Dolorès Claiborne, Stephen King.

Couverture Dolores Claiborne


Synopsis:

A Little Tall, on ne sait toujours pas exactement ce qui s’est passé il y a trente ans, et si l’accident, qui a coûté la vie au mari de Dolores Claiborne, le soir de l’éclipse, était vraiment un accident.

Aujourd’hui, la vieille dame indigne est à nouveau soupçonnée ; la riche et sénile Vera Donovan, dont elle est la gouvernante depuis des décennies, est découverte morte dans sa demeure.

Seul témoin et seule héritière, Dolores fait figure de coupable idéal.
Elle n’a désormais plus le choix ; elle doit passer aux aveux.
Raconter les étranges phobies qui habitaient sa maîtresse, ce souvenir.. Et l’horreur qu’elle a vécu il y a trente ans.


Ce que j’ai ressenti:

▪️Qu’est ce que t’as demandé Dolorès? Si j’ai bien compris ce que tu m’as raconté?

Bon sang! Ma mère elle a pas fait une idiote, je te le dis moi. Oui, j’ai tout bien entendu Dolorès et compris, bien plus encore. Et je connais mes responsabilités. Mes responsabilités de lectrice et blogueuse. Dieu soit loué.

Bien sûr que je pourrais vous parler de ce livre jusqu’au bout de la nuit, mais je me doute que t’as d’autres choses à faire, ce soir. Alors, je veux que tu notes chaque foutu mot, à commencer par ceux là:

🔸Dolorès Claiborne de Stephen, c’est un grand moment de lecture! Une pépite. Je l’ai dévoré.🔸

Alors sans doute que tu vas penser que je suis une garce à te donner envie (encore) de lire cette nouvelle histoire, mais des garces, il n’y en aura jamais pire que Vera Donavan et Dolorès Claiborne! De vrais Garces. Tu vois, je mets même la majuscules et tout! Une riche héritière et sa gouvernante, usée de multiples douleurs, qui affrontent jour après jour, la rudesse de la vie. Et elle n’est pas facile la vie sur cette île de Little Tall.

Et pourtant, Dolorès Claiborne tient bon la barre et délie sa langue, bien pendue, lorsqu’elle est, à nouveau, soupçonnée de meurtre. Elle a de la verve et une force que personne ne soupçonne, et pendant cet interrogatoire, les enquêteurs auront du fil à retordre avec sa répartie! Et moi, d’adorer l’entendre dans ses excès de ras-le-bol et ses trop-pleins de rage contenue. Dès les premiers mots, tu es interpellé, au cœur de la problématique, et pris dans les tourments de cette jeune femme. Mais ne compte pas t’en tirer comme ça, à si bon compte, elle en a sous le pied, et sans doute les mains encore meurtries de froid, mais elle va te les arracher les émotions. Une par une, mais tu vas les lâcher, comme elle lâche son ressentiment, au gré de ses souvenirs douloureux.

Petit à petit, confidences après confidences, malheurs après malheurs, nous avons les aléas de leurs quotidiens entre ménage, folie et méchanceté. Un grand merdier à nettoyer et des ennuis-moutons de poussières à cacher sous le tapis. Et les scènes sont vivantes, tellement efficaces. Que tu ressens chaque sensation.

Sur cette île, c’est tout petit. Les gens parlent, cancanent, surveillent. Mais il ne faudrait pas éclipser les malheurs des uns au profit des autres. Alors Dolores et Vera se taisent et continue leurs vies de merde, attendant des jours meilleurs, des changements venus du ciel, une aide de la providence. Et puis, sérieusement, qui voudrait entendre cette souffrance féminine, les violences dans le foyer, les drames qui se jouent derrière les fenêtres? Qui voudrait entendre les coups et la honte, les espoirs qu’on achève avec une hache…?! Non mais qui, je vous le demande! Sur cette île, on laisse se gangrener le malheur, pour qu’il revienne sous d’autres formes plus sournoises et entêtantes. C’est cela que font les habitants de cette île. Laisser se jouer les tragédies. Mais pas Dolorès Claiborne. Et qu’importe le quand-dira-t-on. Au bout d’un moment, on a plus rien à foutre de leurs avis, surtout quand il s’agit de l’avenir de ses enfants, de leurs bonheurs, de leurs bien-être. Faudra faire ce qu’il faut. Il faudra la jouer fine, mais faudra le faire. Parce qu’au bout d’un moment, le bonheur, il faut aller le prendre, à coup de hache, s’il le faut. Bravo Dolorès Claiborne, ta mère n’a pas fait une idiote, c’est certain, et pas une lâche aussi. Tu nous as montré ton caractère, tes valeurs, ton dévouement, tes doutes et tes travers. Tu nous as parlé avec franchise et sans filtre, au risque de choquer, mais je peux t’assurer que c’était vraiment exaltant!

Clairement, j’ai adoré! Un Stephen King puissant,  toujours dans cette envie de nous faire vivre des tranches de vies, des humeurs passagères et de quotidiens malchanceux. Mais ici, avec cette sincérité si touchante de Dolorès, je pense que le message passe avec encore plus de force. Et puisque chaque mot est vrai, il ne vous reste plus qu’à lire cette version des faits, façon Dolorès Claiborne.

« En fin de compte c’est les garces qui survivent dans ce monde… »

Ma note Plaisir de Lecture 9/10

15 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Collectif Polar : chronique de nuit
    Jan 01, 2020 @ 04:38:04

    En fin de compte c’est les garces qui survivent dans ce monde…
    Vous avez bien raison, ainsi va le monde d’aujourd’hui ! :-/

    Réponse

  2. Lupa
    Déc 30, 2019 @ 11:19:07

    Moi aussi j’ai adoré ! Ta chronique est vibrante d’authenticité, comme toujours, merci 🙂

    Réponse

  3. lecturesdudimanche
    Déc 10, 2019 @ 05:16:58

    Alors là, direct dans la wish-list !

    Réponse

  4. belette2911
    Déc 09, 2019 @ 14:10:56

    Celui-là fait partie de mes préférés, j’avais ressenti des émotions, du plaisir et même si j’ai oublié une partie (mais pas les moutons sous le lit), ma mémoire SAIT que c’était du tout bon et que Dolores m’avait ému, sur la fin. ❤

    Réponse

  5. Sany
    Déc 09, 2019 @ 10:28:15

    J’adore ton retour c’est tout à fait ça ! Quelle lecture ! 💖

    Réponse

  6. La culture dans tous ses états
    Déc 09, 2019 @ 06:42:15

    Indétrônable Stephen King. Je n’ai pas encore lu celui-ci. Merci pour ce joli retour 🙂

    Réponse

Laissez un peu de poussière de féerie, cela fait toujours plaisir...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

En Féérie, il brille quelques poussières…

Enter your email address to follow this blog and receive notifications of new posts by email.

Rejoignez 225 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :