant, il est tout simplement magnifique.

Je suis tombée en amour avec l’Arctique canadien. Un véritable coup de foudre. Inattendu, intense, irrésistible. Le cœur qui commence à battre fort, le regard qui s’illumine et cette soudaine sensation de comprendre que là se trouve enfin mon Graal…

Anne Quéméré entreprend un voyage qui sort complètement de l’ordinaire et nous le raconte entre souvenirs et émerveillement sincère. J’ai adoré sa plume, les citations qui guident son chemin, le cœur qu’elle met dans chacun de ses pas en ce pays froid, son intention de parler d’un peuple qui dépérit fatalement et d’un morceau de terre glacée qui disparaît à vue d’œil. C’est saisissant. Elle nous parle de la nature et ses éclatants dégradés de couleurs et nous fait voir aussi les conséquences du dérèglement climatique. C’est un livre d’aventure, la sienne, celle qu’elle a décidée de vivre dans les silences givrés mais aussi dans un souci de sensibilisation au monde: le grand Nord se métamorphose à une vitesse ahurissante et c’est toute la faune et la flore qui subissent les erreurs des hommes…

Les scènes se succèdent avec lenteur. Plaisir de l’observation, sensation d’une harmonie parfaite, d’un orchestre sans fausse note, devant moi, ce sont des couleurs, des lumières, des sons qui remplissent la spectatrice attentive que je suis. J’étais en quête d’authentique, je suis servie.

C’est un beau livre-objet. Au sens où les photographies sont sublimes et mette en lumière ce continent mystérieux. Quand on pense qu’elles ont été prises dans des conditions difficiles pour capturer un instant de la nature, ça force cet effet de contemplation et d’admiration. Il y a un calme et une magie qui se dégagent de ses photos qu’on sentirait presque le silence à travers le papier glacé.

C’était une belle découverte. Un livre à mettre entre toutes les mains, de l’aventurier en herbe aux fervents écologistes, du curieux aux amoureux de la nature, cette lecture est vraiment passionnante. Je vous le recommande vivement.

Les bouleversements climatiques actuels ne touchent pas uniquement l’environnement. Ils sont une réalité très préoccupante pour tous les Inuits qui voient leur pays fondre sous leurs yeux.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Locus Solus pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Babelio

Bretagne Locus Solus édition Edition éditions

Chauffer le dehors, Marie-Andrée Gill.


Synopsis:

Dans le blizzard d’une peine d’amour, un texte unique qui renoue avec la vie. Elle souhaiterait faire encore partie du décor, s’inscrire dans l’ordinaire de chaque jour avec lui, trouver un remède aux morsures de sa douceur. Elle a peur de le croiser au dépanneur du village et que leurs corps provoquent une perpétuelle dernière fois. Dans sa tête, une question joue en boucle : Comment se retrouver dans l’étendue de la fin ? Le dehors est posé comme seule réponse au dedans à broil. Pendant que la tempête gronde et que le temps panse lentement la déchirure, la voix de la forêt et des saisons donne à entendre quelque chose comme un début d’apaisement et de gratitude. Le coeur ouvert aux souffles des bélugas et des ski-doos, Marie-Andrée Gill se réfugie dans l’écriture pour accepter l’impossibilité de l’amour, pour exister quelque part, dans le rappel des moments fous.


Ce que j’ai ressenti:

Si vous vous demandez où je suis maintenant…

Comme si de rien n’était

Je lisais, un soir tantôt plus cendré

La poésie de Marie-Andrée Gill

Quelque chose de subtil…

Un petit espace en dedans

Pour faire éclater les blancs.

Imaginer, le Chauffer le dehors

Dans les lignes noires, et alors

J’ai vu le solfège des tempêtes

Le cœur anxieux des jours de fêtes

Qui n’en sont plus. Elle s’écrie

Des émeutes de sensations inouïes

Sur des paysages violines

Et des miettes de corps en abîme

Sur des forêts de promesses…

Dans les poèmes qu’elle nous laisse

Ça tourne, ça s’enflamme, ça crash

Dans des silences anthracite flash

Parle d’un futur qui hausse les épaules

Des nuits à peine plus sucrées folles

Qu’une femme laisse s’échapper

Par les fenêtres sans volets

Des petits instants de beauté

A qui voudra bien les attraper…

.

« Le dehors est la seule réponse que j’ai trouvé au dedans. »

.

Moi aussi, Marie-Andrée Gill, moi aussi. Et maintenant, j’essaye de réchauffer mon dedans avec les jolies couleurs que tu as mis dans ce recueil.

Des surchauffes en-dedans en regardant l’étrange en-dehors,

des émotions du-dedans à voir le calme du-dehors,

et je laisse s’accrocher des mots

sur des paysages nouveaux

où la douceur dévore les peaux.

.

Si vous me demandez où je suis maintenant,

C’est moi qui essaie d’écrire de quoi de beau avec les paillettes de ma féerie.

.

✨Stelphique✨

Ma note Plaisir de Lecture 9/10.

Sleeping Beauties, Stephen et Owen King.

Couverture Sleeping beauties


Synopsis:

Un phénomène inexplicable s’empare des femmes à travers la planète : une sorte de cocon les enveloppe durant leur sommeil et si l’on tente de les réveiller, on prend le risque de les transformer en véritables furies vengeresses.
Bientôt, presque toutes les femmes sont touchées par la fièvre Aurora et le monde est livré à la violence des hommes.
À Dooling, petite ville des Appalaches, une seule femme semble immunisée contre cette maladie. Cas d’étude pour la science ou créature démoniaque, la mystérieuse Evie échappera-t-elle à la fureur des hommes dans un monde qui les prive soudainement de femmes ?


Ce que j’ai ressenti:

🦋Salut, Beauté.

– “Dormir, c’est comme être mort.”

Salut à vous, mes beautés. Vous qui êtes derrière vos écrans, encore là bien réveillées. Pas encore frappées par le phénomène Aurora, pas encore victimes des cocons enveloppants. La fièvre a pourtant frappée la moitié déjà de la surface de la terre, mais il y a encore une petite ville qui résiste, Dooling. C’est là que je t’emmène…Salut, Beauté.

Pour toutes les femmes du monde, au Premier Jour d’Aurora, il n’y avait pas de temps à perdre.

🦋Salut, Beauté. Il se pourrait bien que si tu es dotée de sexe féminin, l’heure soit venue pour toi de faire de jolis rêves où la folie des hommes n’aurait plus lieu d’être. C’est ainsi que Stephen King et son fils Owen nous ont créé un tout nouveau tout beau, petit coin d’exil pour les dames, avec un choix important à faire…Le monde actuel dans cette histoire hors du commun, devra donc faire avec la violence des hommes, et la disparition des femmes…Quel rêve étrange, mes beautés. C’est presque fantastique et puis c’est aussi un peu horrifiant, non?! Qu’est-ce que t’en pense, hein, Beauté?

[…] le verbe aimer est un mot dangereux quand il sort de la bouche des hommes.

🦋Si certaines se sont endormies, en revanche, moi j’ai pris le temps de lire ce Stephen King, pendant mes heures d’insomnies. Et c’était délicieux. J’ai retrouvé de la saveur d’antan à lire avec plaisir mon auteur préféré, avec une lenteur exquise. Parce qu’avec le King, il y a toujours cette saveur particulière de savoir que tu lis un bon livre et de pouvoir développer ton imaginaire avec son pouvoir d’immersion inimitable. C’est presque magique, cette sensation. Et là, la magie a encore opérée. Il décrit à merveille ces tranches de vies, les gens et leurs comportements, que même une page ou deux par soir, c’est déjà une richesse de lecture. Même sur une scène, il me fascine, alors, imagine Beauté, sur un bouquin de 800 pages…Je te raconte même pas comme l’effet se décuple!

Même dans le sommeil il y avait des prisons, évidemment.

🦋En choisissant de parler de l’univers carcéral, Stephen King évoque des sentiments troubles comme la culpabilité, le regret, les dangers de l’amour et de la haine, mais surtout, la violence que tout un chacun porte en lui. Et c’est en cela que ça en devient passionnant, toutes ses émotions qui se mélangent. La violence au féminin n’est pas la même que celle au masculin, mais elles se répondent l’une et l’autre dans une danse infernale, s’alternent, s’enflamment toujours plus, pour en arriver à des grands moments de fureurs atroces. Cette prison pour femmes est le point stratégique de ce roman. Un lieu de passions et d’entraides, un refuge et une place à détruire…Ce n’est pas courant, (dans mes lectures du moins), que je rentre ainsi dans une prison pour femmes et l’effet a été assez déstabilisant mais j’aimerai bien en lire d’autres, pour me confronter à ce type de sujets forts en émotions…

Tu ne peux pas ne rien avoir à foutre d’un carré de lumière.

