L’antre, Brian Evenson

🚶🏻Chronique🚶🏻

« C’est trop souvent le problème, je me suis dit: nous ne savons pas poser les bonnes questions . »

Définir. Définir quelle serait alors la bonne question? Qui parle et qui répond? Qui est prêt à entendre les réponses et repositionner sa condition pour poser la future question?

Qui définit? Qu’est-ce qui définit? Qui définit les bonnes questions et les bonnes réponses? Que savons-nous? Qu’est-ce qu’on transmet? A-t-on le mot de passe? Est-ce qu’un terminal est assez large, assez compétent, assez subtil pour répondre aux questionnements philosophiques, identitaires et instinctifs des personnes?

« Existe-t-il une raison à ça? s’est interrogée une partie de moi qui s’éveillait. »

Être ou ne pas être, telle est la question, paraît-il…Alors, quand est-il de l’être, des êtres qui précèdent, des autres qui font peuple et environnement? Qui suis-je et qui est l’autre? Est-ce qu’il reste un « je », s’il n’y a plus personne? « Qui suis-je? » quand l’autre n’y est plus pour faire face à sa propre existence? Qui suis-je quand l’humanité a disparu de la surface de la terre? Et si je ne puis pas être, qui suis-je alors?

L’Antre c’est avant tout, un questionnement. C’est une conversation hypothétique entre un futur et un passé, deux temps qui s’étiolent et, où l’apocalypse s’est invitée…Un dialogue fortuit entre deux personnes dans un espace réduit anxiogène. Ne reste que quelques mots dérisoires sur une machine défaillante…

L’antre renvoie à notre intériorité, à notre identité, à notre corps, à notre condition, à notre finitude. C’est un lieu et un état, un entre-deux où personne ne se reconnaît, un antre où deux personnes ne s’identifient pas correctement…C’est une lecture qui interroge nos certitudes et nos données. Une lecture qui creuse nos méninges, nos mémoires, nos identités, et tranche dans nos chairs, nos noms, nos éternités…

« Peu importe ce qu’est la vérité. Ce qui importe, c’est l’impression qu’on en a. »

Grande. Ce livre m’a fait grande impression. Dans ce livre, il y a matière et matériaux. Des absences et des présences incertaines. Des impossibilités et des devenirs hantés. Un échange qui nous renvoie à nos peurs, à nos imaginaires, à nos instincts de survie. Brian Evenson ouvre un antre où les questions sont essentielles, terrifiantes, vivaces, existentielles, perspicaces, dérangeantes, vertigineuses, avant-gardistes….Et elles résistent en impression. Elles restent comme des traces indélébiles. Tout le charme de cette projection caverneuse et post-apocalyptique réside dans cette quête mystérieuse et philosophique de l’identité du personnage principal qui n’est que la réflexion de nos propres questionnements sur ce qui fait de nous, des êtres humains…Stupéfiant! À découvrir absolument!

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Quidam Éditeur de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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En Féérie, il brille quelques poussières…

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