Implosions, Hyam Yared

💥Ce que j’ai ressenti:

« Écrire, c’est manifester. »

Manifester de l’intérêt, son amour, sa peine, son engagement, son art. Parce que quand le chaos s’invite dans le quotidien, il ne reste pas grand-chose à faire d’autre, que d’écrire, s’épancher pour comprendre, creuser au plus profond pour réparer, peut-être, plonger corps et âme dans la Yama…C’est inattendu et dévastateur. Une tragédie. Pour un pays, une famille, un couple, une femme. Cette femme est écrivaine, hypersensible, mère, épouse, citoyenne, consciente, et c’est en prenant la plume, tour à tour, dans chacun de ses rôles qu’elle nous raconte cette catastrophe…Elle se raconte, elle doute, elle s’étonne, elle rature, elle se questionne, elle désire, elle pulse au rythme des minutes suivant l’explosion du port de Beyrouth, le 4 août 2020, avec une émotion palpable…

« J’avais Beyrouth entre les jambes. »

Au fil des minutes, des heures, on suit l’autrice dans son intime, dans son implication, dans ses errances, dans ses douleurs, dans ses hésitations, dans sa force d’écriture qui choisit le courage d’aimer, l’altérité, la maternité, ses racines pour tenter de mettre des mots sur cette crise familiale et politique. La rupture est si proche, et pourtant…À l’heure des confinements, du Covid, des conflits géopolitiques, de la distanciation sociale, n’est-il pas plus judicieux de privilégier les liens qui unissent, les liens qui forgent, les liens qui rapprochent? Encore faut-il avoir l’envie de se poser, déposer les souffrances, laisser reposer les cendres et les rancœurs…

« Il suffit à la douleur d’être. »

Je ne suis pas certaine que nous aurons les réponses à toutes les énigmes de cette tragédie, que nous aurons les astuces pour garder la magie d’un couple, que nous comprendrons tous les tenants et aboutissants de la vie, mais ce témoignage de Hyam Yared est touchant. Bouleversant. J’ai été très sensible à sa manière de nous faire ressentir ses tourments, de transmettre ces implosions, de chercher du réconfort dans l’art de la littérature, d’empêcher le ciel de se faner…J’ose croire en l’amour, à la résilience de Beyrouth, en la force de ceux qui la peuplent…Je suis prête à les voir s’aimer…

« 21h10. Ce qui compte, c’est l’amour. »

2 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Sany
    Déc 10, 2021 @ 16:49:14

    Franchement ce livre je le veux . Quand je lis tes mots c’est tellement fort.. cette lecture a dû être intense! Alors moi j’aime ça , vibrer pour un livre.

    Réponse

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