~ Reese Marie Dempster, détenue matricule 4602597-2 ~

*Centre de détention pour femmes de Dooling*

🦋Et tu sais pourquoi, j’ai adoré cette lecture, Beauté? Parce qu’elle est étonnamment féministe mais aussi intensément poétique. La délicatesse des ailes de papillons et la fragilité des mouchoirs de fées apporte une ambiance enchantée qui m’a beaucoup plu. Mais c’est cette solidarité féminine et la résilience de toutes ses femmes qui m’ont profondément touchée dans ces pages. Dans cette lecture, on voit encore que dans l’esprit collectif, le mythe de la « sorcière » est encore présent, le patriarcat touche encore trop les codes de pensées et la violence est un mode de vie pour certains. Stephen King nous parle des problèmes de sociétés avec beaucoup d’intelligence et de perspicacité, que ce soit de la violence faite aux femmes, de l’environnement qu’on néglige ou des problèmes de justices, il saisit dans ces scènes de vies troublantes, les subtilités de la psychologie humaine. En ayant comme ça, mis en lumière énormément de personnages dans ce roman, et donc autant de réactions et de comportements différents, on a un échantillon-témoin d’une ville face à une catastrophe éventuelle. Que serait donc le monde sans une femme pour l’apaiser?! Je te le demande Beauté…Je me le demande aussi très fort, avant de m’endormir…

-L’acceptation ce n’est pas la même chose que le renoncement.

🦋Alors, je ne sais pas si vous irez dormir mes Beautés, mais si jamais, vous vous gavez de caféine comme moi, et que vous vouliez un bon livre pour vos nuits agitées, pensez que Sleeping Beauties pourrait vous plaire plus que le baiser d’un pseudo-Prince. Laissez un peu de magie éveiller vos nuits, les papillons vous caresser, les fées vous toucher de leurs voiles et partez en direction de l’Arbre…Stephen et Owen King s’occuperont de vous envoûter dans une revisite effrayante du conte de La belle au Bois Dormant.

-Je suis une femme, écoutez-moi rugir.

🦋Salut, Beauté.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10.

 

dix hivers à Venise, Valerio Mieli.


Synopsis:

Le «Quand Harry rencontre Sally» à l’italienne.
Lorsque Camilla et Silvestro se croisent pour la première fois, ils se regardent mais ne s’apprécient pas vraiment. Il est farceur et dilettante, elle est studieuse et solitaire.
Mais, désormais seuls sur un vaporetto sur les eaux brumeuses de Venise, l’alchimie opère. Et voilà, c’est parti pour dix années à se croiser, se revoir, se chercher, s’éviter, se perdre, se rater entre Venise et Moscou.
Des jeunes années pas forcément perdues, où chacun des personnages tente de devenir adulte, et où chante l’imperfection de la vraie vie qui ne tombe jamais juste. Entre hésitation et rendez- vous manqués, leurs chemins se scelleront-ils enfin ?
Un premier roman prometteur qui a pour but de faire connaître Valerio Mieli en France, mais qui est aussi un pari artistique.
Alors que de plus en plus de livres sont adaptés au cinéma, ici, c’est le film qui a donné lieu à un roman. Dix Hivers à Venise permet de faire un lien entre la littérature et le cinéma, l’écriture scénaristique et l’écriture romanesque, et offre déjà de riches discussions interdisciplinaires.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Se connaître…(Rendez-vous manqués)

Camilla et Silvestro, c’est une rencontre sur les eaux de Venise. Deux jeunes sur un bateau et une ville de tous les possibles. Un homme et une femme qui se raconte, en tandem. J’ai adoré cette façon d’écrire les sentiments de l’un et de l’autre avec deux polices différentes. Ce premier hiver, c’est le début d’une attirance mais ce n’est pas celui de l’amour. Pas encore, parce que l’on est loin de l’évidence. L’amour, il prendra son temps à les regarder de loin en souriant, à les voir se rejeter et s’assembler, vivre et se séparer mais revenir toujours dans ce petit cocon. Mais on est en Italie, et l’Italie, c’est le pays de toutes les passions, alors on attend avec une certaine complicité les grandes effusions de tendresse…Dix années pour qu’il se dégèle, cet amour transi…Dix hivers à Venise

Venise me plaît parce qu’on dirait un grand salon en désordre où rien de réellement grave ne peut arriver, où les gens ne souffrent et ne meurent jamais.

