La Mer Noire dans les Grands Lacs, Annie Lulu

Ce que j’ai ressenti:

« Perdre son sourire, c’est perdre le seul trésor qu’il nous reste quand on n’a rien à offrir à tous ses enfants futurs. »

Longtemps, j’ai gardé le sourire…

Pendant longtemps, j’ai cru aux histoires, à la paix, en la beauté, en la chance. Et puis le dor, est venu me choper, parce que j’ai vu de mes yeux, la guerre, le racisme, la pourriture, le colonialisme prendre la place…Prendre toute la place. Sans aucune gêne, sans aucun remède, sans aucun remords.

Longtemps, j’ai gardé le sourire.

Je croyais aux hommes, en l’humanité, aux valeurs qui les maintiennent debout. Et puis, j’ai vu de mes yeux, la tyrannie, la répression, la dictature, la violence, un peu partout, de par le monde. Il n’a pas de frontière, pas de limites, pas de préférence, le Mal…Il frappe et tue, partout, tout le temps, systématiquement…

Longtemps, j’ai gardé le sourire.

Mais comme Nili, force est de constater, que je l’ai égaré quelque part, entre deux regards, entre deux souffrances, entre deux rages, entre deux continents, entre deux couleurs, entre corps et âme. Nulle part, à sa place, nulle part, heureuse, nulle part, alignée, Nili cherche, farfouille, creuse, s’insurge, crie, écrit…

Elle écrit pour son enfant à naître. La douleur qui est la sienne, les origines qui la détermine, l’amour infini, qu’elle ressent pour ce fils qui grandit en elle. Elle lui écrit, la souffrance intime d’être, une femme, une métisse, une paria, une future mère, un cri, une sorcière, une voix, une poésie, une erreur, rien…Elle emploie des mots qui claquent, parce que c’est tout ce qui la nourrie, qui la façonne, qui lui donne cette force de poursuivre le voyage, et la grossesse. Elle est éblouissante, vous pouvez me croire, cette Nili. Un caractère flamboyant, une plume furieuse, une intelligence pareille, une sensibilité aussi bouillonnante, c’est renversant. Ça te tue le ventre. Ça te déglingue la tête. J’avais mal, physiquement, mentalement, littéralement… Mais je garde le sourire, quoi qu’il puisse arriver…Parce qu’il est essentiel de contrer le pourri qui s’étale, avec un acte même infime…Elle écrit, et moi, je sourie…C’est fort, c’est vrai, c’est terrible, c’est injuste, c’est horrible, c’est poétique, c’est immonde, c’est sublime. Je ne saurai expliquer, mais je le garde le sourire, parce que je crois de toutes de mes forces qu’une écrivaine est née. Là, dans ces pages. Et que c’est beau, cette émotion qui palpite, frictionne, grandit, et prête à sortir, à venir te submerger, comme une mer(e)…

Longtemps, j’ai gardé le sourire, malgré la poubelle, la brique, la distorsion… Je veux absolument le garder, pour honorer l’amour torrentiel et la poésie des corolles de lumières dans la nuit…Je tiens à ce que vous le voyez sur mon visage, quand je vous écris que ce livre, est un énorme coup de cœur…

« écoute, mon sang »

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement les éditions Pocket de leur confiance et l’envoi de ce livre.

3 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Collectif Polar : chronique de nuit
    Juin 22, 2022 @ 07:53:46

    Beaucoup aimé ce premier roman !

    Réponse

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