Le Sanctuaire, Laurine Roux

🦅 « Où étais-je cette nuit? »

J’étais dans le Sanctuaire avec Gemma et sa famille. J’étais dans un coin de monde, à part…Un espace-temps de survie. J’étais dans un endroit où l’on craint les oiseaux, les autres et soi-même. J’étais avec un vieux, un aigle, une rivière. J’étais une enfant, une mère, une hypothèse. J’étais des règles et des prodiges. J’étais silence, amour, cabri. J’étais plus forte que la peur. J’étais sauvage et redoutable. J’étais spectatrice d’une nature intransigeante. J’étais nuit et froid. J’étais dans le Sanctuaire, à croire à un futur meilleur. J’étais dans le Sanctuaire, à constater que le monde n’est qu’un sale et pourrissant merdier…J’étais là-bas cette nuit à craindre pour la vie de ces enfants…

🦅 « Cette seule idée menace tout ce que je sais. »

Parce qu’on parle de mesures, j’invite aussi les mots qui lui font ricochet Démesure et Demeure, parce que ce Sanctuaire, c’est la consécration du fol amour d’un père et du foyer qu’il essaie de sauvegarder…C’est un monde créé, recréé, fait de protections et de limites, accessibles uniquement à cette famille. Mais on le sait, dans ce monde, rien ne demeure jamais, surtout dans une ambiance post-apocalyptique aussi menaçante…Alors que va-t-il rester de ces mesures patriarcales, de cette garantie de refuge, de cette « mise à part » qui rend ce Sanctuaire tellement étrange? C’est à vous de le découvrir en suivant, les pas de Gemma, une vaillante petite fille qui ne s’en laisse pas compter dans la vie, n’en déplaise à certains…C’est qu’il en faut du courage pour tout remettre en question, pour se donner les moyens de ressentir sans les diktats de l’éducation, pour s’éveiller forte d’un nouvel élan bienveillant…Et que c’est beau de lire cela, cette forme de transcendance…

🦅 « La vie ça doit être comme ça. Parfois on plonge sans savoir ni où ni quand on émergera. »

Cette lecture, c’est un plongeon dans l’inconnu, au plus près de l’état sauvage, dans un monde qui se meurt en force feux…. L’épidémie est en fond de décor, la peur qui va avec, est au premier plan. Mais dans l’âpreté de cette ambiance, il plane la beauté. Un aigle. Entre fascination et symbolique, c’est le point fort de ce roman. L’envergure. L’envergure de ce rapace qui reflète en symbiose, l’ouverture d’esprit de cette petite fille…Mon cœur y croit. Gloria!

Ma note de Lecture 9/10

4 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Collectif Polar : chronique de nuit
    Mar 09, 2021 @ 08:15:55

    je note

    Réponse

  2. Audrey de Lire&vous
    Déc 29, 2020 @ 08:12:44

    Il m’attend… merci pour ce bel article !

    Réponse

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