▪️S’apprivoiser…(Rendez-vous distendus)

C’est une jolie romance et pourtant, elle n’est pas mielleuse ou simple. C’est à mon sens, le gros point positif de cette histoire, étant donné que ce n’est pas dans mes habitudes de lire ce type de lecture. Elle a un petit quelque chose d’irrésistible qui fait qu’on voudrait voir Camilla et Silvestro s’unir mais que l’insouciance de l’âge les fait s’éloigner, l’un de l’autre. Comme si c’était, peut être, les bonnes personnes, mais pas le bon timing. Entre la distance ou les humeurs, ils ratent les meilleurs moments de vie, de leurs vies ensemble, en tout cas. J’ai aimé que le point de chute se trouve toujours à Venise, mais c’était sympa de visiter à travers leurs yeux aussi, la Russie, le temps d’une année. C’était beau de voir à travers leurs yeux, l’amour indécis et la neige en décor…

J’attendais qu’il m’embrasse, sur ce canapé orange couvert de poussière.

▪️S’aimer…(Rendez-vous lumineux)

En cette fin d’année, un peu de douceur et de romance réconfortante, c’est toujours agréable. Et Valerio Mieli a su capter toute la tendresse des premiers amours dans un environnement romantique à souhait. J’ai trouvé que faire durer cette attirance sur dix ans, ça donnait une profondeur plus grande à leurs sentiments, et qu’on s’attache d’autant plus à eux, du fait de cette pudeur et de leurs doutes communs. Tant d’épreuves et de complications pour en arriver là. Bien sûr, je ne vous dévoilerai rien, mais je peux vous dire que Venise est aussi belle en hiver qu’en été, et l’amour a de beaux jours en ces lieux…

« Pourquoi tu es redescendu du vaporetto? »

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Giulia ainsi que les éditions Massot de leur confiance et l’envoi de ce livre.

MASSOT ÉDITIONS

Aslak et les gloutons, Florence Marguerie.


Synopsis:

Embarquement immédiat pour Rovaniemi, l’incroyable ville du Père Noël en Laponie finlandaise !
Avec ses amis Sunniva et Aslak, Victor y découvre un monde féerique et peuplé d’animaux où le soleil brille à minuit. Des rennes sauvages, un raton-laveur, des ours bruns et de redoutables gloutons, les rencontres étonnantes ne vont pas manquer.
Es-tu assez intrépide pour te joindre à eux ? Comme Aslak, ce voyage pourrait bien te transformer…
Ce roman te propose de découvrir la culture des Sames, éleveurs de rennes en Laponie. Des explications te permettront d’en savoir plus sur ce peuple et sa langue. Tu auras même la recette d’un plat à déguster en famille !


Ce que j’ai ressenti:

J’ai toujours rêvé de partir en Laponie, pour aller voir les paysages enneigés et surtout la maison du Père Noël. En choisissant cette lecture, j’espérais accentuer « l’effet magique » de ces périodes de fêtes avec notre complicité Mère/Fille, autour de cette aventure au Grand Froid avec Aslak, Sunniva et Victor. Et quelle belle surprise!

Je suis vraiment étonnée de la richesse de ce livre pour enfants, car on a vraiment une mine d’informations sur les habitants de la Laponie Finlandaise, avec leurs cultures, leurs croyances, leurs faunes et flores et même leurs cuisines. C’était très intéressant d’en apprendre plus sur le peuple des Sames et de découvrir un animal que nous ne connaissions pas encore: le glouton. Et puis, il y a aussi une sensibilisation sur les dérèglements climatiques, je trouve que c’est vraiment super de pouvoir en parler, avec des mots simples, à nos enfants.

C’était une lecture douce avec trois enfants qui se découvrent, chacun avec une histoire personnelle, et qui se voient vivre un moment exceptionnel de communion avec la nature. Il reste encore de l’émerveillement à se confronter à un paysage, une scène privilégiée avec un animal dans son environnement naturel, à comprendre le cycle de la vie, à attendre patiemment, le spectacle que nous offre ces terres du froid. Et bien sûr, le petit tour dans le village du Père Noël, avec ses lutins et ses sculptures de glaces, est un petit plaisir exquis!

Je recommande cette histoire pour rajouter de la féerie en attendant, Rudolphe au nez rouge et ses copains volants dans le ciel…

Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions In Octavo ainsi que Babelio et sa Masse critique.

Babelio

L’histoire d’un cœur qui apprit à battre, Allison.L.Kennedy.


Synopsis:

Marie grandit dans une ville merveilleuse où planent des cerfs-volants comme des oiseaux de paradis. Elle a pour ami Lanmò, un serpent doré aux yeux rubis qui terrifient les hommes. Lui n’a jamais aimé que cette enfant. Bientôt, la ville de Marie s’attriste, quand les bombes s’abattent et que le spectre de la guerre la dévore.
Le puissant Lanmò aurait-il commis une imprudence en s’attachant à un être si fragile ? Et si cette humaine au destin vacillant recélait un précieux mystère ?


Ce que j’ai ressenti:

Quand plus aucun cerf-volants ne voleront au-dessus des toits. Quand les rues seront devenues toutes silencieuses. Quand les buildings deviendront des tas de gravats abandonnés. Quand les villes et les nations seront tombées de la main de l’homme…

Alors, s’il te plaît, à ce moment là, raconte-moi une histoire de cœur.

S’il te plaît. Raconte-moi encore L’histoire d’un cœur qui apprit à battre. Je l’écouterai bien encore une fois, ce conte sensible et magnifique qui parle d’une ville empreinte au chaos, on ne sait où elle se trouve, mais quelle importance…C’est cette fable simple et fabuleuse que je voudrais réentendre puisqu’elle nous parle avec douceur, des aléas de la vie.

Parce que cette petite fille Marie et cet immensément beau Lanmò m’ont touché avec leur amitié non-conforme, avec leur exquise complicité, avec leur façon de s’apprivoiser l’un et l’autre, au fil du temps. Ils égayent de leurs présences, cette ville qui se meurt. Ils prennent une telle prestance dans nos cœurs, qui le font battre avec une, plus poétique intention.

Ce n’est pas mon genre de faire des promesses. Mais je promets que je m’arrêterai dans ce petit bout de jardin, je n’y ferai même pas un pas, et je laisserai mes pensées vagabonder encore avec cette adorable enfant et son ami doré. J’apprendrai de leur sagesse et de leur innocence, je lancerai des rêves heureux et je pleurerai sur les écailles des serpents. Je laisserai l’amour terrible me prendre entière, je lui laisserai mon cœur s’il en veut bien. Ça serait étrange mais sait-on jamais, je lui laisserai quand même…Parce que sentir battre son cœur, c’est beaucoup trop extraordinaire pour passer à côté de cette sensation. Peut-être que j’essaierai de réapprendre à aimer les hommes malgré leurs défauts comme l’ont si bien fait Lanmò et Marie…

Et puisque certains mangent à leur faim quand d’autres non. Et puisque certains tuent pour de faux prétextes quand d’autres essayent de survivre avec de faux espoirs. Et puisque les villes ne conviennent qu’aux oiseaux et non plus aux gens…Mais aussi puisque, tant qu’il y aura des enfants pour regarder le monde avec amour. Mais tant qu’il y aura des animaux pour s’entourer à leurs petites mains. Mais tant qu’il naîtra des amitiés hors du commun pour dépasser les torts de la vie…Alors peut être que…

Alors il sera sûrement venu, le temps d’aller apprendre à faire battre son cœur, quand penses-Tu?

Allez, s’il te plaît, raconte-moi L’histoire d’un coeur qui apprit à battre…Juste comme ça. Par pur plaisir. Elle est tellement jolie. Dessine-moi même un monde meilleur, Allison.L. Kennedy avec un serpent qui parle et une petite fille aventurière…Et n’oublies pas d’y mettre ce petit quelque chose de merveilleux, terrible et étrange qui en fait toute la magie.

