Les Derniers enfants cachés, Sophie Nahum

▪️Ce que j’ai ressenti:

« Comment a-t-on pu laisser faire ça? Aujourd’hui encore, je n’arrive pas à comprendre. » Arlette

Peut-être, que parce que c’est incompréhensible. Peut-être que parce que c’était tellement démesuré que certains n’ont pas compris, eux non plus, de part et d’autre, ce qu’était la haine. En même temps, qui aurait pu imaginer cela? C’était sans précédent.

Sauf que maintenant, avec les témoignages, on sait. On sait l’enfer, la rafle, la persécution, la peur, l’antisémitisme, la rupture, la déchirure, les tueries…

Grâce au travail de recherche de Sophie Nahum, mais surtout à son intention de ne plus nier ce pan d’Histoire, elle est allée, avant qu’il ne soit trop tard, à la rencontre de ces enfants cachés, Les Derniers. Les derniers témoins d’une période sombre qui nous racontent l’indicible, le manque, la douleur…Il s’en est fallu de peu, que certains secrets s’évanouissent dans le néant, puisque certains se sont résignés au silence, quand d’autres se sont déjà éteints…C’est les enfants cachés, une poignée qui en ont réchappés d’un funeste destin et qui ont eu la force de se rappeler… C’est les derniers souvenirs qu’il nous faut prendre comme une opportunité de voir et de comprendre, (peut-être), jusqu’où peut aller la haine…

« Moi, « marche ou crève », je l’ai connu très tôt. » Jacques I.

À ces enfants cachés, on leur a volé leurs enfances. Avant même qu’ils conscientisent ce que c’est que d’être d’une appartenance, ils ont été rejetés et stigmatisés. Bien souvent, ils sont restés bloqués là-bas, entre le passé et leurs émotions, la culpabilité et l’incompréhension d’être encore en vie, quand tant d’autres de leurs familles/amis/voisins/proches sont morts. Le plus dur, c’est de lire la rupture qu’il y en a en eux. En se livrant, en délivrant leurs douleurs, on comprend que tous, ont un manque cruel de réponses, d’envies, de liens. Ce n’étaient que des enfants, et ils ont été traumatisés à leur insu. Ce n’étaient que des enfants, et ils ont vécu, en plus de l’horreur de la guerre, la peur, avant, pendant et après…

« Les jours sont passés, comme en enfer. » Jean

J’ai lu ce recueil de témoignages, d’une traite. Ce fut une absorption. Lire toutes les phases de ces années terribles, c’est tenter de comprendre combien la liberté est fragile, combien il est difficile de réapprendre à vivre après l’horreur, combien c’est nécessaire et primordial de donner la parole à ces personnes. C’est un devoir de mémoire et j’ai été très touchée par la démarche bienveillante et humaine de Sophie Nahum de mettre en lumière ces derniers souvenirs, ces derniers enfants cachés, ces photos et les mots qui racontent une blessure incommensurable. Ce sont des documents précieux, des histoires, des vies, des images qui rendent compte d’une réalité terrible. Je ne saurai dire combien je vous conseille évidemment cette lecture, et combien je remercie ces femmes et ces hommes de sortir, ainsi, du silence…

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. » Albert Einstein

Remerciements:

Je remercie très chaleureusement les éditions Alisio de leur confiance et l’envoi de ce livre.

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