Les Monstres, Maud Mayeras.

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Synopsis:

Ils vivent dans un « terrier ». Les enfants, la mère. Protégés de la lumière du jour qu’ils redoutent. Sales et affamés, ils survivent grâce à l’amour qui les réchauffe et surtout grâce à Aleph, l’immense, le père, qui les ravitaille, les éduque et les prépare patiemment au jour où ils pourront sortir. Parce que dehors, il y a des humains. Parce qu’eux sont des monstres, et que tant qu’ils ne seront pas assez forts pour les affronter, ils n’ont aucune chance.
Mais un jour Aleph ne revient pas, un jour les humains prédateurs viennent cogner à leur porte. Alors, prêts ou pas, il va falloir faire front, sortir, survivre. Pendant ce temps, dans une chambre d’hôpital, un homme reprend conscience. Une catastrophe naturelle sème la panique dans la région. La police, tous les secours sont sur les dents. Dans ce chaos, l’homme ne connait qu’une urgence : regagner au plus vite la maison où on l’attend.

Ce que j’ai ressenti:

Il était une fois un terrier si terrible et tellement bien caché qu’il eu une existence de plus de 20 ans. Le jour ne passait pas et les jours eux-mêmes n’avaient plus d’importance. Ca sentait mauvais et des relents des années passées, une vieille affaire que personne n’a pu oublier. Il était une fois un terrier, comme une mauvaise histoire qu’on a voulu réveiller, parce que ca faisait mal à en crever. C’était un terrier où accouchaient des Monstres, et où la faim et l’attente prenaient de sombres places dans les ventres. Des horreurs et des roses défroissées aussi naissaient au creux de cette terre pourrie. Mais comme un ordre naturel préétabli, les mères aimeraient toujours leurs progénitures, peu importe leurs apparences. Peu importe celui qui rejettent, maltraitent ou éloignent l’enfant, la Mère chantera toujours des chansons pour apaiser. Peu importe la peur, peu importe le confinement, peu importe les odeurs, elle reste. Rester dans le terrier. Bien cachés, bien à l’abri, bien planqués. À moitié vivre, à moitié grignoter. Le mal au ventre, permanent. Parce que c’est l’extérieur qui est mauvais, c’est les hommes, les tueurs…Et pendant ce temps, Les Monstres…

Nous sommes dehors, monstres, face à l’immensité noire du monde.

Il était une fois, un terrier. Les fées avaient du mal à s’endormir, vraiment très mal depuis ce mauvais conte d’actualité, mais que pouvaient-elles faire face à l’enfer? Et celle qui s’y est aventurée, a perdu complètement l’envie de chocolat et celle de peindre des fleurs, mais elle y est allée parce que la Reine Mayeras l’a appelé. La Reine avait une version à lui donner avec des extraits de livres, de tripes et de sang crasseux. C’était pas joyeux comme conte, pour sûr que non! Mais la fée Stelphique n’a pas reculé. Il est un chant d’ailleurs qu’elles ne peuvent pas comprendre, les fées. Un chant dysfonctionnel, un chant désaxé qui vrille à leurs oreilles. Le chant des Mères-Monstres, le son profond des Monstres, et l’air infernal qui va avec. Et les cauchemars qui se ramènent encore, peuplés de violences et de peurs incontrôlées…Et puis, l’émotion. Quoiqu’il arrive l’émotion. Parce que c’est pour ça qu’on y va dans le terrier. Pour se confronter à l’émotion. Faire naître des sensations à lire l’horreur, l’incompréhensible, l’indicible.

Peut-être est-ce là l’antre des monstres.
En tout cas, c’est là que nous allons.

Si je n’avais qu’un conseil à vous donner, c’est d’aller dans ce terrier. Tout d’abord, parce que vous pourriez aimer Les Monstres après ce moment d’intimité excessive, ensuite en partageant un peu de leur air vicié vous pourriez avoir le frisson et sans doute une autre hygiène, mais toujours est-il que si vous ne craignez pas trop le confinement, l’étroitesse des lieux et que si par hasard vous aimiez le chocolat, vous passerez certainement un bon moment. Parce que ce livre est puissant, terriblement puissant. Il était une fois, une fée qui avait eu un coup de cœur Monstre, et ça ce n’est pas un mauvais conte! Dans mon monde, elle est Reine Maud Mayeras et il n’y avait qu’Elle pour me faire aimer Les Monstres. Qu’Elle…❤️

Elle se dit que c’est sans fin.
Et que sous l’horreur, il y aura toujours pire.

Remerciements:

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que les éditions Anne Carrière de leur confiance et l’envoi de ce livre.

11 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Rétrolien: Les monstres Maud Mayeras – Collectif polar : chronique de nuit
  2. Collectif Polar : chronique de nuit
    Déc 14, 2020 @ 05:58:40

    Oh punaise quel bouquin, merci pour ce somptueux retour moi qui suis incapable de mettre des mots dessus.
    Bisous ma Fée

    Réponse

  3. Rétrolien: Maud Mayeras – Les Monstres | Sin City
  4. belette2911
    Nov 07, 2020 @ 07:02:54

    Ce n’est pas le Terrier sympathique de la famille Weasley, donc ?? 😆

    Il est sur ma PAL en cours, je vais l’aborder, avec plein de chocolat à côté de moi, na 😉

    Réponse

  5. Nath - Mes Lectures du Dimanche
    Nov 04, 2020 @ 05:24:55

    Dans ma PAL !

    Réponse

  6. Yvan
    Nov 03, 2020 @ 18:00:32

    On a le chocolat en commun avec Mayeras. Et tout le reste aussi 😉

    Réponse

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