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle ainsi que les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

Anamnèse, Salvatore Minni


Synopsis:

ANAMNESE, n.f. (du grec anamnêsis)      1° Psychiatrie : Évocation de son passé par le patient 2° Liturgie : Prières à la mémoire.

Chaque nuit, elle fait le même rêve d’une femme en sang qui la supplie. Le lendemain, elle reçoit ses patients. Marie est psychanalyste. En écoutant l’inconscient des autres, elle tente de convoquer son passé. Mais quel est ce secret qu’elle ne veut plus entendre ? Un polar glaçant, aux frontières de l’inconscient.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Dans l’obscurité…

Fais tes prières avant de dormir, parce que c’est toujours au cœur de la nuit que l’on affronte ses plus grands démons. Marie, Jack, Paul, Rosalie, Sophie vont l’apprendre à leurs dépens. C’est la nuit qui révèle les peurs et les traumatismes enfouis et ces personnages ont quelques soucis de sommeil qui ne vont cesser de s’empirer…Les cauchemars commencent à empiéter sur les jours, l’obscurité gagne du terrain et les inconscients se réveillent. Jour et Nuit deviennent de plus en plus mouvementés et étrangement hantés. Anamnèse de Salvatore Minni explore les limites de l’inconscient et nous balance de sanglants cauchemars à faire ou à refaire, chaque nuit…

▪️ »N’oublie jamais qui tu es… »

Oui, c’est vrai, n’oubliez pas qui vous êtes. Il se pourrait que la folie ou l’horreur viennent perturber vos perceptions. Mais s’il ne faut pas oublier qui nous sommes, en revanche, je me suis un peu perdue dans la multitude de personnages et de liens qui interagissent dans cette histoire bien sombre. Les twists-révélations m’ont semblé quelque peu maladroits. Alors que l’idée de départ était prometteuse, que c’est vraiment ce genre particulier de thriller psychologique que j’affectionne habituellement, je me dis que mes attentes étaient sans doute trop fortes, et je regrette de ne pas avoir plus accroché à l’univers de Anamnèse.

▪️Et à la fin, le bout du tunnel?

Heureusement, j’ai trouvé que la fin venait relever un peu cette sensation de demi-teinte. C’est un domaine tellement intéressant et plein de possibles, et sur les dernières pages, l’auteur a réussi à me surprendre avec ces revirements de l’esprit. J’ai compris quelques ombres qui s’étaient glissées dans ses pages, mais il y en a encore qui m’ont laissée perplexe. Le mieux étant de vous en faire votre propre avis, d’aller voir de plus près si des envies de cauchemars vous tenteraient, et si vous aimez réveiller votre passé à coups de sang…A vos prières, maintenant! Je m’en vais voir si j’arrive maintenant à dormir sereinement…

Ma note Plaisir de Lecture 6/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Slatkine et Compagnie pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Dolorès Claiborne, Stephen King.

Couverture Dolores Claiborne


Synopsis:

A Little Tall, on ne sait toujours pas exactement ce qui s’est passé il y a trente ans, et si l’accident, qui a coûté la vie au mari de Dolores Claiborne, le soir de l’éclipse, était vraiment un accident.

Aujourd’hui, la vieille dame indigne est à nouveau soupçonnée ; la riche et sénile Vera Donovan, dont elle est la gouvernante depuis des décennies, est découverte morte dans sa demeure.

Seul témoin et seule héritière, Dolores fait figure de coupable idéal.
Elle n’a désormais plus le choix ; elle doit passer aux aveux.
Raconter les étranges phobies qui habitaient sa maîtresse, ce souvenir.. Et l’horreur qu’elle a vécu il y a trente ans.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Qu’est ce que t’as demandé Dolorès? Si j’ai bien compris ce que tu m’as raconté?

Bon sang! Ma mère elle a pas fait une idiote, je te le dis moi. Oui, j’ai tout bien entendu Dolorès et compris, bien plus encore. Et je connais mes responsabilités. Mes responsabilités de lectrice et blogueuse. Dieu soit loué.

