Les Naufragées, Manon Hentry-Pacaud

💞Ce que j’ai ressenti:

« Une alliance sororale indéfectible, une intercompréhension féminine à laquelle chacune est conviée. »

C’est l’idée de Louise. Elle décide de réunir sa mère et sa fille, un dimanche, pour la joie de se réunir entre femmes, autour d’un repas, et peut-être, l’occasion de faire éclater les mots et les silences des maux, au féminin…Parce que le corps, l’écoute, l’entente ont besoin d’espace et de bulle protectrice, pour faire leurs places…

L’idée de Louise est pertinente, nécessaire, enthousiasmante. Les femmes doivent pouvoir parler librement, sans filtre, de leurs peurs et de leurs joies, de leurs attentes et de leurs peines, de leurs souffrances et de leurs états qui font d’elles, des êtres humains et des corps vivants, à part entière. Choisir un jour, un lieu, pour en faire un rituel de lien social et solidaire, c’est à la fois magique et ordinaire, mais étonnement puissant…

Elles se retrouvent toutes, à un point de leurs vies, où leurs paroles ont envie d’aller vers l’autre, d’interagir, de donner, de confier, d’aider. Que ce soit Louise, Paula, Ines, ou Anne, elles sont prêtes. Elles sont prêtes, parce qu’elles ont dépassé leurs douleurs, leurs craintes, leurs fébrilités. On les suit chacune dans leurs parcours de femmes, plus ou moins épanouies, plus ou moins heureuses, plus ou moins affirmées, mais on sent, que ce repas dominical, sera le début du changement…Pour elles, pour nous, pour toutes, dans une certaine mesure, parce que cette idée de sororité, est empowerante. Toutes ont été confrontées à une réalité de leurs corps et ses changements, qui lui est propre mais en même temps, qui est universelle, puisque ce sont des étapes charnières de la vie d’une femme, et c’est toutes ces manières de vivre et d’être femme, qui viennent nous toucher en plein cœur ou, directement dans les tripes…

J’ai été bouleversée par Les Naufragées. Chacune a une errance singulière, une expérience de vie à dévoiler, un équilibre à retrouver, un rôle à jouer pour devenir la meilleure version de sa féminité. C’est fondamentalement dans l’air du temps, et c’est pour cela, que j’ai été attirée par cette histoire. Les thèmes abordés sont intéressants et ce roman choral parle de désir, au féminin. Chacune a le sien, et je ne vais pas vous spoiler leurs secrets, mais je vous invite à ardemment à y prêter l’oreille…C’est une lecture revendicatrice et très douce, qui a su m’emporter…J’étais bien avec elles, et j’ai le désir que vous les rencontriez aussi, dans ces pages…

Si le cœur vous en dit, vous êtes convié.e.s autour de la table, ou encore à l’idée révolutionnaire de la sororité. On vous y attends avec une certaine impatience!

À quand un repas avec vous, Manon, Elya et la Team Frison-Roche Belles-Lettres?

« Anne se demande si elles ne sont pas toutes des sorcières ou des enchanteresses rassemblées par des liens qui les dépassent. Un « Elles », définitivement au pluriel, qui s’ancre partout où il va. »

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Elya, ainsi que les éditions Frison-Roche Belles-Lettres de leur confiance et l’envoi de ce livre.

2 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Nath - Mes Lectures du Dimanche
    Mai 25, 2022 @ 04:27:18

    Encore une lecture qui semble émouvante et dont la sensibilité te correspond bien !

    Réponse

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