Bien sûr que je pourrais vous parler de ce livre jusqu’au bout de la nuit, mais je me doute que t’as d’autres choses à faire, ce soir. Alors, je veux que tu notes chaque foutu mot, à commencer par ceux là:

🔸Dolorès Claiborne de Stephen, c’est un grand moment de lecture! Une pépite. Je l’ai dévoré.🔸

Alors sans doute que tu vas penser que je suis une garce à te donner envie (encore) de lire cette nouvelle histoire, mais des garces, il n’y en aura jamais pire que Vera Donavan et Dolorès Claiborne! De vrais Garces. Tu vois, je mets même la majuscules et tout! Une riche héritière et sa gouvernante, usée de multiples douleurs, qui affrontent jour après jour, la rudesse de la vie. Et elle n’est pas facile la vie sur cette île de Little Tall.

Et pourtant, Dolorès Claiborne tient bon la barre et délie sa langue, bien pendue, lorsqu’elle est, à nouveau, soupçonnée de meurtre. Elle a de la verve et une force que personne ne soupçonne, et pendant cet interrogatoire, les enquêteurs auront du fil à retordre avec sa répartie! Et moi, d’adorer l’entendre dans ses excès de ras-le-bol et ses trop-pleins de rage contenue. Dès les premiers mots, tu es interpellé, au cœur de la problématique, et pris dans les tourments de cette jeune femme. Mais ne compte pas t’en tirer comme ça, à si bon compte, elle en a sous le pied, et sans doute les mains encore meurtries de froid, mais elle va te les arracher les émotions. Une par une, mais tu vas les lâcher, comme elle lâche son ressentiment, au gré de ses souvenirs douloureux.

Petit à petit, confidences après confidences, malheurs après malheurs, nous avons les aléas de leurs quotidiens entre ménage, folie et méchanceté. Un grand merdier à nettoyer et des ennuis-moutons de poussières à cacher sous le tapis. Et les scènes sont vivantes, tellement efficaces. Que tu ressens chaque sensation.

Sur cette île, c’est tout petit. Les gens parlent, cancanent, surveillent. Mais il ne faudrait pas éclipser les malheurs des uns au profit des autres. Alors Dolores et Vera se taisent et continue leurs vies de merde, attendant des jours meilleurs, des changements venus du ciel, une aide de la providence. Et puis, sérieusement, qui voudrait entendre cette souffrance féminine, les violences dans le foyer, les drames qui se jouent derrière les fenêtres? Qui voudrait entendre les coups et la honte, les espoirs qu’on achève avec une hache…?! Non mais qui, je vous le demande! Sur cette île, on laisse se gangrener le malheur, pour qu’il revienne sous d’autres formes plus sournoises et entêtantes. C’est cela que font les habitants de cette île. Laisser se jouer les tragédies. Mais pas Dolorès Claiborne. Et qu’importe le quand-dira-t-on. Au bout d’un moment, on a plus rien à foutre de leurs avis, surtout quand il s’agit de l’avenir de ses enfants, de leurs bonheurs, de leurs bien-être. Faudra faire ce qu’il faut. Il faudra la jouer fine, mais faudra le faire. Parce qu’au bout d’un moment, le bonheur, il faut aller le prendre, à coup de hache, s’il le faut. Bravo Dolorès Claiborne, ta mère n’a pas fait une idiote, c’est certain, et pas une lâche aussi. Tu nous as montré ton caractère, tes valeurs, ton dévouement, tes doutes et tes travers. Tu nous as parlé avec franchise et sans filtre, au risque de choquer, mais je peux t’assurer que c’était vraiment exaltant!

Clairement, j’ai adoré! Un Stephen King puissant,  toujours dans cette envie de nous faire vivre des tranches de vies, des humeurs passagères et de quotidiens malchanceux. Mais ici, avec cette sincérité si touchante de Dolorès, je pense que le message passe avec encore plus de force. Et puisque chaque mot est vrai, il ne vous reste plus qu’à lire cette version des faits, façon Dolorès Claiborne.

« En fin de compte c’est les garces qui survivent dans ce monde… »

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Je voudrais que la nuit me prenne, Isabelle Desesquelles

Je voudrais que la nuit me prenne par Desesquelles


Synopsis:

Loin du bruit du monde, Clémence grandit auprès de parents rivalisant de fantaisie. Mais elle n’a pas la voix d’une petite fille et ses mots sont ceux d’un mystère cruel. Que s’est-il passé pour que l’innocence se borde ainsi de noir ?
Plongée vertigineuse et poétique dans l’univers de l’enfance, Je voudrais que la nuit me prenne raconte le danger du bonheur. Entre troubles et éclairs de joie, ce roman explore le lien fragile et inaltérable qui nous unit à nos plus proches. Et la redoutable force du souvenir.

Cet ouvrage a reçu le Prix Femina les Lycéens

« Porté par la sublime plume d’Isabelle Desesquelles, ce roman prend aux tripes autant qu’il éblouit. » Amandine Cirez – Version Femina

« Lumineux et fort, d’une gravité bouleversante. » Michel Abescat – Télérama

« Ce roman mystérieux et poétique est une ode à la magie de la littérature, à sa capacité de retenir l’enfance, de ressusciter le passé, de vaincre la nuit. » Claire Julliard – L’Obs


Ce que j’ai ressenti:

 

✨Je voudrais que le vœu ne soit pas malheureux…Et pour toujours.

Clémence, c’est cette petite fille émerveillée par les beautés du jour et sensible aux étincelles de la nuit. Elle a cette capacité à nous conter les souvenirs de sa vie entre poésie et fantaisie. Elle a en elle, ce pouvoir de nous émouvoir au bord des larmes. Une sorte de tendresse qu’elle fait naître dans son néant. Pour jamais. Je voudrais que le voeu me prenne moi aussi.

✨Je voudrais que le jour lui donne…

Encore un peu de lumière pour son Edelweiss. Qu’il éclaire encore son « ombilicoeur » et fasse éclore son « Passionnaliter » dans tous les dictionnaires du monde. Qu’il éblouisse encore les recoins de sa vie et éclater de paillettes toute la fantaisie de son innocence d’enfant. Qu’il traverse l’éternité. Pour jamais. Je voudrais que le jour me prenne moi aussi.

✨Je voudrais que le bonheur s’emmêle…

Dans ses cheveux, dans ses yeux, dans ses désirs, dans les petits riens qui font tout. Qu’il lui remplisse encore plus ses bras de souvenirs, tous plus heureux, les uns que les autres. Qu’il pousse encore et encore, le bonheur, parce qu’on l’aura planté avec une belle graine, et beaucoup d’attentions. Qu’il la porte jusqu’au rivage, ou rien n’est impossible. Pour jamais. Je voudrais que le bonheur me prenne moi aussi.

✨Je voudrais que l’amour l’inonde…

Qu’il lui fasse pousser des nageoires ou une queue de sirène. Qu’il lui ouvre tellement grand les yeux, que son cœur se remplirait de passions qu’elle devine dans les gestes de Lise et Just ou dans les chants de sa maman folle. Que chaque partage resplendisse dans le creux de ses mains. Qu’il l’a guide dans toutes les vagues de l’enfance vers des plages paisibles. Pour jamais. Je voudrais que l’amour me prenne moi aussi.

✨Je voudrais que le ciel l’illumine…

De mille feux. Qu’il lui montre un chemin d’étoiles pour revenir sur la plage. Qu’il éloigne les orages, et fasse ressortir toute la signification de  la beauté de son prénom. Qu’il scintille de mille espoirs et implose en lueurs d’éternité. Qu’il fasse éclore tous les vœux que tous, ont accrochés candidement, dans le noir. Pour Jamais. Je voudrais que le ciel me prenne moi aussi.

✨Je voudrais que la littérature lui parle…

Encore avec cette immense douceur. Qu’elle lui dise les mots qui apaisent et qu’elle s’amuse avec elle, sur des parterres d’expressions. Qu’elle l’inspire pour chercher toujours à aller plus loin, plus vite et plus confiante encore quand les silences lui viennent. Pour jamais. Je voudrais que la littérature me prenne moi aussi.

✨J’ai fait des vœux, en vain. Des vœux heureux à l’éternité. Parce qu’à attraper la mort, à la soustraire de nos vies, elle nous revient encore plus fort. Je voudrais que la nuit me prenne moi aussi, pour ne jamais avoir à vivre un tel drame. Je voudrais que la nuit s’éloigne maintenant. Pour ne voir plus que la vie. Je veux un edelweiss à mes doigts.

 

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Emmanuelle ainsi que les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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